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souvenirs glorieux pour rentrer à Saint-Buniface. Che-
min faisant, je saluai la caravane des trois cents gam-. businos qui se dirigeait vers les Montagnes Rocheuses,
au delà desquelles les attendaient la’‘fortune ou la plus
affreuse misère.
Enfin le 8 juin, jour de la Pentecôte, je m’embarquai pour les Pays d'En-haut, en compagnie de M. Grouard, ce jeune prêtre avec lequel je venais de voyager depuis Montréal. .
Ii était destiné à Athabasca. J'avais reçu en lot la mission du fort Bonne-Espérance, sur le bas Mackenzie et sous le cercle polaire. J'y devais remplacer M. Henri Groljier, pionnier de l'Évangile dans ces contrées, que la maladie réduisait à l'inaction et que Pon rappelait.
“J'avais déjà franchi 2,462 lieues depuis la France. H m'en restait encore {,200 à parcourir avant d'atteindre ma destination. C'était trois mois de voyage dans cette terra incognita du grand Nord.
Quel bonheur !