‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 88 sur 105 · DES · texte numérisé non relu

DES

a, EN ROUTE POUR LA MER GLACIALE,

Les huit Esclaves sc regardent, se consultent d'un mot, promènent sur la surface blanchie du lac des

Esclaves un regard cffaré, eL répondent comme ils -

font toujours quand un Blanc les interroge :

— Llat Soudi!

Cela signilie : Je ne sais pas, je suppose, peul-être bien, probablement, j'en doute. je l'ignore; tout ce que vous voudrez exceplé oui el ton.

La veuve Sauvé, elle, n'eut pas de respect humain :

— Mon Yicu! Huyan. lit-elle au patron, mes pauv ex enfants!

FH sentit de la détresse dans ce peu de mots ctnin-,

sisla pas.

— C'est bon, dit-il, satisfait d'avoir une excuse pour temporiser. On va laisser faire encore un bout de temps. Je ne pus m'empècher de sourire de sa déclaration. C'était sans malice ni forfanterie de ma part. Les indécisions et le manègede William m'amusaient; voilà tout, ‘Mais Ouyum's’en aperçut et en fut peut-être mortifié : — Je voudrais ben savoér ce qu’en pense, not Père,

k disil comme en parlant en Pair, sans S ’adresser direc

tement à moi. à ‘

— Le prètre? Il a plus peur que nous tous, dit un sauvage dans Sa langue.

Et tous ses compagnons de rire.

— Que dit cet homme? demandaïje à la veuve, en. sortänt enfin de mon silence prudent et réservé.

— Il dit commé ça que vous auriez trop peur de partir par le mauvais temps qu'il fait.

— J1 me semble, au contraire, dis-je. que nous avons là une magnifique brise. En courant vent arrière

nous pourrions peut-être canarder, car nous sommes

bien chargés. Mais en prenan( le vent de trois quarts

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