‹ EnclumeChapitre 7 sur 10 · DA>S ONE PETITE CHAMBRE · texte numérisé non relu

DA>S ONE PETITE CHAMBRE

soupirer parfois ! Tout le monde, dans l'hôtel, comblait d'égards le papa Ménageot; jusqu'au valel-de-chambre Buffet, qui ne manquait jamais de venir s'informer de l'état de sa santé et lui lenir volontiers compagnie, surtoutlorsqu'il était seul. La conversation est une grande ressource pour un vieillard aveugle, et le complaisant doniesticjue se faisait un vrai plaisir de procurer celle douceur au nouvel hôte de son maître; il s'amusait des récits souvent répétés du bonhomme, devenu plus bavard depuis son malheur, et il avait semblé prendre un intérêt tout particulier à Taveu qu'il lui avait fait, uu peu conlidentiellement, de la visite que lui, Ménageot, aviiil reçu, selon toute apparence, de deux des agents de l'altenlat. Curieux comme un valet, le. sieur Bulfet avait voulu que Tex-professeur lui racontât en détail, et plutôt deux rois(|u'une, tout ce (pii |)ouvait se rattacher à ces hommes mystérieux; leurs teu-

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talives pour obtenir que maître Ménageol leur sous-louât son logement, la rencontre de ces mêmes individus le soir de l'attentat, leur signalement, leurs paroles, rien ne semblait indifférent à cet honnête domestique, friand de nouvelles. Il avait été jusqu'au point de demander au ci-devant locataire de la rue de Malte, si ses souvenirs étaient assez présents pour reconnaître à leur accent ces individus, dans le cas où ils lui seraient présentés ; hypothèse bien folle , car, en supposant que ces hommes fussent arrêtés, il était impossible que M. Ménageot les reconnût avec certitude, privé de la vue, et n'entendant qu'imparfaitement ; circonstance fâcheuse et qui semblait vivement contrarier ce brave Buffet, qui était un excellent citoyen, et qui aurait voulu de grand cœur, voir les coupables entre les mains de la justice, tant leur crime lui paraissait odieux.

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