‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 12 sur 105 · Omnibus, style yankee, e 2. Demoiselle, idem · texte numérisé non relu

Omnibus, style yankee, e 2. Demoiselle, idem

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sance à Dunkirk, le 19 avril 1876, dans un sleeping-car |

du Great Western and Érié Railroad. Cette lignèlonge le rivage méridional du lac Erié sur tout son par OUT, en: coupant un petit morceau de la Pennsylvanie, connu

sous le nom de Triangle. Les Français, qui l'appelaient la Presqu'ile, y avaient bâti, en 1733, le fort Girard.

Au milieu d’un orage épouvantable: il entra dans mon wagon, à 8 heures-du soir, lout une’ famille d'artisans aisés qui se plaga dans le compartiment qui n’avoisinait, me laissant tout seul dans le mien où j'étais étendu, jambe de-ci jambe de-Ilà sur les ban ettes de

. velours, dégustant un cigare, afin de me donner les poses les plus yankees possibles. ‘ Une jeune fille de dix-huit à vingt ans, qui appartenait à ladite famille, n’hésita pas à entrer dns mon compartiment el à prendre le coin qui me faisait face. Par respect; je-pris aussitôt une posture moins cavajière et jetai: mon cigare par le vasislas. | | uis; conne le mouvement du train envoyait de l'air et de la fumée auévisage de mon joli vis-à-vis, elle me pria d'échanger ma place contre la sienne, ce à quoi je ; condescendis- volontiers. Quelque impolies que soient de telles demandes, même chez une femme, il est difficile à un homme bien élevé de les refuser. Par réconnais- . sance, ma gentille-voisine entra aussitôten conversa-. ,<’, tion avec moi avec une aisance’et une; simplicité char- * ‘ Mantes, tout-en m’étudiant de le tèté aux pieds et viceverst. - x" “ ee Un quart d’heure/après, elle se, lève, se penche sur le dossier de son siège pour parler à sa mère, AS ise avec elle dos à dos, ef lui insinue à. demi%oix: | ” : — Mother, Cest un gentleman. Il est toht à fait | … 7 bien (c'était plus. que flatteur) 1! doit ètre ‘riche, car il “

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92 EN. ROUTE POUR LA MER GLACIALE. ” ' a une grosse giletière en or et un chapeau à haute forme. Il me plait beaucoup. ‘ Cela fut dit de.-manière à ce que j entendisse tout. ” Cela économisait une déclaration d'amour. La mère ré-" pondit :

— Nonsense, foolish girl! Pouvez-vous croire que cet étranger pense à vous? C’est quelque chercheur daventures. (Merci du compliment.)

— Oh! certainement non, mère, il n’a parlé avec beaucoup de respect, et m’a même fait partager son lunch : des dattes, du chocolat et des oranges. Mère,

.….déscendons à l hôtel avec lui. , 7 Cette ‘äééfaration me mit mal à J’aisc. En parlant poliment à. celte jeure tête romanesque, j'avais été bien éloigné de penser à en faire la conquête. Eussé-je été laïque,.que je n’aurais pas cherché à allumer le flambeau de Phymen aux quinquets-d’un wagon. Et quand même le joli minoïs rose et les yeux noirs de la fillette eussent captivé mon .cœur, les sentiments qu’elle avait manifestés en s’accrochant à une giletière en doublé, qui n'avait coûté dix francs sur le boulevard Poissonnière, f’élaient pas assez élevés pour que.je-lui eusse abandonné ma déstinée et le soin de mon bonheur.

Par devoir, je dus donc battre à froïd avec elle, afin de m’éviter. des désagréments. Bientôt la sensible Américaine se fassit et retourna à sa conversation. Notez qu’elle me prenait sérieusement -pour un de ses compar triotes,.

.— "Where are you going to? Où allez- vousfme demanda-t-elle.- « Le A un homme, j'aurai fait une réponse dans le genre -de celle que eçut, mon quidam de Saint- Pol. Avec “cette demoiselle. je fus. plus poli :

To ‘ ° “

— À Saint-Pol;dans l'État de Minnesota, répondis-je. ‘

— Est-ce bien loin cela?

pays?

