Marche suivie dans l’étude de la vitesse des réactions
Ces considérations générales montrent la nécessité d’étudier, à la fois au point de vue de l’expérience et de la théorie, toutes les questions relatives à la vitesse des réactions.
Les physiciens ont eu déjà, plus que les chimistes, l’occasion de préciser l’influence du temps dans différents phénomènes. C’est là le sujet qui a conduit aux lois bien connues sur la propagation de la chaleur et de l’électricité, sur la conductibilité, sur le refroidissement. Dans tous les cas, les méthodes employées ont un principe commun : on considère particulièrement le changement de grandeur qu’éprouve dans l’unité de temps la variable considérée ; on admet que cette vitesse est directement proportionnelle aux quantités dont elle est reconnue subir l’influence. Nous suivrons iei une marche analogue.
Nous examinerons successivement les lois de la vitesse des réactions :
1° Pour les réactions simples non limitées, dans le cas soit d’une décomposition, soit d’une combinaison ;
2° Pour les réactions simples limitées, ce qui comprend les phénomènes de dissociation et les transformations allotropiques;
3° Pour les équilibres qui peuvent se produire entre deux réactions chimiques.
(1) Voir encore un travail récent de M. I'otilizine, résumé dans le Bulletin de la Société chimique, 2“ semestre de l’année 1880, p. 223.