DES PIERRES
Hfsroirii-; du pîiofesskuu iîhnry walstein
ïe quinzième jour da inom d'août le professeur flenry Walstein sortit un peu avant le jour et se dirigea vers les portes de la ville de Zweibrûcken poof gagner un certain point de la rivière où il savait devoir trouver des vergiss-mein-niclu ^'}o\ie petite fleur bleue très-aimée des Allemands, et dont le nom ^^ut dire : t Ne m'oubliez pas. »
Le quinzième jour d'août est la fête de Marie, et le professeur Henry u> ait deux Marie à fôter, sa sœur et sa fiancée.
Les deux Marie étaient cousines et avaient été éle^ vécs ensemble. — Jusque-là elles avaient marché 4Sùte à côte dans le aiôme sentier ; — mais elles aliaieui
bientôt être séparées, — toutes deux allaient se marier» — Marie, la sœur de Henry, que Ton appelait Marie- Anne, pour la distinguer de sa cousine, allait épousa^ te comte Maximiiien d'Eisenach; tandis quj Marie, devenant la femme de Henry, restait dans la maison.
Toutes les deux avaient l'habitude de s'habiller de la même façon, — et Henry voulait que ce jour-là, l& jour de l**nr fête commune, elles eussent chacune un bouquet de roses et une couronne de vergiss-mem* nicht.
Quand il eut fait sa récolle, il rentra en ville et chez lui, et prépara deux corbeilles semblables d*ui^ osier fin admirablement tressé; — il emplit les deux corbeilles de boutons de roses et de fleurs bleues, — et les fit porter aux deux Marie, — avec un billet â-sa sœur, dans lequel il expliquait son désir : — Mes chères Marie, disait-il , c*est peul-ôlre la dernière fois que vous aurez des parures semblables.— Marie-Anne^ qui va vivre à Munich et dans le monde, ne nous viendra voir que de temps en temps. — Mettez tout le jour un boulon de rose dans vos cheveux et un à votre ceinture, et réservez pour le soir les couronnes <le vergiss-mein-nicht. — Nous garderons à la maison la couronne desséchée de Marie- Anne.
Dans la corbeille de Marie, il avait caché des vers
StfCOBfi 1«ES FElHHBSu lU
qjan\ avait faits pendant la nait, et dont ivonsvDvs ^(intenterez bien de connaître JesideraiieRSY les^seuls qu» Je me rappelle :
O chère fleur ! je t'attne. — Ta cerelle.
Aux tristes jours doublement assombrit Et par Tabseoce et par les brouillards gri% De mes soleils obscurcis me console ; Car je retrouve ea tes pétales bleus L*azur du ciel et Tazur de ses yeux.
iHiis, quand Tint Theure da déjeuner ilâescendftta jardin.
Le couvert était mis sous la tonnelle de chèvrefeuille; mais les jeunes filles n*étaient pas enc6retles* cmdues. Les vieux parents avaient Thabitude de déjeuner dans leur chambre.
Enfin, Marie et Marie-Anne parurent. — Henry leur exprima à toutes deux ses sentin^ents, ses espérances et «es vœux.
filles n*avaient ni Tune ni l'autre de roses à la ceii^ taxe m dans les cheveux.
Henry s*en apct^ut et dit :
^— N'avez-vous pas reçu mes corbeilles ce matlnt
— Oui, corics, dit Marie-Anne d'un air distrait, — ton bouquet de fête*
lit ENCORE LES FEMMES.
— Des roses et des vergiss-mein-nicht, — dit Marie eo rougissant de la préoccupation qui le lui avait fait oublier.
— Et le billet adressé h Marie-Anne?
— Ahl c'est vrai, — il y avait un billet, — dit la sœur de Henry; — il est encore dans ma poche. Nous ne l'avons pas lu. — Le voici.
Et Marie-Anne lut le billet à haute voix. Puis elle dit : — Mille pardons, cher frère.
Marie s'était échappée et revint avec quatre boutons de rose. — Elle en avait déjà placé un dans ses cheveux et un autre à sa ceinture ; — elle plaça elle-même les deux autres à la ceinture et dans les cheveux de Marie-Anne. — Mon bon Henry, dit celle-ci, il faut que je te dise la cause de notre oubli. — Le comte d'Eisenach m'a envoyé ce matin un collier, des boucles d'oreilles et des épingles à cheveux en turquoises.
Et, tout en déjeunant, elle continua : Tu sais comme sont les filles, nous avons examiné, retourné, admiré ces bijoux jusqu*à ce qu'on vint nous avertir que le déjeuner était servi. — Mais, sois tranquille, les Heurs ont leur prix, t- et ton modeste présent ne nous trouve pas ingrates.