— Je nai pas assez d'instruction pour cela. Je suis une “pauvre fille irlandaise. A poor Irish girl.

— Catholic? . .

— Oh! bon Dieu, non, s&r. Je suis méthodiste, et née.en Amérique. + à‘, /

— Ah! bien.

. —Æt je dois vous dire, sir, que je me moque pas

mal de religion. I don't care of any creed, dyou see?

Mais dites-moi, continua- t'êlle, où est cela, Saint-Pol?

Est-ce plus loin que Sandusky? . ‘© à,

— Sandusky, dites-vous, Sandusky 7 F7 upon earth ! Qui donc sur la terre connaît Sandusky?

Elle fit un petit geste d'horreur. .

— Sandusky®? Mais c’est. la ville où nous : demeurt dns, répliqua-t-elle. Comment, vous ne connaissez pas Sandusky? |

— Not a bit. Pas le moins du monde.

— Il y a là beaucoup de moulins et de scieries, et de

belles boutiques, et de larges rues, et de nobles maisons,

and a beautiful cit, y-hall, sir. Comimeni: neapas connaître Sandusky? | - Elle me rendait la monnaiè de nd) pièce.

— Non, j'avoue que c’est la première fois que j ’èn ;

entends parler. !

naissance avec Sandusky. Il faut que vous venj£z avec

Z Eh bién! il faut absolument que vous . con-

nous. You must come along title u us. Oh! vous Viéhdrez, .

n'est-ce pas? - Cétait dit avec prière. Cela me troubla. Je souris

— Mais pas mal. Vous ne connaissez donc pas votre -

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EN “hou POUR LA MER GLACIALE,

Lumens sans répondr e, mais avec/un signe de tète négatif. Je ne voulais pas que la gentille cfant s’aperçèt dé mon cominencement d’émolion. Je gardai done le silence. : ns

. Elle demeura toute déconcertée, faisant une petite - mope “charmante. Pendant que je pâraissais observer la campagne au tai Me K Tune) — car le temps s'était rasséréDé, — jc- visä fielle éludiail ma physionomie et cherchaitsà y lire m s pensées. ‘ ,,

Cependant nous’ approchions de Cleveland, the glo rious citÿ of the Forests, la glorieuse cilé des Forêts, come | nominent pompeusement, les. Y ankees. Car, là-bas; éhaque ville importante porte! une étiquette rohflante qui la désigne dans le styl lifléraire comme une réclame sonore. New-York est 1 Cité impériale; Buffalo, la Reine des Lacs, the Queen of the Lakes; Chicago, la cité des Prairies ; Milwaukeb, la Crème des cités des Lacs; jugez done, la crèmet and Cleveland, sir", c'est la glorieuse cité des Forëts. And so forth:

La petite tête romanesque comprit” qu ‘elle devait se ‘hâter, si elle voulait. réussir. © À

Îi— Vous descendez à Cleveland, n'est- -ce pas, mon-.

sieur ? : ü — Non, mamzelle. | —"Comment, vous ne descerfdez pas à Cleveland?

Nous autres, nous y. descendons. C’est si affreux de

. passer la nuit en voiture. Ît is so dreadful; is it not? Dans quel hôtel descendez-vous ?

2e Mais. j'ai eu Fhonneur de vous dire que je ne compte pas descendre à Cleveland du tout, mademoi- “selle. Je n’ai qu’y faire.

— Cependant vous devez être bien” fatigué de la vois ture, Car vous ne venez pas seulement de’ Dunkirk, :

Cr

ce ve

/ fr. LU MICHIOAN AU MISSI-SIPIY. - 95

vous. Sûrement vous devez venir de Pi loin. Eh bien!

moi, je suis déjà littéralement route. Dailleurs, il faut que nous descendions ici pour pr endr e Pembr anchement de Sandusky. E !

