EXTERIEUR DE LA .MOSQUÉE
et en partie en pierres, il est dénué de toute ornementation et il semble qu'il n'y en ait jamais eu. Il est pourvu d'une porte extérieure très étroite et d'un escalier intérieur suffisamment conservé pour que l'on puisse aller jusqu'au sommet, non toutefois sans difficultés.
Sur la muraille est du minaret, il n'y a aucune porte mais seulement trois petites fenêtres en cintre qui éclairaient l'intérieur.
Aux coins nord-est et sud-est, au-dessus des coupoles dont une seulement, nous venons de la décrire, a été conservée, il y avait des toits carrés recouverts de tuiles. Celui du nord-est, le seul qui ait résisté jusqu'à présent, est en train de s'elîrondrer.
Du côté nord, il y a trois portes, dont l'une, celle du coin nord-est, est bouchée par la mosquée actuelle. Les deux autres ont de grands battants en planches de cèdre avec de gros clous étoiles, aujourd'hui rouilles. Ces deux portes sont les mieux conservées de toutes : des pierres placées dans les intervalles des clous et du bois attestent la vénération des fidèles, comme i)our la porte de Bab Ir'h.
Le mur est crénelé est les mcrlons sont en partie conservés de ce côté de la mosquée. Ils sont en terre cl surmontés chacun d'un petit cône en plâtre.
De la mosquée actuelle, cpie nous avions déjà signalée, il n'y a rien à dire; c'est une misérable bâtisse en terre flanquée sur l'extrémité ouest de la face nord de la mosquée.
Le côté ouest de la niostpiée a élé de beaucoup \v jjIus
maltraité. Il ne reste plus de vestige de la porte qui regardait la grande travée du mih'rab, sauf un seul pilier. La brèche ainsi formée dans la muraille de la mosquée a été bouchée par un mur en pierre à joints vifs.
Du côté sud, il y a trois portes ; celle qui avoisine le coin sud-ouest est à peu près entièrement obstruée par un mur ; celle du milieu est presque en morceaux et les croyants achèvent de la démolir en glissant des pierres de tous côtés dans les interstices des planches tandis qu'ils nouent des chifTons aux vieux clous; celle qui avoisine le coin sudouest est comme la porte de l'autre extrémité en partie barrée par un mur de construction ultérieure.
Du côté sud, la mosquée est adossée à un ravin escarpé; c'était peut-être la hmite de l'ancienne Tîn Mêl, limite naturelle puisque ce ravin formait une défense très suffisante ; une invasion ne pouvait venir de ce côté. Au moins les constructeurs de Tîn Mêl en jugeaient ainsi : ils se trompaient sans doute, car c'est précisément par là qu'à une époque toute récente le Mahkzen a pris le Goundâfî.
Il n'y a donc de ce côté aucune trace de remparts : d'aulrc part on trouve des amoncellements de pierres depuis Tîn Mêl jusqu'au village qui est au-dessus et qui s'appelle Arr'cn ; il ne serait peut-être pas impossible que ces deux agglomérations n'eussent à une certaine époque formé (ju'un seul groupe.
De la face sud de la mosquée on aperçoit les premières maisons de ce village d'Arr'en : ses habitants se prétendent ori;" inaires des Hcrr'a (Hcrga) du Soûs et disent avoir été