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comme très peu élevés

)r les magasins de la ville; ain naturalisé, M. Émeri, igYicoles, cenx d'un Russe, de très médiocres articles uccursale de la puissante Hambourg, où l'on trouve, esque tous les produits de 'industrie allemaudc. Il y a -„..„^ ™ „^-«^„,,j, „ .,...^ pour nos compatriotes.

En somme, Blagoveschensk laisse l'impression d'une ville qui se développe : à causer avec ses commerçants, ses administrateurs, ses rentiers, on reçoit l'impression d'un mouvement rapide d'ascension et d'entreprise. 11 semble même qu'à voir dans cette ville russe le grouillement inaccoutumé d'une foule chincîise et de tout un peuple de jonques mêlées aux barges et aux paquebots, on saisisse sur le vif ce mouvement confus, et que l'on devine l'endroit où la fourmilière va se creuser.

3 septembre. — Reparti sur l'^ïamane, je me suis levé au point du jour pour voir, sous les reflets verdâtres et laiteux d« l'aurore, se dérouler l'énorme embouchure de la Zéia dans le fleuve Amour : c'est une mer calme, un lac sans rives. Au loin, des feux marins qui brillent encore; au ciel, des étoiles très hautes qui pâlissent... Et bientôt, l'énorme fleuve est pris d'un roulis qui complète l'illusion marine. Tout le jour, lo vent nous a secoués sur ses eaux immenses élargies encore par l'inondation, et nous avons marché vers Test dans un paysage "plat et attristant. Sur le soir, dans un village cosaque, des hommes se sont plaints le ce que, depuis quelques années, les Chinois de

Taulre rive ne leur afferment plus leurs meilleures terres : « Mais patience, ont-ils ajouté, la bête de fonte (la locomotive) viendra, et nous les prendrons, ces ! terres... » i

4 septembre. — Le défilé des monts Petit Khine- Ghâne que nous avons traversé ce matin, est une des curiosités de FAmour moyen : deux énormes éperons rocheux, subitement rapprochés, tiennent prisonnier le fleuve colossal étalé hier sur deux kilomètres de largeur. Ces montagnes boisées, devenues brusquement si proches que Ton y recotinaît sur la pente les essences d'arbres, sont vraiment imposantes. Il règne, dans ces défilés longs de vingt-cinq lieues, une paix sombre et comme religieuse : on dirait que le fleuve paresseux, mais remuant, s'est recueilli pour passer par cette longue épreuve.

En ce moment, il est onze heures du soir ou minuit; la nuit est très sombre, et nous sommes à Tancre au milieu d'un bras inconnu du fleuve débordé. L'eau, qui monte toujours, bruit et clapote sous notre quille, avec une violence inquiétante. Après nous avoir laissé marcher longtemps sous un rayon de lune projeté en travers des flots, notre pilote s'est égaré, ^t nous avons failli échouer. Au loin, à perte de vue, dans l'obscurité que les regards finissent par percer, le fleuve, plutôt deviné qu'aperçu, s'étale dans un paysage plat, froid, un vrai paysage de mort. Et je sens remonter en moi des souvenirs du printemps passé, de l'Obi boueux, de la Kiète ferrugineuse, dé la taïga sombre où les premières caresses de juin faisaient éclater les bourgeons des bouleaux. Est-ce la seule différence entre le printemps et l'automne qui me fait éprouver aujourd'hui des sensations si différentes de celles d'alors^

DE l'amour 3i7

!, l'énervement d'un voyage tout cas, sur ce versant du ahi d'appréhensions, de froid re, et je comprends les émiles efforts du Gouvernement, ter ces terres, fertiles, il est

et lugubres...

ï de passer trois jours à Khacette immense province pri- 3 quelques impressions vives.

il de la ville, admirablement ;nts ondulés qui forment la ; de rOussouri, son puissant

magistrale, en face de l'imélent les eaux gonflées des «maisons sont en bois, pour luquets de verdure qui les ne apparence riante, malgré a cité ce caractère de grand

tant de villes sibériennes.