— Comment, modeste présenti s*écria Henry. —Et
OÙ vois-tu que les fleurs soient un modeste présent? — Hais c*est ce qu'il y a de plus beau, de plus splendidc, de plus riche au monde. Les Grecs les appelaient « l^ lôte de la vue . »
— Oh ! cher professeur, dit Marie-Anne, — tu n'as pas besoin desjeçons des Grecs pour nou& faire aimer les fleurs.
Mais cependant il ne faut pas être injuste pour les • autres belles choses. — Regarde.
Et elle tira de sa poche un écrin qu'elle ouvrit et dans lequel brillaient le collier, les pendants d'oreilles et les épingles à cheveux.
Henry regarda Marie; il vit les yeux delà jeune fille fixés sur les bijoux. — Mais elle s'aperçut qu'il la regardait; alors, elle prit la rose de sa ceinture et la posa sur ses lèvres.
— Ahl parbleu, s'écria Henry, — l'artiste qui a monté ces pierres était un homme passablement raisonnable ; — il a précisément cherché à imiter les vergiss-mein-nicht dont je vous ai cueilli ce matin de pleines corbeilles.
Mais comme il a dû reconnaître rinfériorité de son ouvrage !
Les petits diamants qu'il a mis aux coeurs des fleurs bleues ne sont dus aussi harmonieux que le sont dans
tn BUCORB LES FEMMES.
lanafiire Tenrs étamines jaunes, et la couleur fauve de Tor ne peut se comparer au vert vif et vigoureux digs tiges et des feuilles de la plante. Et puis c*est roide^ c'est lourd, c'est inerte, — tandis que la fleur est vi^ vante. — L'orfèvre n'a pas osé imiter la fleur légèrement teintée de rose au moment où elle s*épanouit
— Eh quoi! dit Marie-Anne, tu ne trouves pasee cadeaxt charraantf
— Oui, mais très-au-dessous du mien.
— Le tien, dit Marie, est plus cher h mon cœur que te seraient les plus gros diamants.
— Ah I quel malheur I — Chère Marie, voilà que Oi n'as pas répondu ce qu'il fallait répondre.
Tu crois que je vais te savoir beaucoup de gré db ce que ta tendresse estime plus une bagatelle venam de moi qu'un trésor venant d'un autre?
7e puis être content de ton cœur, ma belle ffancée, mais je ne le suis ni de ton goût ni âe ton jugemest
A part la considération que tes diamants et les fcvquoîses* coâtenf plus cher que mes petites fleurs bleue»,
— l'avantage demeure incontestablement à celles-cL Kl mfes roses donc, — avec teur enivrante odeur,
— leur âme I
Sais-tti ce que c'est que le diamant? — Pour nous autres chimistes, c'est du carbone^ du charbon cm^
EJIGORE LES FEMMES. fis
Hdlisé;, <— les turquoises sont des ossements fossiles.
La chimie, — la science, qui appelle un chat un «bat, — enlève aux pierres dites précieuses leurs noms isonores, et leur en donne qui expriment les comhiiifison& auxquelles elles sont dues.
Le rubis est de Talumine.
L'émeraude, sîUcate de glucyne et d^alnmine» eolorê far Vex jde de: chrAme.
La turquoise, phosphate alumineux, colové par feBLjéà de cuivre.
Ualgue-marine est la même substance que Fénecaade» mais colorée par de Toxyde de fer au liesi de i'fitre par de Toxyde de chrftme, etc.
Je. comprenais, au besoin, le culte que les andeEs avaient pour les pierreries, quand ils leur attribuaient des &enltés merveilleuses, — lorsqu'ils croyaient que le vin bu dans une coupe d'améthyste n*enivraît jamais ; — l'opale conciliait à son possesseur la bienveillance universelle, — l'émeraude sauvegardait la vertu des femmes, — le diamant vous prés^^att à» tout venin, etc. ^
Mais aujourd'hui qu'on ne croit plus à tout cela, — les roses du rosier qu'on a cultivé, — du rosier qui semble nous les donner chaque printemps, avec leur parfum, — ne sont-elles pas plus charmantes que le
lie ENCORE LES FEMMES.
rubis sans âme cueilli dans la boutique du lapidaire?
Henry s'arrêta, — car le comte Maximilien entrait, — et, d'ailleurs , il s'apercevait que les deux jeune» filles écoutaient la plaidoirie contre les pierres d*uD air distrait » — qu'elles subissaient la philippique «omme on subit une averse.
Maximilien d'Eisenach avait la physionomie sèche et peu agréable ; — il était plus âgé de vingt ans que Harie-Anne, et jusque-là, si elle l'avait accepté pour époux, c'avait été avec quelque froideur qu'elle avait reçu ses hommages.
Mais elle l'accueillit avec un visage rayonnant; certes, il se put croire aimé ce jour-là, surtout quand, dans la suite de la conversation, elle l'appela Max, par une abréviation familière et amicale de son nqm.
