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(D’après un dessin de M. Petitot.)
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KAHNAWAKÈH, GRAND-FEU DES Iroquois MoHawxs DU SAULT SaINT-Louis.
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Français y bâtirent un joli village appelé La Prairie. J’entrai dans l’église de Kahnawaké pendart que la congrégation iroquoise y faisait la prière du soir en commun, suivant une pieuse et antique coutume qui s’est conservée chez ce bon peuple. Ils chantèrent l'hymne Victimæ paschalis, les litanies de la Vierge et le Regina cæli sur les airs accoutumés, mais en leur langue maternelle. Puis ils récitèrent les prières.
Les premiers Jésuites qui convertirent les Iroquois au christianisme avaient obtenu pour eux de grandes faveurs de la cour de Rome. Ces Indiens chantent tous les cflices de l’Église en leur langue, [ls sont plus favorisés que nous.
Je trouvai aux hommes une voix gutturale mais assez juste. Les femmes faisaient entendre un fausset aigu si strident, si glapissant, que les oreilles m’en tintaient.
Fondé en 1671, sous le gouvernement de M. de Courcelles, cet établissement ne demeura qu’un peu plus d’un siècle entre les mains des Pères de la Compagnie de Jésus. La révolution qui s’opéra alors dans les idées fut si défavorable aux Jésuites, qu’elle les chassa de cette réduction où ils furent remplacés par les Sulpiciens d’abord, puis par le clergé canadien. J’eus honneur de faire, à Montréal, la connaissance de trois anciens missionnaires des Iroq:ois et des Algonquins appartenant à la congrégation de M. Ollier, MM. Dufresne, Cuoq et Baveux. Le second est l’auteur d'ouvrages de linguistique estimés.
L'établissement de Kahnawaké n’a subi aucune modification. Église, presbytère, attenances, tout y est demeuré intact. Les meubles eux-mêmes appertinrent aux premiers pasteurs de la nation iroquoise. J’eus l’honneur
KAHNAWAKÉ.