Ile toute récente, et, comme reux établissements d'utilité

russe a depuis longtemps dans cette contrée un centre en face de la Chine, que l'on it on redoute les forces naise. Peut-être l'idée primitive e due en partie à des consi-

en tout cas, elles sont clai-

Ic rapport du Gouverneur )ur l'année 1896, rapport qui le lecture de la bibliothèque

une influence russe dans ces

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parages, il faut d'abord y amener de§ hommes : de là le développement de l'émigration officielle sur l'Amour et l'Oussouri, et les avantages accordés aux colons volontaires. Il faut, ensuite, développer dans la province le grand cïimmcrce : on y a tâché par la suppression des droits de douane, et, comme on craignait de voir la contrée prise d'assaut par les étrangers forts de leurs capitaux, on a d'abord, par une loi, d'ailleurs récemment rapportée, inlerdil à toute personne qui n'était pas sujet russe, d'acquérir des biens-fonds danslaPriamourie. On a enfin tenté d'octroyer aux villes quelques-unes des commodités occidentales. C'est évidemment pour cette raison que Khabarovsk, médiocre village il y a quelques années, a été élevée *u rang de capitale de gouvernement, et 'pourvue d'une foule d'institutions civiles et militaires. Je n'en ai pas fait, certes, une étude approfondie, et j'avoue môme n'avoir porté sérieusement mon attention que, d'une part, sur la bibliothèque, riche de 40 000 volumes, et le musée ethnographique, et d'autre part sur le champ d'essai.

Le musée est fort joli. Outre les collections obligées de la faune et de la flore locales, il possède une magnifique collection d'idoles {bourkkany) du culte bouriate, la plus riche et la plus élégante de celles que j'ai vues en ce genre en Sibérie.

Le champ d'essai, dont l'inslilulion rappelle celuf qui fonctionne à Barnaoul, dans l'Altaï, est destiné, d'une part à faire des essais d'acclimatation -de plantes nouvelles avantageuses pour les cultivateurs, et, d'autre part, à fournir à ces derniers des semences irréprochables et des plants d'arbres fruitiers. Il y est adjoint un rucher dont les paniers sont distribués

ans ou aux colons qui en font condition de transmeltre eux- 3urs voisins, au moment de la

i sont intéressantes, et la con-

IX qu'un arrêt de trois jours; icuUés que présentent les com-

X ou trois mois qu'il m'y faulier dans le détail : cela m'est dlu prendre congé de l'homme

l'hôte durant près de quinze thovakoï'. Une station encore ol russe, et mon travail prépa-

is une petite station du chemin Tdue dans la forêt, la station ; laquelle, dans trois jours, doit Icielle des rails qui établiront re Khabarovsk et Vladivostok.

1 d'un très aimable ingénieur, 'sianof. La nuit est splendide, -Dans le bureau, une pendule ït le télégraphe ticote sans se 'oisine de la mienne; le jeune Vasili Vasiliévilch va et vient t, comme. un chat, et met le jr le lit, derrière un paravent, paisibles intervalles, mon guide ernof. M. Tchernof m'a piloté i reçu avec insistance dans sa compte, m'a accompagné jus-

quici pour me faire voir des villages démigranls. Arrivés ici il y a deux heures, nous avons dîné de provisions qu'il avait apportées, entre autres, d'une succulente boite de conserves militaires contenant de la soupe aux ctioux avec du sarrasin (chtchickâchoye)... Mais il est temps de noter le détail de celte journée. Nous avons quitté Khabarovsk en drézina. J'ignore le nom français de cet instrument que je ne saurais mieux désigner que par le surnom de cycle sur rails. La drézina se compose d'un siège posé sur quatre roues de wagon. En arrière de ce siège se trouve une manivelle double actionnant, au moyen d'une chaîne de bicyclette, deux pignons à multiplication. Deux ouvriers, debout sur un marchepied, tournent cette manivelle, et la machine s'élance sur les rails... On éprouve d'abord on sentiment très étrange. Je ne suis pas habitué à circuler si près des rails, et à en remarquer ainsi les inégalités. Ces petits rails sibériens, tout minces, tout chélifs, sont déjà bossues et tordus; en outre, tous les dix ou quinze mètres, des bâtons, destinés à marquer le futur niveau du ballast, font saillie entre les traverses. Faute d'habitude, il semble à chaque instant " que ces bâtons, sur lesquels on arrive rapidement, vont arrêter la drézina et la culbuter. Puis, ce sont les courbes, puis les descentes, puis les côtes qui vous inquiètent; j'éprouve, durant le premier quart d'heure, une appréhension délicieuse qui me fait courir dans le dos de petits frissons de joie enfantine. Puis, je m'habitue à ces inégahtés de la voie comme on s'habitue, sur une bicyclette, aux accidents de la route : la jouissance du voyage est alors complète. La vitesse moyenne que les hommes, fréquemment