Henry la regarda avec un étonnement douloureux ; mais lorsqu'il crut voir que Marie elle-même semblait pour lui plus bienveillante que de coutume, il se retira dans sa chambre, où il fit des épigrammes contre les femmes et contre les diamants. — £n voici une :
L'histoire ment beaucoup, —et ses sanglants trophée»^ Ses crimes impunis, n*ont rien de gracieux.
Mais pour lire du vrai, du vrai pas ennuyeui. Parlez-moi de romans et de contes de fées!
Celui qui met Gygès, son anneau merveilleux^
An nombre des récits faux et des contes bleus, Jo le sais maintenant, — et se trompe et divague; * bes exemples fréquents on dessillé mes yeux. Si vous êtes méchant, stupide, laid et vieux. Mettez à votre index, un beau soir, une bague Avec un diamant valant deux mille écus.
Tant qu'en la main fermée on gardera la pierre. On est laid, l^ête et vieux; — mais tournez-la dessus^ Le diamant parait et de ses feux éclaire Vos charmes ignorés, vos modestes vertus. Vous étiez bOte et laid, mais vous ne Têtes plus ! Dites uMmporte quoi, les femmes applaudissent, ilt, 60US votre œil vainqueur, s'émeuvent et frémissent* D'autre part, soyez beau, brave, rempli d'esprit ; Si vous voulez parfois devenir invisible, La recette en est simple et surtout infaillible : Mettez sur votre tête un vieux chapeau meurtri. Chauve, rougi, cassé, — vous pourrez dans la roe. Circuler sans qu'aaciu tous Toie et vous salae*
Comme il recopiait son épigramme, on frappa deux petits coups discrets à la porte de sa chambre, et Marie-Anne y entra.
€ Mon cher Henry, dit-elle, que penserais-tu si tu apprenais qu'un parent de notre chère Marie lui a envoyé un bouquet de géraniums, et exige qu'elle les mette dans ses cheveux ce soir ?
— Non-seulement je penserais, mais je dirais tout
haut que Marie, ma fiancée, n'est plus à Ahl je
comprends, tu as raison ; — il faut que le frèire s'ef-
9f9 EKrCQRE LES FEHBlESk
face devant le fiancé ; >— tu ne mettras pas ce soir ma couronne de vergiss-mein-Dicht; tes cheveux appartiennent aux diamants et aux turqtroîses de lofmsiear le comte d*Eisenach« — C'est vrai, c'est juste,, mais c'est triste. — le n« songeais (fo'au bonbenv^qm entre dans cette maison,, et point k celui qui en sort. Le bonheur qui sort est na boiùeur certain et épnmvé. Que sera celui qui entre?
— Esr-tu fou, Henry? — Ne csonnais-tu pas Marie comme tu me connais moi-même? Hais qu'as-tn aujourdliui?
— Rien.
— C'est-àrdlra ({udcpia chose q;ae ta ne veui& pas •dire.
— Tiens, voici quelques vers que je viens de faire. UanthAnm: Ivâ te viers eSditen aniriant:
— Ahl desl euccm tstUve des turquoî909.E
— Eh bien ! oui, — je maudis ces aottes pierces,r*-^ «lies sMt cause 911e jiaii éli rniftsoolene de Matie, et peut-tlfe ivjosle pmr vous deux. — Jai loii,.~ mm êSd» «Rsî feA^, ee» Babioles brilIawQesi seront tt»fjours un hameçon pour vos ccBurs* — Vous «r ssHnrtt jamaâ» appiréd^ ce qi» cs£ vraiment keatr, waiment fraoi* — V0UBIL.W,
— Cirws^iif %e plus juste mfaiiitenaflrlt
EKGOBE LES FE1IMR8. il»
^. Dis-moi la vérité. — Crois-tu que Marie ait été aussi heureuse de mes fleurs bleues, qu*elle l'aurait élé si je lui avais envoyé en plaee — la pbUe imUation «a pierres de couleur que t*a envoyée le comte d'Ëisefiacbf
n faut songer à la nouveauté de ces pierreries , pour nous qui avons toujours vécu au milieu des fleurs; aux paroles et aux impressions des autres femmes qui parlent sans cesse et avec envie et avec admiraticm des beaux bijoux et des pierres précieuses.
HENBT.
Gependanti Toid ce que le comte d*Eisenach et moi avons fait. — Il a dit à son valet de chambre : — Sites au joaillier de m*apporter quelques colliers* La jpaiUier est venui a ouvert ses écrins, et le comte en a choisi un qu'il fa envoyé. — Moi» ji*ai cherché pendant ^pialre jours mes fleurs bleues au bord de la rivière, et ce matio, avant le jour, je suis allé tes cueillir ; — il me semble que, comme marque de tendresse, son bouquet ne vaut pas le mien : — c'est donc la valeur en argent qui lui donne l'avantage.— Eh bieni c*est un «entiment bas que je suis triste de vous voir à tom deux
MAUIE-ANNE.
