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Une mission au Sahara occidenlal

EX SAHARA 29b

Quand un enfant naît, on félicite le père. On tue un ou deux moutons, on tire quelques coups de fusils. Voilà tout.

Panet a écrit ce qui suit : « Un Arabe arrive et demande à sa femme qui cueillait des dattes ce qu'étaient devenues deux planches de sel qu'il avait laissées dans sa case.

« — Je les ai empruntées pour m'acheter du henné, répond celle-ci.

« Le mari élève la voix, et dit : — Arâm a'iek.

« C'est fini. Le mariage venait d'être dissous.

« La femme quitta aussitôt la tente. »

Maladies.

Nous avons dit plus haut — pages 164 et 165 — quelles étaient les maladies les plus répandues.

Les médecins sont ordinairement des marabouts.

Ils ne connaissent aucune espèce de remède — sinon la cautérisation, qu'ils emploient à chaque instant. Les opérations sont faites à l'aide d'un mauvais couteau.

Les Maures ignorent l'usage des appareils de prothèse, — même des béquilles. Les boiteux — et l'ankylose est chez eux très fréquente — sautillent, péniblement appuyés sur deux bâtons.

Les ophtalmies sont traitées à l'aide de ces conglomérats de silice ferrugineuse, dont nous avons déjà parlé tout à l'heure, page 165.

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