Je me mis à rire de nouveau de tant d'ingénuité Elle crut que je me laissais gagner.

= Oh! voyez-vous, il faut: absolument que vous veniez à Sandusky. C’est si joli, si joli.

— J'en suis bien fâché, Raclomoleile: cependant j je ne le puis pas. '

dënne ‘une latitude de trois mois pour. accomplir” votre voyagd. Vous pouvez vous arrèler où vous voulez. Oh! ne le nicZ pas. J'ai vu voire billet quand le conducteur l'a piqué. “ie, ue eue : — Malgré cela je ne quitterai pas celte voiture- qe je ne sois arrivé à ma destination.

— À votre destination! Mais alors qu’êtes-vous donc, sir, officier ?.

— Non, mademoiselle, je-suis prêtre catholique, répondis-je en lâchant la: bombe pour mettre fin à ce

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roman qui me faisait mal. SE

— Oh! indeed, indeed, s’écria*t-elle. Zéis {00 much ! Oh! vraiment, c’est trop fort! Et elle se renversa sur la, banquette avec une expression d’épouvante « qui m’au-. rait beaucoup amusé, si toutes'ces ag gaceries n’eussent ‘ excité ma sensibilité.

Elle se. renferma dès lors dans un mutisme complet, bien que j ’eusse gardé avec elle la même affabilité. Fort heureusement que Cleveland mit bientôt fin à notre pari

. ble situation. Le convoi. s'arrêta et la jeune créol evanttout d’une pièce comme mue par un ressOrt,s ange hors de le voiture sans me jeter un regard fi un adieu,

Ea rejoignant sa mère et ses. frères, sur le parapct, j'entendis qu’elle leur'disait tout haut :

— Pshac ! il is not a gentleman, it is only an horrid ° priest- Bah! ce n est pas un gentilhomme, ce n'est qu'un-abominable prètrei :

Cette réflexion discourtoise dut san doute consoler ‘ , da jeune mélhodiste de sa mésaventure, car il n’y parut plus sur sa jolie figure Torsqu’elle passa.sous mes yeux avec le flot de la foule.

Pour quiconque a l'habitude de voy ager, je ne connais rien de plus commode que ce qui se pratique en Amérique aux abords des grandes villes, dans les che- .mins de fer.

17. Votre billet (ticket) pris, vous allez, vous venez sur la voie, dans les salles. .Nul obstacle, Vous choisissez votre place où bon vous semble ci disposez vos effets avant que la cloche du départ ne sonne et que la voix du condücteur ne crie : All at board! Personne rie vous ‘en empêche. .

| | gArrivé à destination, des employés attachés aux prin- ‘ cipaux hôtels montent dansle train, uneoudeux stations avant l'arrêt. Grâce à la facilité qué l'on a de, pouvoir ” parcourir tout le train en passant d’un wagon dans un autre, ils vous proposent tel ou tel hôtel, et moyennant une somme modique se chargent du, transport de. vos . bagages. Vous n'avez pas à craindre d’être volé, parce- . que ces agents sont autorisés par la Compagnie-du. chemin de- fer qui assume la responsabilité de leurs -.- actes. ° Sitôt que votre choix est fait, ces facteurs vous donnent autant de jetons en cuivre marqués d’un chiffre que vous avez de colis, ils attachent à vos colis les doubles deces jetons, et sen vont. |

{ + sr - DU MICHIGAN AU MISSI-SIPIY. 97 Lorsque vous sortez du train, vous trouvez une série de petits omnibus ‘appartenant chacun à un hôtel.

Vous montez dans celui de l’hôtel de votre choix et |

en arrivant à destination, vous èles étonné de voir vos colis qui vous attendent déjà -dans le vestibule de l'hô Lel. À votre insu, un fourgon les y à transportés. Le même manège se reproduira à votre départ, sans vous occasionner plus de trouble.