On m'appelle. — Cause avec Marie ce soir. — Elle faime; — tu lui persuaderas tout ce que tu voudras. — Mais ne t'amuse pas à lui prouver quelque chose, — c'est inutile; — et surtout, ne gâte pas le bonheur de quatre personnes par ta mine renfrognée,
Marie-Anne embrassa son frère et descendit. — Le soir, il sembla à Henry que Marie, charmante avec sa couronne de myosotis, jetait paWois un regard triste et oblique sur les bijoux de Marie-Ânne.
n lui sembla qu'elle accueillait froidement ses élog&s sur sa beauté et sur sa coiffure.
On parla de l'avenir. Marie dit: « Tu ne me verras pas souvent à la ville, Marie-Ânne ; mais tu causerai une grande joie ici, quand tu y viendras. »
Il sembla à Henry que cela voulait dire : t Moi qui n'ai pas de diamants, moi qui vais vivre dans une triste simplicité, etc. »
. Il se retira de bonne heure. — Seul dans sa chambre, il resta longtemps accoudé sur une table, et la tète dans les deux mains, entre lesquelles coulèrent quelques larmes ; — puis il se leva, marcha convulsivement, — se rassit, et dit : « C'est décidé. » Il écrivit: « Je m'étais trompé; la femme est un oiseau qui m
vit que dans les cages d'or. — - Je pars ; je vais chercher une occasion de devenir riche. — Si M^rie veut m'attendre, j'apporterai à ses pieds quelque jour lo fruit de mes travaux.
» Si elle n'a pas foi dans l'avenir, je lui pardonne d'avance... de ne pas m'attendre.
» J'embrasse nos deux chères Marie, qui n'ont guère été à moi aujourd'hui, — je les charge de consoler mes parents qui, du reste, sont accoutumés à mes absences. Adieu. »
Puis il rempUt une valise de tout ce qui lui était nécessaire pour le voyage, — puis il écouta, — la maison était devenue silencieuse.
— Dans une heure, dit-il, je partirai ; je reviendrai avec des diamants pour Marie, ou je ne reviendrai jamais.
On frappa à la porte, — il se troubla, —poussa la valise du pied, — et ouvrit.
€*étaientles deux Marie. — Tout le monde dormait; —Marie- Anne s'était coiffée avec les vergiss-mein-nich t, et toutes deux encore une fois semblables, — toute» deux ensemble venaient souhaiter leur fête à Henry, dont la tristesse ne leur avait pas échappé. — liCur» regards ne tardèrent pas à découvrir un dérangement insolite dans la chamhre. — Qu'est ceci?
tSS EIVCOBB LES FEMMES.
lit Marîe-Anne, Pourquoi cette valise? 0* vas-tir?
t^O Marie-Aone, Maiie-Aniie! s'écr'ra Marie en
fondant en larmes, — tiens, lis cetlé letlre... Voilà
ce qu'il nous laissait. Il partait, il nous abandon-
jfâiL
On gronda convenablement Henry. — On pleura»
-mi s*embrassa. — Les deux filles ouvrirent la valise et Ternirent tout en place.
On se sépara fort tard. Marie-Anne dit: — Quettarie ait demain les yeux rouges et battus, cela ne regarde que toi, tu ne pourras t'en prendre à personne; mais moi je dois compte de c mes beaux yeux » à Maximilien. — Viens nous coucher, Marie, — et laissoTtà Henry à ses remords.
Un mois après, — le mêm« jour, — au même autei, on bénit l'union de Marie-Anne avec Maximilien dlEîsenacb, — et ée Marie avec Henry Walstdn.
Le comte d'Ëisenach avait fait foire présent à Marie, par Mari^Anne devenue sa femme, d'un écrin pareil 4tu sien. «—Mais Marie n'avait pas oublié le chagrin 4*Henry, et elle ne se parait pas des bijoux.
Ud jour, cependant, Henry rentra à Fimprovîste, — et il trouva Marie debout devant une glace : — te collier, les pendant^ d'oreilles et les épingles à cbeveus en diamants et turquoises lui composaient
EireORE I.IS f EMHES. 133
iHM) fstmfe qu'elle eonlemplait avec cdmpiaisaince.
Elle était si bien absorbée par Uadmrratiôo qu'eOe i^e&le&dit pas. son mari^ teqpel da reste; ctemeura iaiBNèile, la regarda ms iaslaift, pms se r^ra sass Imitii èans soii cabineW
L& 3i se tint à luir-raÂme te dfacom^ suivant :
«-* Oa a dit cpielquefois te técité aux rois, -^ il^ est jiste de dire ^'il ne: Vont pas écoutée, et faUls cmt, mk générât, jonè des- mauvais tours à ceux qui te leur avaient dite ; — cependant il se trouve de temps en 4eflip8 des> gens pnuir la kur Are eiieor^.
