U."< PETIT MENDIANT
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ALLONS, bon! voici qu'on recommence à nous rebattre les oreilles avec les Oulad-Delim, et autres écumeurs du Désert.
Ces Oulad-Delim savent que nous devons traverser leur pays. Ils nous attendent, paraît-il.
Et puis ce sont des gars de très mauvaise mine qui se
montrent, depuis quelques jours, aux alentours du camp.
L'un d'eux, hier, a cherché querelle à Mahmadou-Dialo. Le colosse l'a empoigné par le fond de son seroiial, et l'a envoyé rouler à trois pas...
L'homme, furieux, est revenu à la charge — armé cette fois. Dialo l'a couché enjoué. L'homme s'est éloigné, menaçant.
Tout cela n'annonce rien d'heureux. Je suis inquiet. Je place deux sentinelles, baïonnette au canon.
Bonnival montera la garde jusqu'à minuit. A minuit, je viendrai le relever.
Douze heures d'attente. Mais rien, sinon, à l'aube, des traces de pas reconnues très distinctement. Un ghezzou de maraudeurs, sans doute.
Atmosphère d'oppression douloureuse, de craintes continues, en laquelle nous vivons. Les laptots ont perdu cette belle insouciance, signe caractéristique de la race. A grand'peine se décident-ils à conduire au puits le chargement de peaux de bouc \