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LE GRAND LAC DES MAMELLES OU DES ESCLAVES. -325 mais les terres du sud sont aptes à la culture else composent d’alluvions.
On compte 483 kilomètres entre le fort Résolution et le fort Simpson, chef-lieu du Mackenzie. Mais je ne devais pas me rendre jusque-là. Après avoir traversé toute la partie occidentale du grand lac des Esclaves, je pénétrai dans le beau fleuve Naotcha-Kotchô ou Mac-
:___ kenzie, el m’arrèlai-au-bas-de-son premier rapide, une
simple accélération du courant, à 225 kilomètres du fort Résolution, et 64 kilgmètres du fort Dig-Island Ce
fut le terminus de mes voyages cette année-là. Certes,
c’était bien suffisant pour un débul 3, 180 lieues françaises depuis Marseille!
Cèlieu-senomie Fhéba bé trou pallén, le Rapide dont
“les eaux se précipitent; ün nom plus pompeux que le
site ne le comporte. Le Mackenzie y mérite à peïne le
nom de fleuve. Le: courant y est fort, mais il s’étend sur des espaces imienses que de longues îles divisent en une multitude de chenaux ; après avoir formé un
grand archipel-en manière de labyrinthe, il se-calme
—-de nouveai à la rencontre dela rivière Kkray-ra ou des Saules; qui vient de l'est, pour constituer un nouveau lac qui a d’abord une forme triangulaire, puis, s’allonge,en un beau et paisible bassin. Ce n est qu’à l’extrémité de cette autre expansion que le Naotcha se décide enfin à prendre une allure vagabonde, pour ne plus s'arrêter qu’à la pointe Séparation, c’ resi-à- dire à son delta inférieur.
J'arrivaile 11 août 1862 au Rapide, site sauvage et dépourvu de beautés. J’y trouvai deux missionnaires, MM. Lallongé et Boisramé, qui depuis plus d’unmois s y échinaient à faire le vide dans la forét, avec l’aide de deux jeunes Indiens mariés. di. Lallongé, averti ex-