LS LE GRAND LAC DES: MANELLES OU DES ESCLAVES
pas à celui qui les possè e une autorité invincible, « J'avais failli écraser Au pOKis de mon jeune mépris. ei G. lui avait ri au nez en lui débitant quelque facétie dont j'ai perdu la mémoire.
Dans l’occasion présente, il manifestait une absence complète de principes et de prudence, un cynisme crêv ol pour un ministresdu pur Erangile. Cependant
il parut vouloir effacer la mauvaise impression QE.
m'avait causée, et-ne-se retira pl après m'avoir ir adressé quelques banales flatterics.
Cet infortuné Métis dont le zèle se mesurail à l’année, et qui venait de passer un contrat pour quatre ans de ministère avec son évêque. à la Rivière-Rouge, n'alla point au fort des Liards, dinsi qu'il me l'avait annoncé. Dès qu'il vit que M. Lallongé, mon confrère, devait Py accompagner, il l’y laissa aller seul. et prit son vol vers l'Amérique Russe où le fort Youkon le reçut. Mais il eut le déplaisir d'y ètre accompagné par un autre missionnaire catholique, M. Seguin. l’année suivante, j'appris qu'il avait baptisé Sawiya, chef redouté des Kouchri Kouttchin ou Gens Géants, enluilaissant.ses cinq femmes!
Ces faits demandent à être connus, afin que l’on sache
bien à quel prix et moyennant quels accroes faits à la morale évangélique, les malheureux minisires prolestants opèrent des conquêtes.
Je n’ai jamais compris la panique que la brésence |
de ce Révérend fit éprouver au prélat qui dirigeait alors par intérim nos établissements du Mackenzie. Il aurait dù lui suffire d’une conversation comme celle que je
viens de rapporter pour ne pas plus se soucier de te.
pauvre homine que du plus inoffensif des commis. C’étail lui faire beaucoup trop "d'honneur que de bouleverser out l’ordre établi dans le Mackenzie, pour le faire suivre
par d'anciens missionnaire}, en donnant à croire &ux populations que fe ministre anglican était un homme
terrible dont léloquence pouvait être redoutable pour
la vérité.
Il ne lui fit jamais aucun mal parce qu'il ne fut j jamois écouté par des gens de bien.
Le vrai nom du grand lac des Esclaves, en langue
dènè, est Tthou tpoué ou lac des Mamelles, qu'il doit à :-
la disposition de deux vastes baies orientales qui ressemblent à de vastes poches enflées. Les dimensions exactes de gétte mer intérieure ne sont pas encore bien connues. {1 eSt probable que les cartes anglaises la font plus longue qu’elle n’est en réalité. Elles lui assignent 515 kilomètres de l'est à l’ouest sur 174 du sud au nord,
et 48 kilomètres pour plus petit diamètre. On lui donne- :
270 pieds d’altilude au dessus de la mer. Glaciale et 330 au-dessous du lac Athabasea; ce qui à mon avis, est exagéré. Sa distance de ce dernier lac est de "386 kil. 460 mètres ; près de 97 lieues.
Peter Pond visita, le premier. le grand lac des Esclaves, en 1780, et y traita avec Les Indiens sur la Grande-
lle, à la sortie du fleuve Mackenzie, son déversoir. Mais, -
en 1772, la partie sud-est du lac avait déjà été découverte par Samuel Hearne, qui l'atteignit par: la rivière : des Poissons-Bleus (Tséttiné) et des Rochers (Thou-bandéssè). En 1789, sir Alexander Mackenzie le traversa de nouveau en se rendant à la mer Glaciale.
Ses productions sont les mêmes que celles du lac Atbabasca. Sur son rivage méridional on trouve des sources sulfureuses qui ne sont point salées; sur le septentrional, des sources de pisasphalte propre à la fabrication du brai, La partie septentrionale est complètement stérile ‘et couverte de roches cristallines ;
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