‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 154 sur 259 · LIQUIDES · texte numérisé non relu

LIQUIDES

FORCES

ÉLECTROMOTRICÇS,

Couple

à acide azotique (Grove).

Zinc amalgamé. . .

Eau acidulée par l’acide sulfurique au ^ .

Id.

Charbon de cornue. .

Zinc amalgamé. . .

Eau azotique .

Ean acidulée .

Variable entre 97,5 et 99

Couples

à sulfate de cuivre (Becquerel).

Çyjyrp

Dissolution saturée de sulfate

Zinc amalgamé . . .

Dissolution saturée de sulfate

Id.

Dissolution saturée de sulfate

Variable ) entre 60 et 63.

| Zinc amalgamé . . .

Dissolution saturée de chlorure de sodium, . 1

Id. 1

^ Cuivre .

Dissolution de sulfate de cuivrel Eau acidulée . . j

; Ve

/ Zinc amalgamé . . .

Couple à chlorure( d’argent (Becquerel). 1

1 Argent .

Chlorure d’argent précipité . .( Eau salée . .

) Zinc amalgamé. . .

Couple |

à sulfate de ploml).

(E. Becquerel). |

Sulfate de plomb précipité . .( Eau salée . '

j ^etSO.

^ Plomb .

Zinc amalgamé. . .

Couple |

à cadmium . (J. Regnauld). '

[ Cadmium .

Dissolution saturée de sulfatel

de cadmium. . . . '

Dissolution saturée de sulfate’ de zinc. . . . . . |

\ Zinc amalgamé . . .

On n’a pas employé d’une manière courante la pile à oxygène (potasse et ac. azotique), bien que la force électromotriee fût assez considérable. M. Becquerel a montré qu’on obtient un couple beaucoup plus énergique en plongeant dans la dissolution de potasse ou de soude caustique une lame de zinc. La force électromotrice résultant de l’action de la solution alcaline sur ce métal s’ajoute à la force électromotrice du couple.

Le couple à chlorure d’argent que M. Becquerel avait disposé pour l’un de ses travaux (1) a été employé depuis par M. Warren de la Rue à former une pile d’un nombre considérable d’éléments.

(1) Comptes rendus, t. XXII, 1846, p. 781.

iU , ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

Le couple à bichromate de potasse ayant pour électrodes le zinc amalgamé et le charbon a une force électromotrice peu différente de celle du couple à acide azotique. Il est dû à M. Poggendorf. On peut l’employer sans diaphragme en ayant soin d’agiter le liquide (par exemple en insufflant de l’air). Sans cette précaution, la pile se polarise en raison des composés chromés qui se forment autour de la lame.

Le couple à sulfate de mercure, disposé par M. Marié Davy, ayant pour électrodes le zinc amalgamé et le charbon qui se couvre de mercure, a une force électromotrice intermédiaire entre celle du couple à acide azotique et celle du couple à sulfate de cuivre et peu différente de 72 à 74, mais il se polarise rapidement quand il fonctionne. Ce n’est donc pas un couple à courant eonstant, cependant lorsque le circuit reste ouvert et qu’on soumet ce couple seulement à des mesures électro-statiques, M. Latimer Clark a observé que la force électromotrice avait une constance très grande et a proposé ce couple comme étalon de force électromotrice. La valeur moyenne de la force électromotrice des couples ainsi formés est environ 79, soit 1,350 de la force électromotrice du couple à sulfate de cuivre.

Pour les applications industrielles, on a été conduit à donner diverses formes aux couples précédemment décrits. Les plus usitées sont des modifications des piles construites par M. Becquerel, la pile à sulfate de cuivre, et des couples dans lesquels on a mis à profit les propriétés dépolarisantes des peroxydes.

Ces divers couples ont pris les noms des constructeurs qui les ont livrés au commerce, il est inutile de les citer ici, car ces applications ne comportent aucun principe différent de ceux que nous venons d’exposer.

Forces électromotrices à diverses températures. — La chaleur fait varier l’intensité du courant d’un couple voltaïque. On en a un exemple en portant à 100° un couple à courant constant à sulfate de cuivre ou à acide nitrique. La résistance à la conductibilité diminue considérablement pour les liquides, il s’agit de voir si l’augmentation d’intensité ne tient pas à la variation de résistance plutôt qu’à un changement notable dans les forces électromotrices.

En opérant avec un couple à acide azotique plongé dans un vase rempli d’eau dont on fait varier les températures de 14“ jusqu’à 90°, M. E. Becquerel a trouvé que la force électromotrice augmentait de 0,04 de sa valeur. En séparant les actions de manière à élever seulement la température du zinc et d’une partie de l’eau acidulée par l’acide sulfurique, on trouve qu’en opérant à plusieurs reprises avec des lames de zinc ou de cuivre, puis plongeant successivement la lame de zinc dans une capsule chauffée à l’ébullition et dans le vase de la pile oü la température n’est que de 12“, les différences entre les effets sont à peine appréciables dé sorte que les changements de force électromotrice pour le métal et le liquide peuvent être regardés comme négligeables dans ce cas.

L’augmentation trouvée précédemment doit donc être due en partie à la variation de la force électromotrice dans les réactions mutuelles des dissolutions.

Néanmoins on ne saurait conclure de ces expériences que la force électromotrice qui accompagne la réaction de la dissolution sur le métal ne varie pas

de un à deux centièmes entre 10° et 90». Cette force électromotrice doit être seulement considérée comme sensiblement constante.

Dans un travail récent M. Bouty a été conduit à vérifier de nouveau qu’entre 0° et 100° la force électromôtrice d’une pile à sulfate de cuivre est très sensiblement constante

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