On dîi de ttEosg» es temps la véôté ms^ fMamim; û ^st vi»î qii''eUBr<tnuiieBil^ cdat gsossisr. -- HaK esAb
Je iifaipas dTopinioKii lœm artCflto sur lest rals^siltendii qoê je? nTen ni jamaôs vu, mais* ït mm seuilk ipiltoéoiscautAtns die&^enaGenâK asa» taosauiMidesi'
Jer sais qu» jfai graodrpeux de k msuviÉie IcmM» 4fiv&iiiiiiies.
Eh bka, je vais foire quelipe^altose dtepkisharti tMw dwit^ puisque. cSœi plus, lara^ — jd^vaisiBM Ae fe vérité à moMnêmie.
Jie suîsi «B înîaste etun sol aoimaL
le SOIS un ttjnniiefeuisraaiisu.
As. mis un^ loup qxû exige 91? ui»^ mimag^ muigè
m ENCORE LES FEMMES.
(lu mouton, et lui reproche amèrement de préférer te séneçon et le chènevis.
"^ Entre les hommes nourris de la moelle des lions, c*est-à-dire de la lecture des grands poètes de tous les pays et de tous les temps, — ayant vu les beaux tableaux et les belles statues, savants en histoire naturelle, — il y en a quelques-uns qui, comme moi, préfèrent les roses aux rubis, — - la rosée aux diamants, .— les violettes aux améthystes. — la giroflée des murailles aux topazesi
Le nombre en effet est restreint de ceux que le souverain créateur convie aux fêtes de la nature, — de ceux auxquels il donne la connaissance du beau.
Et je veux qu'une femme dont Tinstruction a été négligée, — à laquelle, depuis qu'elle a atteint Fàge de quinze ans, on n'a jamais dit que des sottises, — qui voit les autres femmes avoir un culte religieux pour les pierres ; je veux qu'elle ait pour ces mêmes pierreries, pour ces joujoux coûteux, un dédain, je ne dirai pas de poète ou de philosophe, — car on a vu des poètes et des philosophes ne dire du mal des grandeurs et des richesses que pour les acheter du prix de leurs invectives, ^ mais un dédain de chimiste qui pénètre dans le grand atelier de la nature, au milieu de ses lentes et sublimes opérations. Je suis un méchant
et un insensé. — Il faut donner du séneçon à ma jolie mésange. N'ai-je pas d'ailleurs mes joujoux coûteux, ces livres rares, — ces Elzevirs, — par exemple? — Ne puis-je lire Ovide dans un volume de deux francs aussi bien que dans cet exemplaire qui en vaut cent?
n faut sacrifier mes joujoux — et conquérir quel^ ques-unes de ces pierres méprisables en elles-mêmes, mais réellement précieuses, parce qu'elles peuvent rendre Marie heureuse.
A quelques jours de là il dit à Marie :
— n y a une fête et un bal chez le conseiller Krumphollz. J*ai reçu une invitation. — Veux- lu y aller?
Un éclair passa dans les yeux de Marie, — puis elle répondit tristement :
— Non, mon ami.
— Pourquoi? — Ta sœur y sera.
•— Je n'aime pas le monde.
— Tu aimes la musique et la danse ; — c'est tout ce qu*il y a de réel dans un bal.
-— J'ai renoncé à tout cela, mon ami : la simplicité... heureuse de notre vie... nos habitudes de retraite... Je n'ai rien de ce qu'il faut pour aller dans le monde.
— Que te manque-t-il?
— Un homme ne peut comprendre cela, — et toi moins que les autres. — Il me manque touW
^136 BirCORE LES PEHJIBS.
-^Tif as^bnit jours devant toi; — ^voici unebonrsedais ll»Iiielle il y a dix kfûhi aebète tout ce que tQ vo«icbnig.
— Moa ami, je fassure que je ne souffre pas âftae pas aUer dans te mondes -- je me suis accouluvaée à la fie que nous; menoiis, — elle me pend parfaitement heureuse... Ne me mène pas ehez le conseiller.
— Çda veut dire que ta n*as pas assez de dix krais? «— en vewi dix autres.
~ Ce serait une folie, — ponraSeruiiefliiSiaiiilMl. ~ Nous ïT&R» plusieurs fois^.. Aptopos^ tui mettras ks tarqiaoises que t'a données ma^ scsur,
— Non, tu ne les aimes pas^
— J'avais tort, elles^ sont fort jbfie»; — c'est parce que je ne te les avais pas données que je ne les annais pas, — mais voici un bracelet quiiratrës-biea amec le collier et les pe»^ants dT^^^eiUe. — Veux-tu maintenant venir à ce bal?
