‹ En Sahara à travers le pays des Maures nomadesChapitre 54 sur 57 · COSTUME · texte numérisé non relu

COSTUME

Vêtement.

Nous l'avons déjà décrit. Voir page 157.

Accessoires.

Les femmes aiment à se parer de colUers, de bracelets et d'anneaux en cuir ou en fer, en verroterie, en faux ambre, en cornaline.

Les hommes portent suspendues au cou ou au côté des amulettes en cuir S les mêmes que les nègres du Sénégal appellent grigris; ils portent également des poches en cuir serrées par un cordon. Ils ne sortent jamais sans leur pipe, objet primitif qui consiste en un os de mouton percé, à l'extrémité duquel on place

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1. Dans CCS amuleltes, les marabouts ont écrit 0e des morceaux de papier des sentences et des versets extraits du Coran.

quelques iDi'ibcs de tabac. En deux ou trois bouffées, la pipe est vidée.

Un guerrier ne serait plus digne de ce nom, s'il n'avait, accrochée à la ceinture, sa poire à poudre.

Les marabouts ont un chapelet.

Harnachement.

Le harnachement peut être considéré comme un accessoire du costume, chez ces peuples nomades.

Selles plates, sans rebords — ce qui les différencie des selles arabes à rebords très élevés.

Pour les femmes, selles à plate-forme, sur lesquelles elles peuvent se coucher, — et couronnant le tout, un grand vpile de guinée bleue destiné à les abi'iter du soleil.

Le chameau est guidé par une corde passée dans la narine gauche.

Insignes.

Pas de distinction apparente, — ou presque pas. Comme nous l'avons dit plus haut, le roi, seul, a droit au port du pantalon blanc, ses sujets doivent se contenter du pantalon bleu.

On reconnaît les chefs à l'épaisseur plus ou moins grande d'étoffes bleues, dites guinées, cp'ils portent sur le corps.

C'est un signe de puissance et de richesse que d'avoir des sandales.

Armes.

Fusil à pierre à deux coups de provenance sénégalaise ou marocaine (pour les plus riches seulement).

Poignard court et effilé, de fabrication marocaine.

La lance, en usage chez les Touareg, n'existe pas.

C'est une grande fête, quand un Européen est de passage, que de lutter d'adresse au tir contre lui. On installe une cible, et les plus

forts guerriers viennent, tour à tour, viser avec une attention qui montre l'importance qu'ils attachent à ne pas se laisser battre par l'infidèle.

Coiffure.

Absence complète. Les cheveux poussent à la diable, jamais peignés.

Les femmes les tressent avec assez de soin, et pour les maintenir y fixent des épingles, sortes de broches en verre ou en os.

Les enfants conservent jusqu'à la puberté des mèches, qu'on leur coupe au fur et à mesure qu'ils avancent en âge.

Particularité bizarre, il n'y a que les Trarza et les Brakhna qui laissent libre champ à leur chevelure. Plus au Nord, chez les Oulad-Delim, on se rase la tête, ne laissant subsister qu'une mèche centrale.

La barbe est portée entière, — sauf la moustache, presque rasée ou tout au moins coupée très court.

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