ALIMENTATION
Nature des aliments. Mode de préparation.
Nourriture uniforme, cuisine monotone.
Les pasteurs mangent leurs moutons, leurs chèvres et leurs bœufs ; boivent le lait de leurs chamelles.
Le riz ou le mil forment la base de tous les repas. Peu de dattes. Du beurre. De la Aaande de chameau séchée à l'air ; du poisson également séché, vendu par les Oulad-bou-Seba de la côte.
Le mouton se cuit tout entier sous le sable brûlant, — un trou creusé en terre, dans lequel on a fait du feu auparavant.
Les aliments sont préparés sans sel, ou à peu 2:)rès. Les Maures ne connaissent aucun des condiments d'usage euro-pécn. Ils ont le palais d'une délicatesse inouïe. Une pastille de menthe donnée par nous à un jeune indigène, lui fit pousser presque des cris de douleur.
Du feu cl de son entre lien.
On se procure du feu à l'aide de briquets — ear le silex est très abondant. Les étincelles se communiquent à une matière inflammable qui n'est autre que de la bourre de coton.
La nature du combustible varie nécessairement suivant le pays. Où la végétation est abondante, la conservation du feu est facile ; où il n'y a que sables, on se sert alors de bouse de chameau séchée.
L'entretien du foyer est assuré par des poches en cuir remplies d'air et munies de tubes, qui tiennent lieu de notre soufflet de cuisine.
Repas.
Les repas se prennent à des heures très irrégulières. Il n'y a souvent qu'un seul rejîas, vers le soir. Et puis il est des jours d'abondance alternant' avec des jours de disette. On mange, souvent quand on peut.
La posture ne varie pas : on s'accroupit sur ses talons. Pas de cuillers, bien entendu. Les doigts plongent dans la calebasse.
Les femmes ne sont pas exclues de la société des hommes.
Pour boissons : l'eau, le lait ou le thé bien sucré.