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‘allé plus loin. mais après avoir laissé deux Krançais - chez les Mantäncs ‘: ce qui me prouve qu’il ÿ con- / struisil également un fort de traite, probablement le 1 —fort-Mamdün, sur la rive droile du Missouri, au con- “fluent de la rivière du Couteau.
Le 29 avril 1742 vit sc former une autre expédition française au fort de La Reine. Deux des fils de la Véran- , drye, le chevalier el son cadet, Pierre, suivis’ de deux Français, repartirent pour une explorationdans l'Ouest, dans le but avoué de découvrir la mer Occidentale.
un Elle n’eut pas plus de succès que la premièré êt n’amena que la découverte de nouvelles peuplades sauvages. 2 Les {rois documents, avant”trait à cette expédition,
que j'ai sous les yeux, ne sont pas d’accord. Une letire de Varennes de la Vérandrye citée par M. Pierre Margry ©, ne donne que les noms français de ces peuplades. Comme les noms des tribus peaux-rouges ont changé maintes fois, ce document est donc-de-peu de valeur | aujourd’hui. Un mémoire de Bougainville sur la Nou- à ‘velle-France * fournit les ‘noms indiens de ces tribus, - mais dans une langue qui leur était étrangère, celle des Cristineaux (Kiüllistinok) du lac des Bois; qui étaient sans doute au service des explorateurs. Ces noms-là ne sont donc point les véritables nôms de ces Peaux- RouSes, mais seulement des sobriquets en langue crise. Mon journal de voy ages à travers le Far-West est le « troisième ‘document que je consulte. Mais lui aus$i est en désaccord avec les deux premiers, è cause des
n Découvertes et établissements des Français a Aéri ique, t. VI, page 590 2. Ibidem, page 398. S ; 3, Däns : Relations el imémoires.inédits pour servir à l’histoire de, la France dans les pays d'outre-mer. Paris, Challamel, 1867, Ÿ Ÿ pages 4, 55. Je le dois à Pobligéarice de M. Margry lui-môme. . | ? ‘ CPR { \ L À
LES PRAIRIES DE L'AMISKA-SIPIY. , 177
déplacements considérables qu’ont soufferts la plupart
des tribus dont il est ici question.
Avec lès nomades; impossible de localiser: :
De là, la grande difficulté que j'ai trouvée à établir
l'identité de ces Peaux-Ruuges. Essayons, cependant :
Le 19 mai, les deux-frères parvinrent chez les Hfantânes. Dans ces Indiens je vois, ai-je dit, des Sioux de Prairies du Mantantons, Matatobas, visités le long du Missouri et du-Missi-Sipiy depuis le temps de La Salle, et qui, par conséquent, devaient posséder dans leurs rangs un certain élément métis. Ils les trouvèrent sur le$ bords du Missouri dans sept grands villages forti-
fiés par des palissades et des fossés de circonvallation.
Remontant cette rivière, nos explorateurs traversèrent le territoire des’ Brochets ou Kinonguë Irinücok,
gñ tchippeway. Il y en avait trois camps. Ils sont
maintenant près du fort Pitt sur les bords du lac et de la rivière aux Brochets;-où- je les- vis dès 4873. Il en
sera parlé ailleurs.
Parvenus chez les Yahantas du haut Missouri (pro-
bablement les Mahas ou Omuhas), dont ils virent aussi”
trois villages, nos Français redescendirent ce cours d’eau en se.dirigeant sur lés Pdhnis ou gens des Chevaux, qu'ils ne trouvèrent pas. Ils les altendirent du .44 août au {1 septembre, occupant leurs loisirs à construire une petite maison dans les montagnes habitées parces Indiens. C’est du nom des Pühnis que dérive le mot poney qui désigne une petite espèce de chevaux ‘propre aux prairies de l'Ouest.
Ces Pühais, alors en guerre avec les Hactanes ou Halitanes, gens des Serpents, oceupaient, dit Bougainville, les plaines du haut Missouri jusqu’à la rivière des Coquilles où Wabick, un affluent de la rive droite par
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