‹ En steamer.: histoire, souvenirs, impressions de voyageChapitre 19 sur 21 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

raotion au moins auxiliaire de la vapeur. Or, des lois existent, sur terre, autant pour la police des trajets que dans la prévision des rencontres et nous sommes parvenus à une époque où il faut que les plaines de la mer aient leurs routes sûres, bien déterminées et si bien connues que les navires dévoyés par la tempête, ou fuyant devant l'ouragan, n'aient plus devant eux le désert sans espérance, à plus forte raison la crainte d'un épouvantable conflit, mais bien l'assurance ou la possibilité d'un secours.

Nous avons dit ailleurs comment Maury avait été conduit à proposer de régulariser la marche des steamers de l'Atlantique Nord. Mais nous croyons devoir reproduire ici le passage de sa lettre aux négociants de Boston, oi\ il exposait ses idées.

» J'ai examiné, disait-il, un grand nombre de journaux » des bâtiments à vapeur appartenant aux deux lignes • GoUins et Cunard. La zone parcourue par ces steamers » entre les méridiens de 15® et 65® Ouest (Greenwich) a 9 environ 300 milles de largeur lorsqu'ils vont à l'Ouest, » et 150 lorsqu'ils vont à l'Est; cette dernière route » étant comprise dans la première. Nous avons donc dans 9 l'état actuel une zone de 300 milles de large sur l'Océan, « sur toute l'étendue de laquelle un navire à voiles sera 9 exposé à être rencontré par des vapeurs.

» Détachons du Nord de cette zone une bande de 20 à 9 25 milles de large, et au Sud une autre de 15 à 20 » milles. Si la première de ces bandes était réservée aux 9 vapeurs faisant route à l'Ouest, et la seconde à ceux » faisant route à l'Est, n'atteindrait-on pas comme ga-

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■ rantîc et comme aéoarité le but que l'on se propose pour

■ le» navires tant à Toilea qu'à vapeur? Pour moi, jo le

■ crois. ■

La démonstration des avantages de cette proposition ttet, en effet, très facile. Les routes de Maury sont d'aboid aisées à suivre sans iju'on ait crainte sérieuse d'en frïnotir les limites, car leur largeur est suffisante pour rouvrir l'erreur probable on latitude qui poarrait résulter, cbea un marin soignens, d'une série de deux ou trois jonw sana observations.

Si le lecteur veut bien se reporter à ce que nous aTona dit de l'histoire du GulfsireaTn, il verra de pins que 1'»doption delarouteNord permet d'éviter en grande païUe l'obstacle né du cours violent des ondes du fleuve blMi qui, pour la route de retour en Europe, celle du Sud, dovlent un aide puissant.

Les cLanaes d'abordages se trouveraient par suite diminuées de moitié d'une manière presque certaine pu l'étendne de l'espace laissé entre les deux routes dans 1*. région la plus dangereuse du voyage, eelle des ban seraient aussi presque supprimées, pour cbacun des gri chemins de l'Océan, tous les packets se dirigeant dans lê même sens, sur chaque parcours.

Les steamers trouveraient en outre, dans cette adoption, l'assurance d'un secours lorsque des avaries viendraient défier toute prévision, et les navires voiliers ou pêobeurî, libres de leur direction ou de leur stationnement, mraicnt aussi la certitude qui leur manque complètement asjourd'hui de n'être pas exposés à des collisions tedouti-

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