SUR LA RIVIÈRE DU PAS OU KISISKATI:WAN-SIPIY
Nous hivouaquâmes sur l'emplacement qu'occupait le second fort Bourbon de 4741. Le premier était à l'embouchure de la rivière des Biches, dans le lue Winipé-
gous. Un froisième fort de même nom fut construil dans .
la baie d’fudson à l'embouchure du fleuve Bourbon. Aujourd’hui, un petit poste commercial desservi par un Missourien à remplacé l'ancien fort français du lac Bourbon. ‘ -
La construction des deux premièrs forts Bourbon date de 173) et 1741. Dans une.lettre citée par M. Margry daus ses Décourertes, il est dit que Le Vérandrye père envoya, le [0 avril 17 39, son fils ainé, le chevalier, « pour construire: un fort au lac ds Prairies (Winipé- . gous) el pour se rendre de Ià.à la rivière du Paskoïac,
en examiner le bas à l'entrée du fond du lac Népigos
(Winipeg) et y construire un autre fort! ». (est le second fort Bourbon où celui de la Pointe aux Mousses. … Je répète que La Vérandrye rapporte ailleurs que
*« du fort Dauphin il y a unc route pour aller au fort |
. Bourbon, son sixième ‘établissement (celui du lac Winipégous); et.que du fort Bourbon à la rivière du Paskoya il y a trente lieues, e et qu il ÿ a un fort au bas de cetle rivière * ».
Il est très certain que cette rivière Paskoïae où
Paskoya n’est autre que la rivière Pasquiu des cartes canadiennes, uuc ancienne saigaée naturelle de la rivière Sakkatchewan, que l’on peut ‘effectivement atteindre de l'embouchure de la rivière dès Biches,'où était construit Le premier fort Bourbon, dans trente lieues à travers les terres. Le fort'qui était au bas de la CS PF:
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> Découvertes, t, VI page 591. , . Jbilem, page G{T. |
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rivière Pasquia, à son confluent avec la Saskatchewan était celui du Pas, dont je parlerai ci-après. Mais ilest certain aussi que, dans le document ci-dessus, Varennes -de La Vérandrye père applique à lort le nom de Paskoïac à toute la rivière Saskatchewan; parce qu'il n’en avait pas une idée bien correcte, faute de Pavoir vue.
Sir‘ John Franklin qui, le premier, fit mention de la rivière Pasquia, l'écrivit Basquiau.. Une longue colline qui sépare la Saskatchewan de la rivière Carotte, en formant la vallée de ces deux cours d’eau, reçul aussi. le même nom fautif. ”
I devient nécessaire de rétablir l'orthographe de ce . nom si souvent défiguré et d’en donner la véritable étymologie. On doit l'écrire Paéskéyaw, ce qui signifie : IU y « embranchement, soit parce que ce cours d'eau est un ancien lit de la Saskatchewan, soit parce que son embouchure dans cette rivière est peu éloignée du confluent de la rivière Carotte ou des Racines ainsi que d’un ” troisième petit cours d’eau; ce qui forme en ce lieu une
paite d'oie de cinq courants.
Le racine crise du mot Paskéyaw est Pusk qui a le sens de se diviser, fourcher, se séparer ', L'opinion de M. W. Pearce, surintendant des mines, en Canada, qui traduit Pas par étroit, et Pas-qui& par une suite de ‘coteaux étroits ?, n’est donc pas admissible et ne saurait être justifiée par “la linguistique.
Dans le lac Bourbon, je pris un excellent bain avant ‘le diner, mais je ne pus avaler celui-ci. Nous n’avions déjà plus ni pain, ni œufs, ni langues fumées. Baptiste 1. À. Lacombe, Dictionnaire cris, page dé 7e colonne.
2. Rapport annucl du ministere de Prési iebr. Oltavwva, 1884, page 90.
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