Autre aveu précieux à recueillir
vidèrent leurs querelles. En 1812, un massacre de soldats
américains par les colons français eut lieu dans un | n village français devenu maintenant la ville de Monroë!, » n Cette page d’un auteur américain est si amicale, si n véridique, si impartiale, que je n’ai pu résister au désir dela traduire en son enter pour engratifier mes lecteurs. d La sincérité de cet écrivain protestant et sa franche el admiration de nos compatriotes donnent à son témoi | P gnage une valeur qu’ils apprécieront. Ê cl Quels qu’aient été ces beaux débuts, ils ne peuvent q cependant rivaliser avec la fougue colonisatrice des fo Anglo-Saxons. Ce fut en 1830 que les Américains commencèrent à s'établir au Détroit; sept ans après, sous fr l’impulsion de ce peuple diable-à-quatre, cette colonie, pi devenue Ditrôit, était la capitale du Michigan. ne D’un côté, 220 ans d’humbles tâtonnements pour de
former une petite colonie de cultivateurs et de demisauvages bientôt expirante. De l’autre, 32 ans seulement pour transformer cette modeste agglomération agricole en une capitale florissante de cinquante mille Âmes, sans compter une foule de villes moindres et ds bourgs !
Ce phénomène que vit le Détroit s’est produit identiquement le même, de nos jours, à la Rivière Rouge et en infiniment moins de temps. En 1862, les bords de ce cours d’eau présentaient ce même aspect paisible, riant et heureux dont nous venons de lire ici la description. Sitôt que l’élément anglo-saxon eut envahi cette modeste et humble colonie franco-métisse d’Assiniboya, son 4 développement marcha à pas de géants,et Winipeg-City %
dépasse aujourd’hui lapopulation américaine du Détroit. x
4, Appleton. Picturesque America, New-York, sans date,
dats s un Dé! , »
le, si désir eurs. nche moi
uvent e des com- | SOUS lonie,
pour demiseuleration > mille s et de
iden{iuse et s de ce , riant iption.
te moya, son 2g-City % étroit.
LES GRANDS LACS CANADIENS. 11
O ma patrie, la jalousie et l’angoisse de mon cœur m’empêchent d'ajouter la moindre réflexion. Hâtonsnous de fuir ces lieux néfastes dont le souvenir est si noignant pour mon patriotisme !
Le 7 mai, je côtoyai le lac Érié, une découverte de deux sulpiciens français, MM. Gallinée et Dollier. Érié, en iroquois, signifie lieu plein de cerises. Ge lac, le plus pet: des cinq, n’a que 82 lieues sur 21, et 180 de circuit. En France, nous trouverions ces dimensions plus que respectables. Son altitude est de 188 mètres, sa profondeur de 34. Fe
Nous nous arrêtames à Monroë, cet ancien village français qui fut détruit par les troupes yankees, et y primes la ligne de Milwaukee. Le terrain y est sablonneux, le sol peu productif. On y voit encore beaucoup de terrains vagues et en jachère. A Coldwater, je vis une batteuse mécanique mue par un cheval qui gravissait un plan incliné dont les marches étaient disposées comme les auges d’une noria. Cette machine américaine 2. été vulgarisée dans nos campagnes, sous le nom de batteuse à l’écureuil, depuis que les Yankees n'en veulent plus. C'est nous qui l'avons inventée !