E L AMOUR 3ril

licule, est d'environ 13 à □ irait aisément beaucoup ;e le défend sur une voie i passons ainsi entre des laute que nous effleurons, les remblais qui peu à peu lérie de hauteurs qui sem- >ut le longde la ligne, des ns élargissent la voie en es achèvent des remblais, qui seront des réservoirs

toute espèce : soldats îakhaline, hâlés, vêtus de unes, Chinois en bleu, !, Presque tous ces Jaunes torse de bronze aux bras s hâte, mais sans arrêt.

de peuples, ces Blancs de les, ces Jaunes à cheveux eur chignon, et leur inséit cela se croise, se mêle, les-chiourme maintiennent dirigent le travail; et, de s, de ces forces vulgaires, (f le ruban de fer porteur

civilisation : il s'allonge impénétrable taiga et la

tigre, de temps à autre, >nge, fluet, bossue, il enemain, seront des rivières,

qui, demain, seront des ujours, infatigable, admi-

rable de ténacité, il va ainsi sans hâ tera plus qu'à l'Océan...

Cependant, nous roulons toujour zina, et noua arrivons enfin au bout des rails posés, ayant fait ainsi 60 kilomètres en quatre heures^ Nous nous arrêtons chez un surveillant de forçats, un grand gaillard brun et doux. Sa femme, une forte personne bien en chair, accueillante et souriante, se plaint, tandis que nous prenons le thé, d'être obligée de retourner bientôt dans l'Ile de Sakhaline, bien que, B après tout, on y puisse vivre gentiment, entre soi, dans cette Ile des forçats, où l'on' a pour cuisinière une empoisonneuse, pour cocher un assassin, et pour portier un vagabond de Sibérie o. On nous procure enfin une voiture défoncée et un mauvais cheval, et nous partons. La route e^t abominable, surtout lorsque nous nous dirigeons du village vers la station souâ le clair de lune enchanteur qui semble narguer notre misère... Lorsque nous sommes arrivés ici, tout à l'heure, j'avais bien gagné la soupe aux choux au sarrasin!...

9 septembre. — Depuis deux jours, nous glissons en -train spécial sur la voie encombrée d'ouvriers. Mais, le moyen de s'ennuyer avec des hôtes si pré-, venants et si cultivés? D'abord, Nicolaï Serguiévitch Krouguelikof , constructeur de la ligne Oussouri-Nord ; puis Dmitri Léonidovitch Khorvat, directeur de la ligne Ou9souri-Sud; enfin, Féodor Ivanovilch Knorring, directeur de la traction. Nous- causons beaucoup des questions techniques relatives au chemin de fer qui nous emporte. J'apprends, par exemple que l'immense plaine marécageuse, -que nous traver sons en ce moment, et où les inondations d'automn

33:1 glaise lento tîvales irfois, terre, erses, allées, e que liés le ipéné- Kt des uverte eindre es qui

îue je est de 5pèces

oyales

■ers le lissent iur les i émî- . dans y vois urellc- . loués ns. La ôté de e de la ma rai-

cher et potager dans un florissa sûr que le Russe n'y a pas mis 1 y cueillir des fruits cl des légu dinjers jaunes y ont tout fait. L lent en disant : <• Bahl un beau j les Mansis {sobriquet des Chin sera pas si aisé, pèut-fitre„.