— Oui... j'y avais renoncé... sans chagrin ; mais puisque, grâce à toi, je vais y être... comme tevi le «onde...»
ttable, — pcwsa Benry, •— moi qui la trouvai» la ptos Gliarmnole d^s^ fem-mes, telle qu'elle était, voici que je viens de dépenser six cents francs pour qu'elle soA... cfH»me(ootIemefide. — Mes pauvres Elzevirs, ' c'est moi qui Urai maintenaiit: mes ^n»
BlfCOKEl hSS FElOfiBS Wt
MBitte'tRitle'iiTOiiâe.*^ dans dss* cxssnpfaBRSJBODFtectSf mal imprimés, etii^ "^ Itlnporte, -- IKade est d heunauet
Le jour du bal, Man»éiadtfaiimaiiiei(debea«lfc;--^ les pentes pterres bleiiei tui aMcac on^ m peut mieux; —en réalitt elles wgm^laiml îadirecteoieat sa beauté, par Tair mutin que donnaifi i soir teint et à m» ymtl» eonstieme 4^ sa ieMêf qn^elle ailrilmait tèsû' plus à ses (p»tqm& petits bijou et& saloHette qu'aux dons précieux qu'elle avait regus delà. Mtorif;
EHé enfira triomphante d(ans le salM, ef sa tue causa mi nyoment dTadfti^iratioii, — qu^eHe erattawa kattp»buer à sa jupe et ài so» collier. Ah, se dit Henry, m» Wbems ne m*ont jamais feit tant de plaisir. — Eli^ailleirrs qui m*emptelie de merfciOer les beau» yen de uMs Tieux amie en ayant les^ yeox fixés sur ce bemi ifisage, au lieu de les tenir sur des pages imprimées, par eaiemple? Lorsqu'il vit les deux Marie s'tabonter, -* loiiâes detvx fralctves et roses, toute» deux biosdes, a^ant dTaiUieurs^ us oertain air de famitle,
— Pârexemple» dlt^^it^ii^ésMi: pas plus dismiaatdè Ire sur deux charmantes figures que sur uaie pagctde itops quelque eonecte qu'elle soit :
Faciès non omnibus nna, llecr 4fven« tsmeff, qnalis decet esse soromok
Sans atotr le mime visage elles se ressemblent somme il convient à des sœurs.
Charmante manière de lire Ovide I — se dit Henry; •- puis il regarda danser sa femme.
On se retira au milieu de la nuit ; — Marie lui parut kiste, — il la crut seulement fatiguée.
— T'es-tu amusée?
— Oui... certainement, mon ami... et je te remercie.
— Tant mieux, car il y a un autre bal la semaine prochaine.
— Je n*irai pas... répondit Marie d*un ton un peu sec, — puis elle reprit:... Je ne veux pas abuser encore de ta complaisance... tu as dû t'ennyer.
— Moi. . . pas le moins du monde, — je t*ai regardée» «- et au milieu de toutes ces femmes mes yeux et mon cœur font encore choisie pour la compagne de ma vie.
— Que tu es bon, — mais... cela en réahlé donne beaucoup de fatigue, — j'aime mieux n'y pas aller.
f Le lendemain, Henry, qui vit la tristesse encore empreinte sur le visage de Marie, découvrit qu'on ne lui disait pas tout. ~ Il questionna, il pressa, enfin il apprit : ^ ^ que pour aller au second bal, on ne pouvait rien mettre de ce qui avait paru dans la toilette du premier. — Il y a à ce sujet des lois et une pénalilù mieux observées et plus sévères ç^ue celles sur les-
quelles reposent la paix des empires et la liberté des peuples.
2® Que les bijoux de Marie, qu'elle, presque autant que lui, avait crus superbes, — étaient des bijoux de petite fille, de pensionnaire ; — que Marie-Anne ne les avait jamais remis depuis son maringe, — et qu*à ce bal chez le conseiller elle avait un collier de peiles de trente mille francs, — et des boutons d*oreilles de dia^ mant valant cinq cents francs chacun.
Ce récit arraché à Marie fut suivi d'un éloge qu'elle fit de la vie champêtre et bucolique, — des arbres, des iacs et du laiiage.
A ce moment, Marie-Anne entra.
Henry, appelé de dehors, ne tarda pas à rentrer, et trouva les deux cousines en larmes.
Marie-Anne avait raconté ses chagrins : le comte d'Eisenacli était jaloux, brutal, et « vieux, » Marie- Anne était (a la plus malheureuse des femmes. »
— Mais, ma chère sœur, ditHenry en Vembrassant, Maximilicri avait, quand tu l'as accepîô, vingt ans de plus que toi, absolument comme aujourd'hui.
Il se \\ï\{ la tête dans les deux mains, — et il pleura.
— Voiii înallieureuses, — s*écria-t-il — les deux femmes qiirj\iiiije le plus au monde: ma ieiiitne, parce
EUCORIS t.S8 FEMMES.
qu'elle n*a pas d'assez gros dianianis; — ma «(bbi;, parce ((lie. pour avoir des diamaïus, elle a venJuta vie el soif) tionheun
Il resla eixM>re quelque temps absorbé dans de pn^ fondes i^é^lexions , — les yeux Uxes .; — puis twi i^ coup — iJ ie leva, et dit :
« Les diuinaaâs me le pajîer^nt.
