‹ En veillant avec les petits de chez nous [microforme]Chapitre 6 sur 35 · FANCHON · texte numérisé non relu

FANCHON

le petit tivité :

figée, ésobéi.

Se Ve

J’en vois parmi vous, mes petits amis, et mes chères petites amies, qui ont les yeux pleins d’eau. Moi aussi, en vous disant ces choses j'ai le cœur serré.

Le pauvre enfant, qu'il dut souffrir! Et sa mère ?

Voici de l1 une autre lettre qu’il écrivit au Père Lemoyne, après plusieurs mois de captivité. C’est ce Père qui devait le délivrer.

« Mon Révérend Père,

Le jour même que vous partites des Truis- Rivières, je fus pris sur les trois heures du soir, par quatre Iroquois d’en bas; la cause pour laquelle je ne me fis pas tuer, à mon malheur, c’est que je craignais de n’être pas en bon état. Mon Père, si je pouvais avoir le bonheur de me confesser | Si vous veniez ici, je crois que l’on ne vous ferait aucun mal... Je vous prie d’avoir pitié de ma pauvre mère, bien affligée : vous savez, mon Père, l’amour qu’elle a pour moi. J’ai su par un Français qui a été pris aux Trois-Rivières... qu’elle se porte bien, et qu’elle se console dans la pensée que je me retrouverai auprès de vous. Nous sommes trois Français, qui avons la vie ici, je me recommande à vos bonnes prières, particulièrement au Saint Sacrifice de la messe. Je vous prie de faire mes baise-mains à ma pauvre mère, et la

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