‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 51 sur 105 · LE LAC WINIPEG ET LE FLEUV& BOURBON · texte numérisé non relu

LE LAC WINIPEG ET LE FLEUV& BOURBON

ordinairement renfermées dané Ja mème enceinte. Ici elles sont placées en dehors, du côté qui envisage la mission méthodiste de Rosville dont on voil les toitures d’écorce ct les blanches murailles. Elle est peuplée de Savanais.” Cest dans celte réduction que feu le Rev. Évans inventa les caractères d'écriture indienne qu’adoptèrent depuis lors tous les missionnaires du Canada. “Le sile de’ Norway est: pitloresque et beau pour le

coup d'œil. Il me rappelle cette phrase naïve de Charlevoix parlant du fleuve Bourbon, sur lequel-ceite fac"

torcrie est située : « Ils assurèrent que cela est dans un bien beau pays. » J’eus le malheur de féliciter l’inestimable M. Sinclair, facteur en chef de Norway-House, de couler ses jours dans ce si beau pays. Je ne réussis qu'à soulever chez l’atrabilaire Métis un mouvement d’indignation qu’il ne prit pas même la peine de dissimuler :

— Comment, s’écria-t-il, en me fixant dans les; yeux pour s'assurer si je ne me moquais pas de lui, à comment, VOUS osez appeler cela « un bien beau pays »?| Mäis, monsieur, il n’y pousse pas une patate! On n'y, voit que des roches et des maskegs |

Je compris tout de suite que le vieux gentleman ne savait pas distinguer entre riche et beau, et que je ne réussirais qu’à l’irriter davantage si je voulais appuyer .

sur celte distinction. D'ordinaire, les gens pratiqtes se laissent peu toucher par les beautés de la nature, quand ils n’y trouvent pas en même temps l'avantage de leur bourse et celui de leur estomat.

En bon Écossais, M. Sinclair nous reçut pourtant avec hospitalité. Il nous admit à sa table et nous donna un appartement dans le fort, en attendant que nos barges.

eussent complélé leur chargement pour Je Portage-la- Loche. Pendant les repas, nous avions pour vis-à-vis deux ministres protestants dônt.l'un était notre compagnon de voyage. Invariablement, ceux-ci disaient

. le bénédicilé et nous récitions les grâces (lo return thanks). On ne peut demander plus de tolérance de la part d’adeples de John Knox.

Norway-House est l’entrepôt naturel de toutes l£s fourrures du Nord-Ouest.que la Compagnie de la hâie d'Hudson dirige sur Sa maison de Londres, ainsi que

chef des districts pelleliers 8°y réunissent ann lement

en conseil.

cause de son éloignement.

Celui du Mackenzie fait seul ex

Quelques mots sur la machine administrative. de la

Compagnie de la baie d'Hudson :

Au-dessous du gouverneur sont les fac{eurs en chef, les facteurs, les traiteurs en chef, le traiteurs, lès commis et les maîtres de poste. Tous cés employés sont vulgairement connus des Métis français-sous le.nom de bourgeois. Les facteurs en chef sonÿ dits bourgeois de

deux parts, parce que, pour leur

ote-part des béné-

fices de la Compagnie, ils perçoivent les deux quatre-

- vingf-cinquièmes des retours

ù profits nets. Les

facteurs et iraiteurs en chef/ n’en recevant qu ‘un quatre-ving t cinquième, sont-noxhmés bourgeois d’une

part.

- Quant aux autres commi

nn ils touchent un

sac

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