Halfbread; on anglais, les Métis, ‘ s ‘ "5 EE
L’instant d’après, le factear-en-chef-Christie; un gros Métis écossais jovial, sans façons et bon enfant, se précipitait en soufflant dans notre lente s'exprimait en
"Fès bon français.
— Pères, que vous a dit le gouverneur ?
— ll se plaint que les Métis de Lespérance lui ont manqué de respect, et il m’a chargé d’en prévenir Monseigneur par le retour de la brigade.
— Ah! oh! well. Et que veut-il que Mer Taché fasse
ù dise aux Métis? - . — Ah! damel je n’en sais rien,” ‘vous savez.
— Vous-sentez bien, je pense, tout le ridicule de cette ‘démarche. 4’ espère bien, Pères, que, pour l'honneur u ‘de la Compagnie, vous n’en direz rien. Cela nous ferait jouer un rôle trop piteux vis-à-vis de nos serviteurs. , : ,
—"Aussi bien que pour honneur de Son Excellence je .elé-même; car je n'ignore pas que les rieurs seraient ‘du côté des Métis. - UT
— Très bien. D'ailleurs, je dois vous le dire, cette plainte du gouverneur est tout simplement une manière . , “Comme uñe autre d'insulter prêtres et évêques et de
leur dire : « Voyez-vous le fruit de vos enseignements?-
Vos ouailles manquent de respect à l'autorité consti-
tuée. » Ehbien! je dois vous dire, moi, que les pauvres
-Métis sont parfaitement innocents des accusations du L gouverneur D.
. —Jen’en doute pas un instant. Nous le les connaissons
déjà assez pour” enjuger. ” oo e. ,
— Vous m'accuserez peut-être de- défendre les 'Bois- Brûlés parce que je suis moi-même un Bois-Brülé. By \ Georges fnous le sommes presque tous, Bois-Brûlés, dans
\ la Compagnie. Parmi les traiteurs en chef il n'y a pas un seul Anglais, et peut- -être pas dix Écossais pur sang.
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£ PE LE / ee — — D PCT L . 278 e ES LOUTE POUR LA MEN GLACIALE. * Gela rie nous efpèche pas d'être gontilshomies-et de. La. À su voir vivre, n'esi-ce pas-vrai ? /
— Assurément. D'ailleurs, est. -ce que Mme D: n’est ————. pas quarteronne? Le” fils dé "Son Excellence est donc
aussi un Bois-Brülé. ‘
H se mit à rire :
— Précisement, fit-il. Voici donc le fait : Le gouverneur D. viént de Londres. Il est froid, maniéré, tout pétri d'étiquelte, de conventions et d’idées hiérarcHi- * ques comme un lord anglais. H° veut établir datfÿde Nord-Ouest une règle d’après laquelle il n’y aura que les évêques, les prêtres, les ministres et les bourgeois qui auront le droit de lui donner la main. À leur tour.
*. «eux-ci.ne devraient le shake-hands qu'aux traitéurs.en
| chef, aux clerks et aux chefs de poste, mais point aux servants ni aux Indiens. Les commis pourraient accepter la main des interprètes, des guides et, à la rigueur, . cclle des serviteurs venus d'Europe ou des Métis, mais non point la main des Peaux-Rouges. ‘
« Vous figurezvous ce formalisme absurde, dâns le Nord-Ouest? Oh! no, no sir, continua-t-il avec animation comme s'il s'adressait au gouverneur lui-même, ou will never see that. Nous ne sommes pas si extra. vagants, nous autres. Nous avons plus d> simplicité.
« Donc, hier soir, quand M. D. est arrivé, les bons Métis se sont précipités au-devant de lui et l'ont entouré pour lui donner la main. Iles 2: tous éloignés d’un mouvement, superbe de sa’ canne, en maormurant le mot : Raseals! Puis il ieur a tourné le dos.
— Pas possible!
… — C’est comme je vèus le dis..Il aurait voulu que lg. oule, transportée d’admriration à la vue de ses perfec-