Savanais
‘ convainquit même que les Savanais les obtenaient-en
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eux-mêmes, ce qui lui fit admirer la supériorité intellectuelle de ses nouveaux maitres. Mais'bientôt elle s’aperçut que les Enna faisaient du commerce et qu'ils se procuraient ces objets quelque part sur le bord dela. | mer, où personne ne se souciait de la conduire, Elle se échange de fourrures et de provisibns de bouche qu'ils transportlaient de ce côté. ‘ ° . Plusieurs années s’écoulèrent dans cette captivité. La femme dènè finit par apprendre l’algonquin et sut alors” que les pourvoyeurs des Savanais appartenaient à une race blanche étrangère, mais amie des Peaux-Rouges, et (ui unissait la générosité à la plus grande bienveillance. Aussitôt la pauvre captive résolut de se sauver vers ce peuple doux et bon. Elle se munit indirectement de toutes les indications qui lui étaient nécessaifes pour. son voyage, et, un beau jour, elle s'échappa et se rendit au fort Prince of Wulles. |
Par le moÿen de la langue hilliné‘qui avait dans la factorerie des interprètes altitrés, elle put raconter son histoire aux Anglais et leur apprendre qu’elle-apparte-
nait à un peuple de l’intérieur nommé Dané (hommes), qui habitait bien loin dans le Nord-Ouest, le long d’une large rivière; qu'ayant été faite prisonnière par les -. Savanais, elle avait résolu de ne pas mourir loin des siens; qu’elle eh confiée dans ce but à la générosité des Gens de lä Maison de pierre, et les priait de vouloir bien lui fournir les moyens de retourner dans son pays. Elle assura leg Anglais qu’elle déterminerait sans peine ses compalriôles à se mettre en rapport avec ses sauveurs, et, par ce moyen, procurerait à ces derniers de précieuses fourrures. 8 Ravis d'avoir une occasion d’agrandir le cercle de
leurs opérations commerciales sans qu'il leur en coûtät. une expédition lointaine, et tout en faisant une œuvre méritoire, les Anglais de la baie d'Hudson pourvurent gratuitement Sha-nareltthær d'une multitude de choses qui étaient à ses yeux un véritable trésor. Îls lui donnèrent un traîneau-et des chiens de trait, trois vêtements complets en gros drap, une couverture de laine, un chaudron, une hache, un couteau, un baitefeu,
‘une lime, des silex et des colifichets. Puis ils lui mirent ‘entre les mains un sauf-conduit qui la recommandait
aux peuplades de race hilliné et défendait à celles-ci
-de Pinquiéter aucunement.
Après de longs jours de pérégrination et de recherches, la courageuse Tchippewayanne retrouva, son pays et les Danè auxquels elle raconta ses aventures.
‘Elle les décida sans peine-à- -aller-vendre-de la vi viande
et des fourrures aux Anglais, pour en obtenir des objets aussi curieux et aussi utiles que ceux qu’elle en avait
reçus et qu’ils admiraient.
Ils firent mieux-S’étant.assurés que dans les parages
du fort Prince of. Walles les steppes fourmillaient de___.
rennes, une ‘fraction considérable de leur petite nation se décida à aller démeurer dans Je voisinage de la mer d'Hudson, autour des grands lacs Caribou, Northlined, Yasbh-Kay ou de la Neige blanche, et Doobaunt, où Hearne les trouva, en 1769. Il les nomme Northern Indians; mais leurs compatriotes eur donnèrent le même nom qu'aux Anglais : Gens de la Maison de
pierre, et les Ganadiens celui de Mangeurs de. cariboux. ‘ ‘ Ils sont encore au nombre de 900.
L'établissement de Joseph Frobisher éut pour but et
-pour résultat de faire cesser les migrations des Dènè
vers les rivages de la baie d'Hudson. Mais alors il devint