» Je vais consacrer désormais ma vie à un seul but:
» Je rendrai les diamants et les autn's pierres diles piécieuses aussi viles que les cailloux dos chemins.
9 Méprisables cailloux ea effet, s écria-t-il, en laarchant par la chambre avec agitation, pour lesquelsoD a fait tant d'infami£s et tant de sottises ! »
Ses negards étaieM tellement scinlilhmls, ses mouvemenls tellement -saccadés, que les deux iMarie le emrenl en proie à un accès de délire, — peut-être de folie; — elles Tenlacèrent dans leurs bras, ^^n 1*^1 disant d(^ leurs douces voix: — Mon fière, niOQ bon Henry, calme-toi.
— Je niî suis pas aussi malheureiis<» <\\\v lu le croiSr disait Mîirie-Anne.
•— Moi, je suis la plus heureuse 1 •< iru •<, disaif Marie.
— P<Mi importent maintenant vo :i « ongesî la condaninaiion des diaiaants cm , i . Ahlili^
ENCORE LES FEMMES. 13ft
ont Toulu Jouer avec un chimiste de ma force i — eh bien I ils périront, je les tiens, — j'en ferai des gtm comme des pavés, et je les Tendrai cinq sous comme les pavés. — On a dit que la salle où Assuérus reçut Esther était pavée d^émeraudes, et les savants ont ré*voqué la chose en doute sous prétexte d^im^possibililé:
— on en pavera les écuries 1
On a conteslé aussi le fameux plat d'une seuteéoieraude des Génois, celui sur lequd, dit-^on, lot ^s^rvt. Pa^jneau de la Cène.
Je ferai d'une seule émeraude les cruches eit les cuvettes pour les usages les plus vulgaires.
Ah 1 on ne reverra plus ce temps oà un 'père romain disait : « S'il me vient une fille, je lui coupem tes oreilles par égard pour mon futur, car les oreilles de ma femme m'ont ruiné ; 4 chacune d'elles pend un patrimoine. »
reviendra un temps oli les pierreries perdront même leurs noms sonores de saplhlrs, (de topazes, d'opales,, d'amélhyslcs ; — on les confondra dans un seul nom ;
— comme par verroteries on entend aujourd'liui toute» sortes de colifichets en verre, quelle qu'en soit la couleur.
*De ce jour, Ilcnry renonça au monde, aux distractions. — Un polit héritage qui lui survint lui permit
même de renoncer aux leçons qu'il doiuniiït; il se fit construire un grand laboratoire, et n*en sortit plus qu'une fois par jour à l'heure du dîner — On ne le rencontra plus jamais dans la rue, il renonça à toutes les habitudes voraces qui mangent des neures ; — il ne lut plus, il ne causa plus, — il ne fuma plus. * Sa femme se plaignit quelquefois de la tristesse dé la maison.
— C'est la faute des diamants, disait-il, mais leur alfaire est bonne, — ils vont être déshonorés, ils vont être perdus. — Vois ma sœur, fais venir du monde chez toi, si cela t'amuse, — mais laisse-moi finir mes affaires avec les pierreries , — il faut que la nature finisse par me livrer son secret tout entier ; — je sais déjà avec quoi elle les fait et avec quoi elle les colore, mais l'homme ne peut pas y mettre la lenteur qu'elle y met. — Il faut que je trouve des procédés expéditifs, — j'y suis bientôt : je ris quand je pense qu'il y a encore des imbéciles qui achètent des pierreries en ce moment.
Un matin, — Henry, qui avait passé la nuit dans €on laboratoire, — en sortit pâle, plus encore d'émolion que de fatigue.
— Ah I ah ! — s'écria-t-il, — vile, qu'on aille me dierchM* Eichstall, le joaillier.
ENCOkiis XiES rEMlBfiS. 19}
— Qu'as-tu, Hcjiry? disait sa femme, — tes yeux sont égarés et lancent du feu.
— Ce que j'ai, tu vas le voir tout à Theure Le joaillier arriva.
— Monsieur Ëichstall, — dit Henry en lui tendant un papier plié, — qu'est-ce qu'il y a là dedans ?
M. Eichstall examina, retourna une petite pierre enfermée dans le papier, et dit : C'est un des plus beaux rubis balais que j'aie vus de ma vie. — Le voulez-vous vendre?
— Pas encore, dit Henry, mais je vous en vendrai trois cents le mois prochain ; j'ai fait celui-ci cette nuit; — il est un peu petit, mais je vais demain en iaire un gros comme votre tabatière. »
Le joaillier regarda madame Walstein d'un air de compassion; il lui semblait, en eflTet, qu'Henry était fou.
n est vrai qu'il était en proie à un terrible délire ; — mais il n'était pas moins vrai qu'il avait fabriqué un rubis.
