Le commerce est appel traite, en Canada
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pour sa s''bsistance, a été si onéreuse au prètre et si mal interprétée par la population, que les missionnaires ont préféré s'adresser à la Compagnie d’Iludson pour recevoir d'elle leur p'ét ! quotidien, plutôt que de le demander aux sauvages moyennant cette rétribution en nature. Mais la Compagnie ne le peut pas toujours, quelque bien disposée qu'elle soit en faveur des missions.
Que le lecteur me pardonne ces détails. Ils étaient nécessaires à cause de la vitalité de cette question, et parce que les établissements de missionnaires, — qui ont été attaqués bien mal à propos par cerlaines gens mal informés, — sont tout ce que la France a conservé dans des pays qu’elle posséda jadis ; la seule chose qui puisse yentretenirsoninfluenceet y perpétuer sonsouvenir. Le temps n’est peut-être pas éloigné de nous où les descendants de ces Indiens que nous avons convertis à nolre foi, ignoreront jusqu’au nom des apôtres français. dont leurs ancètres surent apprécier l’aménité, le courage ct l’énergie.
Nous ne pûmes séjourner longtemps au fort Résolution. Le départ des barges devait avoir lieu 1e même jour. Elles devaient venir me prendre à l'île de l’Orignal dans la soirée. Mais, avant leur retour, le Révérend M., mon compagnon de voyage depuis la Rivière
Rouge et que le lecteur n’a sans doute pas oublié, se
présenta à la mission Saint-Joseph.
— Je viens vous faire mes adie1x, master Pêtitott, me dit-il. Vous allez demeurer ici, parait-il ?
— Mais non, monsieur lui répondis-je. Je vous demande pardon, je suis destiné au Mackenzie.
— Ah!oh! vous allez à la Grande-Rivière ! Je sup-
14, Prét,la part de nourriture quotidienne {l’un serviteur.