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: de rues élroites pour
des ruelles pour mieux laisonneltes frCles, inter- . en papier huilé y sont î de choses sont tracées e grimoire japonais, que ndre, m'inquièle un peu ; ant, comment l'écriture passe peu à peu, chez les ive, avec des lettres liées la rapidité. Je n'ai jamais tant, cesser de dessiner, aïs pressé griffonne.
la foule. C'est une foule ine foule en chaussettes, s ou ses socques, et qui n découvrant des mollets Qces nous croisent, trotujours, de voir passer on
plus sombres, les gens ntemes, et, par derrière, :, sinon leurs mollets nus est très bouffon, en vérité, I, et ce langage des tibias s ou pressés!... Toujours
des recoins sombres, où lou! haouî qui font ranger i longtemps, puis tout à ;triques : nous sommes à le une grande chambre
d'une natte moelleuse :
bérîenne, je m'y étendrais
Si
Un marché se trouve
m'y arrête. Il est consti
d'une claire-voic en ban
cuits, vivants, morts, sal
plus divers et les moini
légumes, des dizaines d
cela bien soigneusemeni
vois que le bambou, ici,
pèle pour en tresser V6c
faire des nattes; on en I
des chevaux de frise, de
des manches à balai...
Voici la pluie : dans I grands et petits, sont ju
! de dix centimètres; on entend incessamment ce bruit
, do sabots trotte-menu, et l'on voit les corps penchés
I" en avant se déhancher à chaque pas pour traîner l'in-
t commode chaussure. Puis, les parapluies s'ouvrent,
I des parapluies en papier, grands, rigides, clairs,
i multicolores, semblables, de loin, à de gigantesques
^. immortelles.
^ Le guide m'a proposé hier de commander des dan-
^ seuses; j'ai consenti. Nous entrons, ce soir, dans une
f maison de thé : on me fait enlever mes bottines, et,
par des escaliers très propres, très secs, très frêles, qui craquent sous mon poids, on me conduit à uni ^ grande salle, où il me faut m'accroupir en lailleui
t ou m'allonger en odalisque. Autour de la salh
iç brûlent clans de grands flambeaux posés à même h
f sol, des bougies de cire. On nous sert du' thé dan'
d72 EN SIBÉRIE
est debout; en face d'elle, la maîtresse est accroupie sur le plancher : les camarades font cercle. La maîtresse détaille* les gestes de la scène qu'elle veut mimer, et, de son mieux, la petite élève reproduit ces gestes compliqués. La maîtresse a trente ans, peutêtre, c'est-à-dire qu'en ce pays, elle est vieille et déjà fanée; mais son talent est admirable; je n'ai jamais vu mimer avec tant d'art, avec des gestes si sobres et si justej5, et des mouvements d'yeux si discrets, la jouissance d'aimer.
Toutes ces petites Japonaises, parmi lesquelles je reconnais mes danseuses d'hier (c'étaient donc, excusez du peu! des élèves du Conservatoire!) qui me font des signes, toutes ces enfatits s'amusent de voir l'étranger, et Sourient. Quelques-unes sont charniantes, mais vraiment charmantes. Elles le savent, m alheureusement.
Parles rues, on voit, dans l'après-midi surtout dans certains quartiers, pulluler les petits enfants. Les tout petits sont horribles, avec leur crâne rasé sur le front et sur la nuque. Mais, ceux qui marchent déjà seuls sont impayables, avec leur mine sérieuse^ et la tranquillité avec laquelle ils portent, attaché sur leur dos, leur petit frère ou leur petite sœur, à peine plus mignons qu'eux-mêmes.*Un gamin, ainsi affublé d'un précieux petit frère endormi sur son dos, s'est accroupi sur SQs talons, en pleine rue, et joue aux billes, sans plus penser au bébé gênant dont la tête ballotte....
Pour gagner Yokohama, j'ai, pris un billet de prc mière classe : je m'y attendais, cette classe est inGni ment moias intéressante que la. deuxième. Longtemp
végétales, sucrées ou salées, frar à mon goût.
Le paysage est fort joli. App Sibérie, je ne sais rien de plus réjouissant pour l'œil que l'aspect des champs cultivés entre lesquels notre train circule maintenant. Où que l'on passe, soit par la plaine oii s'étale le lit d'un large fleuve à sec en ce moment; soit au bord de la mer qui ntonte au loin, à l'horizon, toute bleue et poinlillée de barques noires; soit entre les' défilés des montagnes que, de temps à autre, perce un tunnel; soit enfin au pied des falaises sablonneuses, — partout, dans tous les coins, la terre est cultivée avec le soin qu'on donne chez nous à un jardin potager. Beaucoup de rizières, avec leurs bords surélevés pour contenir l'eau; pas un pouce de terrain n'est perdu : sur les pentes les plus ingrates, on a rapporté de la terre, et on la soutient par des terrasses. Comment ne pas admirer la continuité de travail, l'oi-dre et la volonté fixe de ce peuple qu'on nomme le Japon rieurî Quelle différence, à quelques centaines de milles, avec la Sibérie apathique, endormie dans ses vastes plaines! Et, si réellement l'Empire russe doit longtemps protéger l'Europe contre l'invasion jaune, comment i pas ressentir un frisson, en constatant la supériori de ce peuple de singes sur les populations de l'énorn Russie d'Asie?
ÏOKOH.VMA ET TOKIO
Yokohama est une grande et belle ville, qui po sède une magnifique concession européenne : elle se de port à Tokio, la capitale adminisirative du Japoi
WEHIE DE nETODR 375
ringt minutes par chemin de fer.
); elle contient des coins merveilemplis de meubles et de bibelots rcs aux arbres gigantesques, des
mais tout cela, depuis les sancsqu'au monstrueux Yochiwara, a ; Loti. avec celte précision fleurie, iavante qui lui permetlcnt de tout éter personne. Cependant, à côté ;;rés et des marchés liumains, il urieux encore.
le, le musée de la guerre : il est ingé : il s'y étale, avec une naïveté sil de la jeune victoire. Près de là,
: des étoffes et quelques vases de livent mon attention, et, tout à lies d'un pinceau noir représentant ravent de soie, me font éprouver ;quevous cause l'art souverain...
usa contient une sorte de vaste parc clairsemé, oii s'étale une grande foire permanente installée parmi les temples. C'est un des coins les plus curieux de Tokio. Les dévots japonais circut dans les temples, faisant leurs prières, leurs gestes ux, frottant l'épaule ou le nez d'une statue de dieu bois, et se frottant ensuite la partie correspondante corps. Ils ne s'inquiètent pas de la fête qui bourme autour d'eux, et les gens qui s'amusent ne sont :re, eux non plus, troublés par la vue des temples, a là des marchands forains de toute espèce qui dent mille bibelots dont je renonce à comprendre lature ou l'emploi. Une gallé tranquille, un calme