‹ En Sahara à travers le pays des Maures nomadesChapitre 3 sur 57 · Montagne », en berber · texte numérisé non relu

Montagne », en berber

2. 60.000 pieds de dattiers, 15.000 cliarges de cliameau, pai' an, de mil; 1.000 d'orge, 500 de blé.

Soit .3 millions de kilogrammes de mil, 200.000 kilogrammes d'orge, et 100.000 de blé {chiffres donnés par Vincent).

Le capitaine Vincent, qui put atteindre, en 1860, la frontière ouest de l'oasis, doit à un juif blanc, nommé Mardochée, installé depuis longtemps à Atar, les renseignements suivants sur les villes principales du pays :

OuADAN (en berber : Rivière de science. Rivière de dattes). Autrefois belle cité, déchue maintenant par suite de c{uerelles intestines. Il ne lui reste que son territoire, très propre à la culture '.

Atar. Pas de palmiei^s, mais des pins maritimes, des arbres épineux — gommiers — en groupes élevés, et pleins de vigueur. Herbes épaisses, plantes à soie végétale, pastèques amères formant de loin en loin de petits îlots de verdure.

OujEFT. A 65 kilomètres au sud-est d'Atar ; 350 maisons et 1.700 habitants.

Chingueti. Sur le chemin de Tichit à la grande sebkha d'Ijil. Ville très commerçante; 800 maisons, 4.000 habitants.

Chingueti communique avec Tichit et Noun. Le sol appartient aux Ida-ou-Ali (fraction de Yahia-ben-Osman) , mais ces derniers ne comptent guère que pour un tiers dans la population. Le reste est composé d'Arabes de différentes trilms. Chaque année des caravanes partent pour Noun pour y acheter des guinées" et des marchandises européennes.

Ces marchandises sont échangées contre du sel gemme, lequel à son tour est livré aux traitants contre de l'or soudanais.

L'unité monétaire est le sel gemme coupé par planches de 1 mètre, sur 25 centimètres de largeur.

Dans sa relation de voyage, l'indigène sénégalais Panet nous a fait de Chingueti la description suivante : « Chingueti est sur une vallée sablonneuse entre deux collines de sables plantées de dattiers dont les longues branches, toujours agitées par un vent continuel, ondulent puis se redressent majestueuses sur le tronc qui les soutient.

« Ces dattiers sont entourés d'admirables champs de blé et d'orge cultivés avec un soin qui ne laisse rien à désirer, et sont

1. Vincent eut un entretien avec le cheiliti Ould-Aïda et le chôrif du Ticliit.

Ces deux personnages lui assurèrent que les commerçants du Tichit viendraient dans nos comptoirs avec de l'or, des plumes d'autruche, de la cire, de l'ivoire, des pagnes du haut pays, etc., etc.

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