‹ En SibérieChapitre 13 sur 34 · EN WAGON · texte numérisé non relu

EN WAGON

jours trouver du thé et de la vodka (eau-de-vie . blanche); c'est tout ce qu'il faut pour satisfaire à tous les goûts. La plupart des .voyageurs descendent à chaque arrêt : il ne reste guère dans les compartiments que ceux qui dorment, ou ceux qui ont accepté la charge de veiller sur les bagages. En Sibérie, en effet, les vols sont incessants, en chemin de fer comme ailleurs : à l'un de mes compagnons de route on a volé ses bottes, à l'autre ses caoutchoucs; à moi, on m'a volé une toque d'astracan ; mais j'ai fait de si bruyantes recherches dans l'autre moitié de mon wagon mixte, affectée à la troisième classe, que, bientôt, comme par hasard, ma toque s'est retrouvée au buffet, où je n'avais pas mis les pieds.

Les gares sont si petites que les' voyageurs ont peine à s'y loger tous. C'est une bataille auprès du comptoir pour avoir un verre de thé ou de vodka ; à la table commune, vous avez grand peine- à vous , loger, vous et votre pelisse, pour dévorer le chtchi (soupe aux choux aigres), la « côtelette » de viande hachée, ou le quartier d'oie aux choux sucrés, qu'un garçon arrogant et graisseux dépose devant vous. Le plus souvent, c'est une cuisine infâme, malpropre en outre, et relativement chère. Une portion de chtchi où nage un morceau de bouilli coûte environ de 1 fr. 25 à 1 fr. 50; une portion d'oie ou une côtelette de hachis, de 1 fr. 75 à 2 francs; or, dans ce pays, une oie vivante vaut de fr. 40 à 1 franc, et la livre de bœuf de fr. 20 à fr. 30. On se désaltère surtout avec de là bière locale; celle de Kourgane, par exemple, est très agréable, et vaut fr.- 60 la boute'ille. Les gens avisés laissent rarement échapper un buffet sérieux sans y prendre quelque chose : ici une soupe.

j, une soupe et un rôli, et, le soir, r, une soupe ou un rfllil onc lesté, mangeant vite, des deux is causer, presque sans toucher au ilors de la bière ou du Ihé, et, bien )ur aller visiter vos bagages. Coup ; : grâce au ciel, ils sont tous là I romenade de long en large est i train immobile sous le grand avec les Innombrables tuyaux des est surmonté. On cause, on fume, isiènie coup de cloche et le dernier

î troisième et de quatrième classe re, à leur buffet spécial, que de la bouillante versée dans une théière ils savourent le contenu au cours lit, du train aux buffets, généraletc ou quarante mètres de la voie, istant, un affairement curieux de it sortent, porteurs d'ustensiles de simplement emmitouflés dans des art des voyageurs sont des Russes; u second jour, les Kirghizes font i ont déjà, en ces parages, pris leur ne nouvelle. Durant les premiers it, de temps à autre, se mettre en petits chevaux infatigables, lutter train. Ils n'avaient pas de peine, porter; mais la machine, pour être 1 atteignait pas moins le but loinn'eussent fait eux-mêmes. Ils ont naintenant ils prennent place bra-

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