‹ En route pour la mer Glaciale [microforme]Chapitre 11 sur 93 · PRET · texte numérisé non relu

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d'occuper la chambre et de coucher dans le lit du célèbre historien de Charlevoix. J'écrivis même les notes que voici sur le bureau qui avait servi à ce missionnaire des Iroquois devenu ensuite explorateur et écrivain.

Lors de l’arrivée des Français en Canada, ils en trouvèrent l’est et le nord habités par le peuple Hillini ou Hilliné, que l’on a appelé Algonquin, de l’une de ses innombrables peuplades, les 4À/goumékins. L’ouest et le sud étaient habités par la famille Kanz ou Kanzes, qui a reçu le nom de Siouse. A la mème époque, il ‘rriva au Canada une confédération de cinq tribus qui portait le noin collectif d'Onkwé-Honwé. Tous ces noms signifient hommes.

Cette confédération, appelée aussi Mengwé, comprenait les Koninguioné où Agounonsionni, Agniès, Mohawks, c’est-à-dire faiseurs de cabanes; les Onihoutké ou Oneydas, gens de la pierre levée; les Senandé- Wanandouné, ou Cayougas, Goyogouins, c’est-à-dire gens du grand calumet ; les Nandaguéké appelés aussi Onondagas et Onontaguès, ce qui signifie gens de la petite montagne; enfin les Noundawaké, Tsonnontouans ou Sénécas. À ces cinq tribus se joignirent les Tuscaroré, tribu siouse comme les Mandanes et les Hurons, et qui fut adoptée par les Iroquois.

Ces Indiens ne vivaient pas sous la tente; ils se bâtissaient des cabanes, ils cultivaient le maï ou blé indien, et en faisaient de la farine dont ils composaient un mets appelé sagamité ou Sôgmôipi, repas de chefs. Voilà ce qui explique la grande consommation que l’on fait, en Amérique, du meïs qui pour nousestune planteexotique.

Les Iroquois n'étaient point chez eux, en Canada. C’étaient des intrus qui étaient parvenus à s’y faire une place au sein de la famille Hillini, et à y conquérir

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un territoire qui s’étendait depuis le lac Érié jusqu’à la rivière Richelieu.

Sur les rivages septentrionaux de ce lac ainsi que des lacs Iluron et Ontario, chassait la tribu siouse des Onenda ou Yenda, que les Français appelèrent Hurons, parce qu’ils portaient leurs cheveux hérissés sur la tête, ce qui en vieux français s’appelait une hure. Les Iroquois les en chassèrent peu après l’arrivée des Français en Amérique et les refoulèrent jusque vers l'embouchure du Saint-Laurent.

Ces faits prouvent que les immigrations des Peaux- Rouges, si tant est qu’elles aient commencé à une époque reculée, duraient encore il y a deux siècles. C’est un fait que l’on n’a pas assez remarqué. Les Iroquois étaient donc les derniers flots de ces hordes étrangères, en tout comparables aux barbares qui envuhirent l’Europe au ve siècle de notre ère. Le type de ces fndiens se rapproche singulièrement de celui des Polynésiens de l'archipel Hawaï. Il est dur et anguleux.

De nos jours encore on retrouve, aux bouches du fleuve Amour, dans l’Asie orientale, des peuplades tar tares appelées Khillini qui pourraient bien ètre des restes de la vaste famille Hallini, Kallini ou Willini,

KAHNAW.KÉ.

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