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it. On mortels qui s’imaginent que leur titre ou leur fortune À impriment un tel caractère à leur physionomie, qu’il leur À inaux suffit de se montrer pour être reconnus pour nobles ou 1 1e l’on riches. Vêtu entièrement de gris comme un simple 1 fouler mortel — j'allais dire comme un prédicand, — aussi { sec et aussi raide que s’il eût été empaillé, il paraissait 1 omme indigné de voir que nul parmi les Métis, gens du bas 4 \ déni- peuple, ne se doutât qu’il appartenait à une autre espèce | cott le que la leur; qu'aucun d’eux ne s’empressât à venir lui u cra- payer quelque sorte d'hommage.
us r'es- La position de Son Excellence nous toucha, et nous f dans nous mîmes à sa disposition. Il fut poli, mais sans ces it ser- grandes manières et cette aisance qui distinguent chez axé, le nous les gens de bonne société. Il y avait dans ses aient : paroles une amertume secrète dont je ne me rendais pas compte. Le soir tout s’expliqua.
site au Son Excellence nous rendit notre visite à notre tente. > tour Mais, en homme féroce sur le chapitre des préséances i offrir hiérarchiques, il se garda bien de nous parler en comt dans .mun :
se qui — Which of the two is the superior ? commença-t-il par >gards demander. Qui est supérieur de vous deux ? 1 état- .. — Nous sommes deux jeunes confrères, se hâta de \ cette répondre M. Grouard. Il n’est pas question desupériorité a droit ni d’infériorité entre nous. Toutefois, comme M. Petitot omble est plus âgé que moi d’un an, il a reçu de notre lord 1 gou- Bishop la direction de nos affaires pendant le voyage. ‘oupes | C’en fut assez et peut-être trop.
jouer — Very well! fit le gouverneur en tournant gracieulicieu- sement le dos à mon aimable compagnon, de l'air le elques plus solennel possible. And now, master Pêtitott, jé | étais oblidgé de chardger vôs d’oune triste messadge ureux pour le Bishop de vôs. Yes, bien triste, éndeed!
— Quuiqe catastrophe, sir ? fis-je avec promptitude. Il vous est arrivé malheur en voyage, Excellence? — Oh!no, no, sir, il nes’agissait pas dé catastrophen. But... des Demi-sang ' de la brigade de Lespérance… — C'est-à-dire de notre brigade! fis-je en bondissant. — Ces Demi-sang, continua-t-il sur le même ton dolent et attristé, avaient grandement manqué de respect contre mo, à mon arrival ainsi que cette malin. — J’ignorais que Votre Excellence fût ici depuis hier. — Jé savais. jé savais. Jé parlais des Demi-sang. Ils avaient fait à moû des affronts, dit-il en s’animant, qu’on ne voudrait pas faire à le dernier des clerks de l’honorable Compagnie. Jé requeste vôs d'écrire à votre Bishop afin qu’à leur return à la Rivière Rouge, ces
Demi-sang soient querellés avec importance. x J’assurai M. D. que je ne manquerais pas d’avertir Sa Grandeur des torts que les Métis français avaient envers 6 lui, afin que... que... Dame! vous comprenez, il ne me c fut pas facile de trouver ce qu’un évêque pourrait faire ou dire dans un cas qui ne le concernait nullement, et E où le gouverneur du pays ne s'était pas senti assez . C puissant pour vider lui-même sa propre querelle ou se l faire respecter. Cependant j’assurai toujours, et M. D. A se retira rasséréné et satisfait de sa petite vengeance. ü Je le trouvai un peu simple. Quand un homme en N place n’est ni assez fort ni assez soutenu pour se | 8 venger d’une injure, il me semble que le bon sens doit lui inspirer de paraître ne s’apercevoir de rien, afin de | d sauvegarder sa dignité. Manifester son chagrin, en pa- | reil cas, et le communiquer à des étrangers, est un B manque de finesse et de tact. à a