LU A
.. ON He.
moindre notion de géographie; où plutôt on s'aperçoit
clairement que les Pays d'En-ffaut étaient i peu connus des gouvernants qu'il lenr était impossible de rien préciser, de ne pas laisser imalière à ilige dans les "expréscions rmérmes de leurs traités, *
Par une clause spéciale, leé Français ne pouvaient étre déboutés des droits qu'ils avaient acquis dans pays, en verlu de Fa eharte rosale de 1627, L'Angleterre Larantit à a Compagnie du Castor Je sine appui dont elle Joni-sait sous Je gouvernement de Va france, De plus, la France se récervait Ja possédeion des terres situées au nord ét au nord-ouest du Canada et de Ya Lonisianr. Qu'étaitee donc, encore une fui-. que Je territoire de la baie d'Hudson?
Cinq ans aprés, en 1718, les Anglais bâlissaient le fort Prince 6f Wables, devenu depuis le fort Churchill; tandis qu'en 1722 les Français constrnisaient un fort sur la rivière Winipeg, à sa sortie du Jac Ja Pluie, © Bien que Ja Françe eût perdu ses droils de possession sur Jes terres que baignaient Jes eaux de la mer Fudkon, ele avait eprore en &àT bossession le reste du continent, dans J'intérieur duqirel Ja Compagnie anelaise d'Hudson's Bay n'avait junais mis le pied: Tout au contraire, a Cotupagnice française du Missi- Sipis, fondée en 1747. el celle des Sioux, établie dix ans aprés € à laquelle appartenaient MM, de la Vérandrve el de Saint-Pierre, n'avaient cessé d'y envoyer Jeurs coureurs de bois, Jeurs voyageurs el leurs agents.
Alin de s'assurer un droit définitif sur ces contrées -6ccidentales, et pour éviter à avenir tout litige entre la France eL l'Angleterre, le conte de Maurepas, mi- nistré des colonies sons Louis XV, manda de F rance, -€n 1728, à V'ierre Gauthier de Varennes, sieur de La
Vérandrye, qui alors commandait le fort français du Jac Nipigon construil.par Du Luth, « de s'avancer à l’ouest jusqu'äla rivière d’Assiniboine (sie), pour voirsi{comme on le cloyail) océan Pacifique roulait au-dessous de fa Terre-flautg ter, Varennes av ait ordre de prendre possession de ces pays nouveaux au nom de la France.
Ce que l'on entendait iei par Terre-Haute, c'était le coteau dés Pfairies ou du Missouri, Rien de si naïf, eu égard à nos £onnaissances acluelles.-que cet ordre ministériel dfs’informer si jgfäicifique ne baignait pas la base: séplen{rionale de vel insignifiant plateau du Manitoba. . .
La Vérandrye route qu'ävaient ouverte avant [ui les explorateurs français depuis Chouart des Groscillers, [ descendit. le 26 août 1739, jnsqu’au lac de la Reing y jeta les fondements du fort Saint-Pierre,
au débouché de ce lac, puis i s’en revint hiverner au lac Supérieur, En juin 1792, il reparlit avec ses deux jiks ainés, son neveu M, Dufrost de La Jemmerage, le P. jésuite Message "cinquante Français. JE arriva le 44 juillet au fort Sainierre. où se trouvaient déjà les Indieus Monsonis où Munsis et de la Graiése d'ours, ‘et s’en alla ensuite construire le fort Saïfilharles, sur Je N fac des Cristineaux ou des Bois. ” R .
En 1733. Varennes descendit Ja rivière Winipeg, à, laquelle 5 donna le nom de Maurepas, bien qu’il ne*
l'eñt pas découverte, remonta la Rivière Rouge, qu'il appelle à tert rivière des Assiniboines; et ÿ construisit
les forts Pierre et Rouge, le premier à cinq lieues du
lac Winipeg, le second à seize lieues, et au confluent
le FAssiniboine proprement dite,