Avouez qu'il n’y a‘que les Américains qui sachent voyager. Et tout cela s'opère sans confusion, avec célé- ‘ rité, fidélité et sans dégâts. .

— Savez-vous ce qui à fait des États- Unis un pays d’une civilisation aussi avancée? me dit le gentleman qui voyageait avec nous. Je vais vous le dire; mais ne vous emportez pas, Cest l'absence de toute contrainte; c'est la confiance que le gouvernement place dans le public, et celle que le public a dans son gouvernement; c’est la grande marge que l'État laisse à l'initiative privée; c’ést l'énergie quelque peu sauvage du’

Saxon; c'est l'absence de partis, cette ruine des nations

et surtout de la vôtre; c’est la passion du travail.

« Tout, cela vous manque. *

« En France, c’est à qui mettra le plus d’entraves à la liberté d’un chacun. Vous êtes accablés de droits, de: taxes, de chaïges et'd’ impôts. Cote-personnelle et cote ‘ mobilière, cote immobilière etcote des porteset fenêtres, | impôt sur les chiens et, sur les chats, sur le tabac etsur . les liqueurs, sur le sel, sur toutes choses. Sans vous en

. douter et malgré. tout le fracas que vous faites ‘avec.

votre liberté et les grands principes de votre glorieuse

révolution, vous continuez à être le peuple le moins.

libre, le plus entravé, le plns espionné, le plus taquiné qu'ilyaitsouslesoleil; et avec celalepeuplele moimsapte | oo 8."

IR

me

àjouir dignement et avec fruit de la liberté que l'on vous ! donnerait. 11 faut que l’on vous conduise en tutelle, ce qui n'empêche pas qu'il y ait däns. vos grandes villes plus d’assassins et de vauriens que partout ailleurs.

« Voltaire trailait ses compatriotes : de Welches ; on le lui a reproché aigrement. II souhaitait que: fa botte du grand Frédéric, une”sorte de Bismarck bourré de littérature, de philosophie malsaine et de franc-maçonnerie, se fit sentir sur le cou tendu de ces Welches de Français agenouillés devant lui. Eh bien! je finis par croire que Volläire avait presque raison, quoique je déteste cet homme. Il enrageait de se sentir Français lorsqu'il voyait comment la France était gouvernée et se laissait gouverner.

« Vous me direz : nous n’en sommes plus au siècle de Louis XŸ, ce roi irop aimé qui a fait tant de mal

- à la France par ses mauvaises mœurs et son gouverne-' ment de femmes; ce roi qui lui a valu le Régent, les “ù riages à la mode de Paris et le règne de la Terreur;

mob-je vous dis que vous ne faites pas miéux que de ce temps-là. Au siècle dernier, vous avez émancipé les Anglais d'Amérique et vous avez abahdonné les Français du Canada. Il fallait sauver votre colonie du Canadw et laisser les Yankees se débrouiller comme ils auraient pu. Dans ce siècle-ei, vous avez troqué la Louisiane, et, après avoir conqüis le Mexique, vous wavez su ni le garder ni le confier à des mains viriles.

« Vous èles chevaleresques et désintéressés, ditesvous. Personne ne le nie. Mais qui l’éfait davantage que don Quixotta de la Manca? Non, non, n’essayez pas de discuter, ajouta-t-il, voyant que j'allais m'échauffer, vous ne parviendriez ni à vous défendre ni à me convaincre. Tout ce que vous pouvez créer, vous autres,

Français de France, c'est un second Empire du Milieu, avec ses prohibitions, ses tarifs, ses octrois, ses administrations, de mandarins, ses lettrés et sa politesse dé convention. Mais rivaliser avec l’Union-Américaine,

vous n'y parviendrez jamais, vous n’èles pas taillés

pour celn.

Peste soit du gentleman!