Nous avançons toujours. De ] lèvent, au passage du train, des f sauvages, et leurs vols sont les l'horizon désert. Nous entrons dés fruits : raisins, melons, me!

aux stations oii notre Irain l approche rapidement : voici Ni raccord du transmandchourie heures, sans doute, nous atlein serons à Vladivostok, au bout d^

iO septembre. — Nous somme et nous avons achevé notre son réveil, Je me trouve sur le port Unes se dressent avec des étagi blanches, et, devant moi, se ■ splendidc, où de gros cuirassés l'ancre; de toutes parts, j'aperç embarcations qui circulent, de qui lèvent leur voilure quadrilla cernent, portées par la brise, ve des collines vert sombre. Je ne \ ce spectacle, contemplé à la vi La mer, celle gratide baie, celle on l'appelle, est pour moi la d'union, et, en même temps, le gare, je lis une plaque innocent

jMis Saint-Pétersboui^, 9877 verstes 11, elje songe que, ces milliers de li parcourus lentement,sans presque

La ville est pleine de monde : les hôtels sont pris d'assaut; ils sont d'ailleurs tous plus exécrables les uns que les autres, et c'est après de longues négociations que j'obtiens à l'auberge allemande La Corne d'or, un mauvais coin de chambre oii m'abriter.

Vladivostok, il faut le répéter, est une ville charmante d'aspect, laplusjolie, certes, de toute la Sibérie, avec ses collines oii les maisons blanches s'abritent dans la verdure, et avec sa belle rade qui s'allonge toute bleue entre des montagnes. En outre, c'est un port de mer très animé, dans lequel se remarque pardessus tout l'indolente cohue des Jaunes. Les Chinois et les Coréens se voient partout, couvrent tous les chantiers de construction, encombrent les carrefours et l'embrasure des portes cochères; ils sont presque toujours mal vêtus, les Coréens de vêtements amples en toile blanche, les Chinois, de coton bleu; souvent, ils sont déguenillés, ou circulent le torse nu. Rien ne donne plus vivement l'image de la pauvreté tenace à vivre : à les voir, on comprend l'invasion dont ils nous menacent. Tout ce mouvement de la rue est nouveau pour celui qui vient de passer six mois dans la Sibérie sommeillante. J'y prends plaisir, et j'en détaille les éléments. Je m'amuse à voir ici des Chinois employés à tout faire, et aussi, des Japonais aux cheveux rudes, au visage bien lavé, aux petits yeux noirs très mobiles, et avec cela, dans leurs vêtements européens, l'air de valets de chambre qui auraient hier ciré vos bottes.'et viendraient, ce malin, d'hériter d'un gros lot.

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Nous avons des compalrioles d'abord, un ingénieur, M. Lebrun, qui a servi la Russie durant trente-neuf ans, et qui, par une fierté admirable, n'a jamais voulu, au prix d'une pension, se faire naturaliser Russe. Notre pays, qu'il sert indirectement par sa noble attitude, saura-t-il, au bon moment, faire quelque chose pour lui, et le brave marchand de bois qui va devenirnotre agent commercial saura-t-il attirer sur ce vieillard l'attention de notre ambassadeur?

Après M. Lebrun, il faut citer M. Monset qui fait, à une lieue de la ville, le commerce du bois; puis M. Ménard, qui, naturalisé Russe, fait de l'élevage dans une tle, et s'occupe très intelligemment, en ville, d'en écouler les produits.

/ / septembre. — C'est jour de fête pour les. Jaunes, et on ne voit plus qu'eux dans la rue. Chinois nattés et rasés de frais, Coréens à l'air brute, Japonais, Japonaises menues trottinant sur leurs socques de bois. Un peu en dehors de la ville, voici un champ de fête chinois. J'y aperçois un temple près duquel brûle un four dans lequel on jette des feuilles de papier oii sont imprimées des prières. Des pétards crépitent non loin de là, je ne sais pourquoi. Un théâtre en plein vent amuse vivement ses spectateurs, qui restent debout ou bien accroupis sur leurs talons. Enfin, une multitude de marchands forains étalent des chatteries que la foule énorme et désœuvrée achète sans relâche,

i2-i 3 septembre. — Tous mes repas sont retenus par l'un ou par l'autre : jusqu'au bout, l'hospitalité russe semble m'étreindre. Ce sont d'abord mes compagnons de chemin de fer, puis M. de Traubenberg, l'homme