Le joaillier essaya de le rayer avec un diamant qu*il portait au doigt, r- Il dit :
c Monsieur Walstein, je ne crois pas à la plaisanterie que vous me faites, — mais œ que je croiSi c'est que ceci est un très-vrai et très-beau rubis.
— Ebbien?
* Eh bien ! ou vous voulez vous moquer de moi» ou quelqu'un se moque de vous.
— Combien y a-t-il de rubis semblables dans la ville?
— Sept ou huit.
— Demain, je vous en montrerai quinze, — apfè$ demain... après demain... — obi après demain...»
flenry tomba à la renverse ; — on le releva, on le mit au lit, — il avait la fièvre et le délire.
Le bruit se répandit que Henry Walstein était do» venu fou, et croyait faire des pierreries. Il était devenu fou» il est vrai, mais de joie d*en avoir fait
Il exigea que Ton remplît sa chambre de fleurs.
\^ Ah ! je suis vengé, — s'écria-t-il, — vivent les fleurs! à bas les diamants t — des rubis 1 je veux une maison dont toutes les pierres seront des rubis balais., — le pavé d*émeraudes, les lustres en vrais diamants.
Mais non, ça va être trop commun, je n*ea veux p8s ; — je veux le luxe de la pierre de taille.
Ah! ah! ah ! disait-il en souriant,— allez-moi donc cbercber toutes ces belles dames si fières de leurs diamaais; — il n'y a plus de diamants. Marie-Anne, Ion fameux collier de trente mille francs ! en veux-la six sous, dépccIie-loi| demain, il ne vaudra pas si cher.
Ab I que je suis heureux ! les diamants ont fàft une fois pleurer ma chère Marie, et moi j'ai déshonoré, opprimé les diamants.
Jetez donc tous ces rubis par les fenêtres ; — il y a trop de rubis ici, on ne sait où marcher, balayez les fûîm^ — c'est bon pour sabler le jardin.
Merci, mon Dieu, de m*avoir permis d'accomplir mottycm ; merci de m'avoir laissé entrer dans le laboratoire de la nature, qui est ta volonté.
Et For^ — il fout aussi que je fasse de T\n; — il fiiut que je détruise Tof; — il n'y a pas besoin de le ééshonorer, — il Test depuis longtemps.
Moi, j^avaîs compris que tous ces métaux étaient Aoses viles, en réalité, en voyant te peu de cas que Dieu en fait, et les mains auxquelles il les distribue quelquefois.
A bas For I — à bas les pierreries F
Vivent les fleurs l — AHez-mol achetier* encore (ks fleurs. — Tenez, voici une poignée d'améthystes, ta- Aez de trouver un marchand assezr bèle^ pour vous «Amner en échange un bouquet dé ilotettiesw
Si, en semant des améthystes et des rubis, on poofftifflilnr vmirdiBS violettes et des roses...
Mais...
AM qB»}e suis^ heureux,— m» deux chères amies,
— ma femme, ma sœur, les diamants vous avaient fait pleurer : il n'y a plus de diamants. Je vais dormir un peu , — et puis je vais me mettre aux saphirs, — Ah î les pauvres saphirs !
Et il mourut en riant.
Je le répète, Henry n'était devenu fou que de l'excès de travail et de la joie du succès. — Son rubis fut vendu quatre mille francs ; mais ses travaux, son secret, tout était perdu.
Heureusement, à la même époque, — et ceci vous pouvez le savoir, — vous pouvez le demander, un jeune savant français, monsieur Ebelmer, directeur de la fabrique de Sèvres, obtenait les mêmes résultats, mais d'une façon plus complète, plus certaine, plus méthodique ; — il avait fait des rubis, des chrysobérils, des émeraudes et des péridots, lorsqu'il est mort, à l'époque de TExposition universelle de Londres; mais lui, qui' est mort avec tout son bon sens, — il a lafssé tous ses procédés.
Dernièrement, à l'Académie des sciences, un autre savant, dont je ne me rappelle pas le nom, a apporté (le petits diamants de sa composition.
Les pierreries vont devenir ce que la nature les avait faites, — des cailloux brillants.
Le Sancy, le Régent, la Montagne de lumière, etCw.
ENCORE LES FEMMES. ISf
— seront de si petits diamants, qu'on n*en saura quA faire ; — les fabricants ne s'amuseront pas à de pareilles babioles.
On a souvent raconté, comme chose prodigieuse, que le Sancy, qui avait appartenu à Charles le Téméraire, fut trouvé par un soldat après la bataille où fut tué le duc de Bourgogne, et vendu un écu à un curé.
Il viendra un jour où le Sancy ne trouvera plus d'acheteur à un écu.
Ne payez donc plus les pierreries trop cher, ni en argent, ni en bonheur.
Elles vont bientôt non pas perdre, mais reprendre leur valeur de cailioax très-brillants, mais moins beaui que les fleurs.