PHÉNOMÈNES D’ÉTHÉRIFICATION DANS LES SYSTÈMES GAZEUX
128. Dans la théorie générale qui précède, on a admis, pour simplifier les calculs, que la. quantité de composé formée dans l’unité de temps est simplement proportionnelle aux masses réagissantes.
Nous allons voir que cette hypothèse se vérifie pour l’éthérification des systèmes liquides : ce sont ceux qui ont été étudiés avec le plus de détails.
Dans le cas de l’éthérification des systèmes gazeux (voir n° 51), les expériences de M. Berthelot ont montré que la grandeur de la limite dépend de la pression propre aux corps réagissants, c’est-à-dire du rapprochement de leurs molécules (2). Dès lors, la théorie précédente approximative ne sufit plus, car la valeur absolue de la limite à laquelle elle conduirait, serait proportionnelle aux poids des corps introduits dans l’unité de volume, et par conséquent la grandeur de la limite exprimée en centièmes serait indépendante de ces poids.
Il est donc nécessaire, pour l’étude de l’éthérification dans les systèmes gazeux, de reprendre les formules générales que nous avons données dès le début et qui donnent pour la limite l’équation :
1) L’expression ta (P — x) (Qt — x) — (P, -f æ) (Q + x) peut s’écrire :
(<o - 1) a* + * (- <oQ, — <aP + Q + P,) + (coPQi - P,Q).
Ce trinôme du second degré, en appelant %' et les deux racines de l’équation qu’on obtient lorsqu’il est égal à zéro, peut se mettre sous la forme (io — 1) (?' — x) (!" — x).
Si l' est la racine que l’on doit choisir pour exprimer la limite telle que la donne l’expérience, l’autre racine Ç" est :
(2) Une partie des différences constatées peut tenir à ce que les vapeurs d’alcool, d’acide, d’éther et d’eau ne suivent pas exactement la loi de Mariotte et ne s’en écartent pas toutesquatre au même degré.
Cette remarque tendrait à rapprocher les valeurs de fi et de gi entre elles, ainsi que l’unité.
lemoine. — Equilibres chimiques. gaa
Le calcul pourrait se faire par des procédés analogues à. ceux que uous. avons suivis pour la dissociation, mais il nous semble inutile d’y insister.