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. m'est aussi difficile à établir que ce qui concerne les sens des Plats-Côtés,-les-Beaux-Hommes.et les gens-de— la Belle Rivière. En fait de Belle Rivière, je ne connais que l'Ohio auquel ce nom convienne; ce qui nous repor- {crait un peu trop loin de la Plate.
Quant aux gens de Ia Fièche-Collée, que les deux Français visitèrent avant d’alteindre le fort des Man- “ânes, ils ne peuvent être que les mêmes Sioux Matatobas
ou Maniantons, dont le blason était un renard portant dans sa-gueule une flèche. Il est probable que ce sont les mêmes Indiens que l'on à nommés ailleurs Makdh ou Renards. | .
L'expédition française regagna la rivière Assiniboine
le 2 juillet 4743, après quatorze mois de campagne.
En somme et à mon avis, Ja sphère d'action de ces
deux célèbres explorateurs français s’exerça, du nord ‘ au sud, entre la Saskatchewan du Sud ou T'ourche des Gros-Ventres et la rivière Plate: et entre le coteau du Missouri et les Montaghes Blanches et Orégon, de l’est à l'ouest. Il est réellement fächeux que les deuxefrères de La Vérändrye n'aient pas pu Yeconnattre la grande
” rivière des Serpents ou Colombie quilés aurait conduits
.… Si sûrement à l’océan Pacifique, dont ils étaient si peu
. éloignés. : Vo
Au commencement de l’année 1751, le fort La Reine
reçuf -un nouveau maître. Les La Vérandrye n'avaient plus de protecteurs et avaient été remercŸs. Au marquis de Beauharnaïs avait succédé, comme gouverneur de la Nouvelle-France, l'amiral de La Jonquière, qui
- ‘avait donné sa faveur à un capitaine d'infaäntérie de marine nommé-Le Gardeur de Saint-Pierre. Celui-ci ne voulut à aucun prix des’services des fils de Éa Véran-— drye. Il s’adjoignit son propre néveu, le lieutenant.
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LES PRAIRIES DE L’AMISKA-SIPIY. 181
Le
baron de Niverville, et le P. jésuite de La Morennerie——-"
puis alla prendre-possession des pays d'En-Haut, en, s’installant au fort la Reine, sur Larivière Saint-Charles. Ce poste était devenu dès lors le quartier général des explorateurs français dans le Nord-Ouest. ,
Le Dr Charles Taché, député-ministre de l’agriculture en Canada, a raconté avec esprit un beau trait de bravoure et de présence d'esprit de M. de Saint-Pierre. Je regretie de ne pouvoir le citer tout au long.
Le Gardeur de Saint-Pierre n'était pas populaire chez
les Sioux. Il en avait été assailli et expulsé de son fort
du Missi-Sipiy à cause de sa violence et de sa morgue. 1 y avait arraché l'oreille à un jeune Sioux pour lui enlever un cachet d'argent dont cet Indien s'était fait une pendeloque. Au fort la Reine, sur la rivière Assiniboine, il se voit, un beau jour, envahi et désarmé par deux cents Sioux. D' aucuns disent par des.Assiniboines.
Mais peu importe, ces Indiens appartiennent à la même famille. L’interprète de M. de Saint-Pierre le trahit, d
"sorte qu il se trouva éntièrement à la merci des Peaux- .
Rouges.” ÈS:
Le Gardeur ne se trouble point. il saisit un tison dans la chéminée, court au magasin où se trouvent des barils de poudre défoncés et crie aux assiégeants : « Sortez sur-le-champ ou je vous fais tous sauter. »
Les Peaux-Rouges se sauvèrent à toutes jambes, et: le fort fut aussitôt fermé aux. x Yerroug |
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Le 3 juin, jefquittai les bords dè V’Assiniboine et Ja ” prairie du Chèval “Blanc, m'arrachant avec peine à ces 4.-Pierre its. L ct. 12. MER GLAGÏALE. Fi Il