‹ En tribuChapitre 140 sur 161 · PI. LU · texte numérisé non relu

PI. LU

icUK.iLV dr^ OulMl \"-n /.Miin'ou est famoux dans loul U- Maroc cl les Juifs V vi.MM.rnI df très loin (p. :i83).

Vu:. l(t-2.

... une picrir sur laquelle esl gnissièrcincnl srnlplf un |)0issini (p. 383).

OUALIDIYA 389

est inconnu : il faut y voir un culte secondaire apparu sous l'influence du culte de l'olivier. C'est à celui-ci qu'est réservé le nom de Lâlla Zebboûja et le caractère dendrolàtrique des rites religieux accomplis ici n'est pas niable.

La suite de cet itinéraire jusqu'à Oualidiya, avec la description des ruines de Sernou et d"EI Mdîna, et des considérations sur la domination portugaise, a été donnée par nous dans un autre ouvrage (i). Nous reprenons ci-dessus notre récit à partir de Oualidiya.

A onze heures cinq enfin nous atteignons Oualidiya où se trouve un village de nouâla : le Makhzen a placé là un caïd qui habite une casba ancienne : cette casba est un rectangle de soixante mètres sur quatre-vingt-seize, flanqué de tours et de constructions entièrement musulmanes en pierres assez mal taillées. Dans les embrasures d'un borj qui se trouve du côté de la mer (pi. LUI fig. 103), se trouvent encore de vieux canons rongés par l'humidité des brises de l'Océan. Du côté de la casba qui regarde Sal'fi sont des vestiges d'une enceinte plus grande avec une porte en ogive dans un ravin qui descend à la mer.

Mais ce qui fait l'intérêt de Oualidiya, c'est que la nature a ménagé là une sorte de petit port : une ligne de dunes, puis des récifs entourent un espace de mer de quelque cinquante hectares, avec deux passes naturelles vers le large, dont l'une au moins est praticable pour des petites embarcations ; la marée toutefois se fait sentir dans ce petit port.

(1) Merrâkech, I, pp. 48i--207.

Mais pour en connaître la valeur il faudrait y faire des sondages (1).

Vers trois heures, nous partons de Ouâlidiya après avoir fait une halte près de la zaouia de Sidi 'Abdesselâm. Ce Sidi 'Abdesselâm vivait, paraît-il, en Syrie; c'était un très saint homme : après sa mort on lança, nous dit-on, son cadavre à la mer et celle-ci le rejeta sur la plage de Ouâlidiya.

Nous passons devant Sidi Dâoùd Ah'rîr et nous longeons des lagunes saumâtres dont les bords sont couverts d'une végétation de salsolacées grises, tandis qu'un Statice forme un tapis d'herbes sèches sur le chemin que nous suivons. Tout le long de cette lagune se trouvent de belles cultures d'orge et de maïs. Il est quatre heures lorsque, tournant à angle droit, nous gravissons le plateau pour monter à la zaouia de Sidi Ah'med ben Embarek. Nous y arrivons au bout d'un quart d'heure et nous nous présentons pour y recevoir l'hospitalité.

On ne nous accueille pas très cordialement, mais enfin après un préambule insidieux nous obtenons une hospitalité courtoise. Nous en avions besoin car nos provisions étaient épuisées, mais il nous a fallu quelque diplomatie. Elli ma andouchi 'acel fe rkânou idirou f liçanou, dit le proverbe arabe, « Celui qui n'a pas du miel dans le coin (de sa maison) doit l'avoir sur sa langue ».

La zaouia forme un corps de bâtiment assez considé-

(1) Les reconnaissances qu'on a faites de Oualidiya depuis que ces lignes ont été écrites ont montré que cette crique n'a pas de profondeur.

Page 1