LA NEIGE
oi du monde, mon ami s'était na, en russe, signifiant caout-
irs romans et un paquet de jour- ■g el Omsk, et surloul durant la ;t de la plaine sibérienne, je me ion visuelle la plus continue et ;ate que j'aie jamais éprouvée :
je n'aurais pas regardé la neige. Dix jours de glissement doux el lent entre des forêts et des .steppes où la neige immaculée s'étalait, m'ont donné des impressions plus variées peut-être que celles de tout un hiver passé en Russie. Mais, comment en noter le fugitif reflet? Que puîs-je faire, sinon énumérer les détails de mes visions, avec l'amère conscience que, tout le charme s'en évapore?
Au lieu de la haie qui court chez nous le long des rails, les Russes dressent une palissade à claire-voie formée de claies mobiles que l'on accote les unes aux autres durant l'hiver. Cette palissade est destinée à proléger quelque peu la voie contre les amoncellements de neige qu'y balayent les terribles ouragans de la steppe. Je ne sais trop jusqu'à quel point cette protection est efficace par les gros temps ; du moins, à l'ordinaire, la neige, entraînée par le remous de vent que provoque la claire-voie, s'accumule sur les bas côtés. Elle forme ainsi, à quelque distance des rails, une sorte d'énorme bourrelet blanc, dont le bord supérieur semble s'affaisser sur lui-même, à la façon d'une vague qui déferle : c'est comme un retroussis
BN SiBÉHlE
(igée en plein m !c une curieuse ime compare les ^es d'avril qui or ussi ctiangeante èdent à sa sui :hcs, qu'à la su , sous le soleil n laissent guère U le myriades de d cristal étoile y i
glissons chaque lans un infatigal:
de feu. Vers di ies s'éteignent, i ne nouvelle in cl 1 nouveau reflet, tout, le matin, îure que le jour 'ieux quis'accusi ■peur du train, i L du ciel s'en tr t un suprême éi e perd, et que 1 its, fine estompe itrôme de l'hori:
à l'heure, toute arbuste, oiseau, undue où l'œil et
coup le couchî ieur rose peu à 3che, s'affirme j ^à et là par des