CHAPITRE X
on
Le Domaine Canadien. — Compagnie française du Castor. —
M. de Bourdon, premier pionnier du Nord-Ouest, — Autres
- explorateurs français, — Compagnie anglaise de la Baie
! d'Hudson. — Le Moyne d'Yberville. — Gauthier de Varennes
de La Vérandrye et ses quatre fils. — Massacre des Français
par les Sioux, au lac des Bois. — Le P. Arncau. — Compagnie
franco-écossaise du Nord-Ouest. — Colonie d’Assiniboya. —
Des soldäts de Meudon fondent Saint- -Paul et Mendotta.. Assiniboya en révolte. — Nouvelle province de Manitoba.
Lorsque nous étions encore maitres, de nos découvertes en Amérique, toute la partie de la Nouvelle- Free qui s’étendait au delà de la latitude du lac ae detrey portait le nom de pays d’En- Haut. Elle avait
ctroyée à la Compagnie française du Castor ‘par dparie de Louis XIII, datée de 1627, et placée sous *: NN pr tectorat du cardinal de Richelieu. En vertu de ; cœur charte, cette société en commandite avait été. : tie. de l'entière possession des pays inconnus qui . 8 Pélendaient au delà des grands lacs canadiens. . "A la vérité, quinze ans auparavant, c’est-à-dire en 1612, l'Anglais: Henry Hudson avait découvert la mer intérieure qui depuis porta son nom, et que les Indieñs du Canada appelaient mer de POnest, par op. ;
position à l’Atlantique. Mais ce marin était alors au service de la Hollande, qui ne s’en était plus occupée, el il n'avait fait aucune découverte le long des côtes, ‘se bornant à prendre possession de la baie au nom de la Hollande, avant de mourir en mer, abandonné par” son équipage. .
: Un document manuscrit, Éroûvé le 16 novembre 1877 | dans les archives de la factorerie. ‘d'York, ancien fort
Bourbon, nous à révélé que, si Henry Hudson décou- * .. vrit réellement la baie qui porte son nom, ce fut des :
. Français qui abordèrent les premiers à ses rivages et. . en prirent possession au nom de la France.
Telle est la relation du pionnier des explorateurs français, le sieur de Bourdon. « Il pénétra dans ladite baie, dit ce document, jusqu’à l'embouchure du fleuve Bourbon, appelé depuis. Nelson River. En arrivant au lieu où fut construit depuis lors Port Nelson (devenu ensuite York-Factory), il s’agenouilla sur le rivage, priant Dieu de bénir cette terre-nouvellement décou- ‘verte. Et, bien qu’il fit un froid rigoureux, il y planta une croix, au nom du Père, du Fils et. du Saint-Esprit, et à ses pieds il déposa les armes de Louis XIV, gravées sur une lame de cuivre, entre deux feuilles de plomb, pendant qué les matelots remerciaient Dieu de les avoir délivrés des périls des mers.du Nord. .
« Les autres explorateurs qui laceompagnaient, Dablon, Vallière, Duguet, suivirent l’exemple du sieur -de Bourdon. » ”
En 4666, un autre Français, lé sieugMédard Chouart des Groseillers, accompagné d’un nommé Raddison, ‘découvrit une route par terre, au nord du lac Supérieur, pour atteindre la mer du Quest (sic), c'est-à-dire Ja baie d'Hudson. .Le premier il remonta la rivière