La rivière Wisconsin, ou, comme Pappelaient nos

ancêtres, la rivière Ouiscouche, m'offrit un panorama

aussi grandiose que sauvage. Son nom. qui signilie eau sale, en sioux, n’est justifié que par la couleur ferrugineuse de ses eaux. Cet affluent du Missi-Sipiy fut découvert par dJolliet et le P. Marquette. Ii est .profondément encaissé entre des falaises tantôt calcaires et tantôt siliceuses. Ces dernières affectent les formes les plus singulières et se sont laissé découper. par les eaux en manière dehonshommes, de gigantesques bouteilles et de grandes quilles coiffées de chapeaux comme les immenses pions d'un jeu d’échecs de géants. De belles forêts se penchent sur ces eaux sombres que de nombreux Rapides blanchissent d’écume et hérissent de rochers. En maint éndroit l’eau s’est creusé dans le grès des excavations et des retrailes souterraines qui imitent les glens de l'Écosse. C’est un paysage d’un haut pittoresque qui fetait la fortune d’un peintre. Tout à coup, un groupe de Winibagous vint compléter

cette scène digne de Salvator Rosa. Cette fois c'était .

«de. ‘Vrais sauvages, un petit spécimen de ces Puants qui se montrèrent toujours si bons amis de nos explorateurs français d'antan. Ils appartiennent à la grande famille siouse; leur nom véritable est Hochoun-Gorah où gens des fruites. Les Français, toujours plaisants, les aväient

transformés en Chats-Gras ou Chats; de même que des ‘

Arricarah, autres, Sioux, ils avaient fait, des Ris, et des,

Killistinok des Cris. .

. Les pieds chaussés de grossiers mocassins, le corps : - entièrement caché par une couverture jadis blanche, ” , V7 Ja tète nue, et les mains armées d’arcs et de flèches, ces | Puants cheminaient en file indienne, les femmes por- 4 tant sur le dos leurs petits enfants. Ils s'arrélèrent avec ‘ étonnement pour voir passer le train, mais sans mani- - «7 fester d'admiration ni de joie. Il est plus probable que leur cœur, — s'il a conservé quelque patriotisme, — était ea proie à Ja rage et au désespoir. Ah! s'ils avaient su, les aïheureux, lorsqu'ils accueillirent avec tant d'ho pitalité nos compatriotes, .s’ils [avaient su que leurs forèts seraient, un jour, transformées en terres arables, que leur pays deviendrait la patrie d'hommes “blanes semblables à ceux, qu’ils fèlaient, et qu'ils wy * seraient plus, eux, que des mendiants et des ilotes, ne se seraient-ils pas tous ligués pour repousser l'ennemi commuñ? Mais non, un anathème pesait évidemment sur celte race. Il avait été décrêté par la Providence qu’elle disparaïitrait du sol où elle avait cherché uñ refuge, où elle était venue peut-ètre cacher une honte! l

Nous traversons Lisbonne, Orange, Sparte, Bangor et Jérusalem. L'Amérique est un grand géorama. On y parcourt le monde entier sans faire beaucoup de chemin, etle plus souvent en dépit des distances géographiques.

Saluons le nôm de La Fayette dans ün trou sablonneux, où l'arène prend l'éclat et la blancheur dû cristal de rûche. Il y a une vingtaine de La Fayelte dans les États. Cela honore la reconnaissance des Américains? Mais pourquoi prononçent-ils ce nom fameux comme 8 il y avait Les fltettes?

LR

De plus en plus nombreux surgissent les Winibagous. ls sont encore ici dans leurs pays, plus fortunés que. tant d’autres peuplades qui ontété refoulées loin du leur. Is passent à côté du convoi, de/leur pas lourd et tratnant, ‘xesgägnant leurs loges” pointues à {ravers les, hautes herbes,et des flots dé Ronssière. Tout à coup les forêts s'écarlent, un-vasle horzon se déploie, et devant nous le majestueux Mis que eaux rouges.

Nous stoppons devant La Crosse, un ancien fort

français construit par Lesueur ou par Fscde Bourgemont, vers l'an 1700. Nous allons/nous ÿ réfugier — a

‘momentanément dans un hôtel. 7

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