adivostok.puis l'un, l'autre, jusqu'à ïicier de marine qui me fait visiter ! : Pàmiale Azova. Bref, on e'ingénie me fournir des renseignements, à impressions, à me laisser de ces ibériennes un souvenir doux, Cepenrmi les habitants de cette jolie ville, 1 climat funeste, des vents terribles er, de son humidité, et, par-dessus ficuUé matérielle qu'on éprouve à y des appointements coloniaux? Viari franc de douane, mais tout y est i que tout y vient de l'étranger, et irs, trop peu nombreux, sont sans )uteille de bière coûte 1 fr. 50 à I bière japonaise. La maison Kunst bourg, qui réunit dans ses redouous les commerces imaginables, y ;, la banque et le fret maritime, >uleux de la camelote allemande — éclare presque satisfait. Une bou- )gne allemande, qu'ils ont apportée illerhands, et pour laquelle ils n'ont droits d'entrée minimes, vaut au ilcmagne : ils la vendent ici 2 fr. 'lo, •este. Nos compatriotes compren- . intérêt à travailler dans ce pays, longtemps lier les mains par l'eniageries maritimes, qui ne veulent ne annexe du Japon à Vladivostok?

ousautres Français que l'on appelle tomber aux mains des Allemands laponais plus rusés et des Améri-

cains plus hardis, qui, non contei des traverses à la ligne dé Mande chines agricoles aux colons, vont de paquebots entre un port califon riénne du Pacifique, faisant ainsi compagnie japonaise Nippon- Yaui Vladivostok, en somme, laisse de ces villes qui sont charmantei d'oeil , mais dans lesquelles on intérêt. Lu moitié de sa popula de fonctionnaires, et si l'on veut a de ce qu'il y a d'incertain dans i suffit de considérer que les femn dans la proportion de 18 pour^ 1' domînance de la population masci ment qu'on ne vient paS ici pour un long établissement. Malgré t Gouvernement russe pour y attire ville ne sera longtemps encore, camp volant. On peut même a poul-suivant jusqu'au bout cette ( douanière qui consiste à frapper les nouvelles voies de pénélrâlio:

contraire encourager, le minist enlever aux ports sibériens du Pa de douane, Vladivostok tombera i BOUS de ce qu'elle est aujourd'hui '

l. J'ai lant insisté sur. cette idée dans ques, que j'ai peur d'y revenir Ici iro dire cependant que, I^iver dernier, dei so m .partis pour Vladi<ostok, et que \t bols, Nord marilme, s'organise pour directes entre Tétershourg, les - porls d'Exlrême-OrienU la Chine et VUdivosto - 2. Si mes renseignemenls de 1898 son

: DE l'amour 350 ûleuse : que sera-ce, lorsque par toutes les exigences des „„„, rés désormais d'une concurrence étrangère sinon bien dangereuse, du moins un peu gênante? Cependant, c'est -dans deux ou trois ans que cette mesure sera prise, mesure orgueilleuse, qui Veut à tout prix développer l'exportation lointaine d'un pays qui, pourtant, déjà se suftit à peine à lui-même dans l'intérieur de ses colossales -frontières européennes. A Saint-Pétersbourg, on sait exactement le nombre des soldats écbelonnés ici depuis Nicôlskoyé jusqu'aux forts.' qiii dominent la rade et le goulet, mais, en revanche, on ignore le prix d'une livre de Viande,, d'un btré de pétrole, et d'une charge dp bois, à Vladivostok. On' favorisera sans y prendre garde deux, bu trois fabricants russes, au détriment de quinze ou vingt mille pauvres hèreà pour qui la vie deviendra ici presque impossible...

Ces réflexions viennent d'être interrompues par un brouhaha sous ma fenêtre : information prise, ce sont des prisonniers chinois que l'on mène dans la rue : ils passent en efl'et, déguenillés, sales, leur tressé roulée autour dii crâne, l'air sinistre et gouailleur,' finti'e un piquet de soldats et la foule qui les regarde. ;0n vient de les capturer d'étrange façoïi. Un avocat de là ville, étant allé avec des amis chasser dans une lie voisiné une espèce de cerf dont les bois se vjendent fort cher en Chine, fut, durant la journée, assassiné dans là forfit. Ses ^mis retrouvèrent son corps, et

^lOQ de rranchiaé est. décidée. La TraDsKalkalie sera bientût égalemeilt soumise à des droits de douane. Cela parait tellement surprenant qu'il faul supposer que les Russes y trouvent un Avanlage.qus nous ignorons. ' - ' . .

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