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leur pasteur gratuitement, ou mème avec perte pour leurs intérêts mercantiles.
Les missions françaises du Nord-Ouest ressemblent donc à de petits forts où l’on voit, à côté de l’église qui est la construction principale, une maison d’habitation pour les missionnaires, des cases pour les serviteurs et leurs familles, un hangar à provisions, une poissonnière, et enfin et malheureusement l’inévitable magasin aux marchandises-monnaie.
Bien souvent même elles sont dotées d’un mât de pavillon où l’on arbore le drapeau de la France, qui est aussi celui de la partie française du Canada, à côté de l’étendard de la croix.
La nécessité où se trouvent les missionnaires de se livrer à cette espère de commerce et à colporter toujours avec eux l’amont de marchandises nécessaire à subvenir à leurs dépenses, n’est pas le moindre désagrément ce leur position. Elle les assimil?, jusqu’à un certain point, aux négociants pelletiers anglais, bien que le prètre se fasse un devoir de ne jamais traiter d’autres fourrures que celles qui lui sont strictement nécessaires pou’ son propre usage. L’Indien est judicieux, mais il est ignorant. Il ne juge des autres que par luimême; et ce n’est qu'après de longues années de pa-
tience, de zèle et de charité, que le prêtre peut lui faire:
comprendre qu’il n’est point amené chez lui par l’amour du lucre, ni par le désir de se livrer à des spéculations commerciales ; mais dans le seul but d’être utile à son âme, en se consacrant à son instruction et à sa sanctification.
Dans certaines localités, celte traite !, obligatoire