‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 42 sur 105 · LE LAC WINIPEG ET LÉ FLEUVE BOURL&ON · texte numérisé non relu

LE LAC WINIPEG ET LÉ FLEUVE BOURL&ON

te

En barge. — Le bagage d'un Mangeux d'lard. — Lac Winipeg ou Maurepas. — Premier bivouac dans le désert, — Une horde. . : de Tchippeways. — Maringouins. .— La vieille Gihotte. — Poësie de la vie nomade, —; Lacs Dauphin et Winipégous. — Les Cris. — Superstitions des Métis. — Plongeons. “ Lacs: Pelé et fort Norway. — L’honorable Compagnie de la Baie :

: d'Hudson. — Le lot des Mangeux d’lard dans le Nord-Ouest.

Nous primes place, M. Grouard et moi, dans une des barques de la Compagnie d'Hudson qui partaient ce jour-là pour le grand Portage de la Loché. | . On donne ce nom au point culminant ‘des terres de , l'intérieur où se fait le partage des eaux qui sont tributaires de la mer d'Hudson, d’avec-celles qui se dirigent vers la mer Glaciale. Cette ligne de faite est située sous ile 56° 40° de latitude nord. C'était akrs la route réputée la plus directe pour se rendre au laMthabasca

et au fleuve Mackenzie, vers lesquels nous n i

: gions.. : |

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Du fort Garry au Portage de la Loche-on compte 482 lieues françaises, et ce voyage nous deviogs leffectuer dans uné barque non pontée et de petites dimensions, une hangr. :

Les barges sont de petits bateaux “lourds, pointus par les deux bouts, et jaugeant de 8 à 9 tonnes, ce qui leur donne. une capacité de 4 à 5,000 kilos. F mesurent ordinairement de 30 à 36 pieds de vont à la rame comme à la voile el se gouvernent avec un long aviron appelé swrrp (balai), aussi bien qu'avec un gouvernail ordinäire ou rudder. à

L'équipage d’une barge sc compose de neuf & dix hommes, dont un limonier qui porte le nom de gou-

rernail, un bossinan ou derant-de-barge, et huit rameurs qui prennent Ie nom de milieux. Ces milieux sont en même temps porteurs.

Les barges voyagent par petites flotilles de trois à douze embarcations appelées brigades. Chaque brigade est dirigée par un pilote auquel on donne le nom de guide. ot

Les matelots novices, ainsi que les voyageurs qui en sont à leur premier voyage dans l’intérieur, reçoivent le sobriquet de mangeur d'lard. Cette épithète équivaut au béjaune de dos écoles du moyen âge, et au greenhorn ou green-hand des Anglais. Nous étions donc des mangeux d'lard, Grouard et moi. Il y en aväit plusieurs autres dans notre bar "gelée.

Notre guide était un vieux Canadien français appelé . Baptiste Lespérance, que ses 80 ans réduisaient presque

‘à l'inaction quoique non pas au silence. Sa‘barge, tou- * jours la première, était conduite par son fils.

Un gendre. du guide, le Métis Michel Dumas, gou-

“verrait notre barge. Notre cuisinier porteur était un

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