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VÊTEMENT 7S

du coucher du soleil, en arabe magreb, s'appelle en chelh'a iinoûchi et le d'ohor, qui est midi passé, se dit lizouarnin.

On prend les repas dans des plais ou autres récipients en poterie fabriqués par des potiers et non par les femmes de chaque maison, ainsi que cela arrive ailleurs dans l'Afrique du Nord. Cette poterie, tournée au tour, est séchée au soleil ou seulement cuite dans un trou par-dessus lequel on allume un bûcher. Les femmes mangent à part, et le plus souvent le maître de la maison mange avec ses fds, tandis que la mère mange avec ses filles et les autres femmes.

Gomme gibier, on tue et on mange le lièvre, ch. aoiilil, le hérisson, ch. bou M'hammed, le porc-épic, ch. tàrouchl... Il y a quelques chasseurs, mais ils ne vendent pas leur gibier et ne chassent que pour le manger eux-mêmes : lorsqu'ils ont un aoudàd ou mouflon, chaque chasseur, car ils chassent cette bêle en bandes, en porte une épaule à la zaouia de Sidi Ah'mcd ou M'hammed de Taçâfet. 11 y a aussi dans le pays de nombreux sangliers, ar. et ch. ii'allouf et des singes, za'doud, mais on s'abstient de tuer ces derniers.

Dans la vie domestique, ce sont les femmes (jui foni la cuisine, ramassent le bois dans la montagne, vont chercher l'eau à la fontaine, tissent les vêlements des hommes el enfin, au moment du labour, conduisent la charrue avec ceux-ci.

Les femmes des Goundûfa sont relativement coquettes ; dans les fêtes leur vêlement de dessous esl le tc/iàmîr ou chemise de toile, par-dessus laquelle elles met lent la niun-

çoûriya en étoffe de fantaisie, puis le caftan bleu, rouge ou noir, puis encore la dfina, vêtement analogue à la farajiya, mais en toile. Enfin Vizar, pièce de mousseline roulée autour du corps par dessus les épaules et retenue par des agrafes en argent, forme le vêtement de dessus. Parfois elles mettent encore par-dessus r/:rar un h'âïk dit el h'àik el mh'erbel, dans lequel elles se voilent la face.

Tel est l'habillement d'une femme riche un jour de fête, mais les autres jours les femmes du commun se contentent d'unkherqa ou haillon, qui n'est autre qu'un vieil izâr ou une pièce de khent dans lequel elles se drapent (pi. IX, fig. 1 7). Plus de la moitié s'habillent de cette façon parce que le khent ou cotonnade bleue indienne ne coûte pas cher et ne se salit pas en apparence : seulement, comme il est mal teint, il leur bleuit la peau.

Les femmes du Goundâfi se coiffent en divisant leur chevelure en trois parties : deux tresses de chaque côté sont ramenées en arrière et attachées aux cheveux de derrière la tête roulés et relevés ; celles qui sont riches les attachent avec des fils de soie, et les autres simplement avec de la laine. Au front, en forme de bandeau, elles mettent un morceau d'étoffe sur lequel on a posé des pièces de monnaie ; c'est la Hella. Le collier ou tifilil est composé de petits morceaux de corail, de pièces de monnaie, principalement de pesetas espagnoles ou de pièces marocaines.

Les très grandes boucles d'oreilles, avec des pendants décorait, s'appellent chuivivàh' ; on ne les met que pour les fêtes. Les kiwrç'a sont des boucles d'oreilles plus petites,

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