‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 213 sur 240 · Ann. chim. vhys., 1881, 5° série, t. XXII, p · texte numérisé non relu

Ann. chim. vhys., 1881, 5° série, t. XXII, p

Neel et Clermont 1 , qui ont expérimenté au moyen d’une presse très puissante mise à leur disposition par la Compagnie P.-L.-M. ; une pression de 10 000 kilogrammes par centimètre carré pouvait être exercée. Les expériences ont porté sur divers métaux ou alliages en poudre impalpable, sur les sulfures de plomb et de zinc précipités, sur les chlorures de sodium, de plomb, de mercure (calomel), et l’iodure mercurique, sur la magnésie, la silice, l’alumine précipitées, la craie et le sulfate de cuivre.

Toutes ces poudres, comprimées jusqu’à 6000 et même 8000 atmosphères, se sont comme agglutinées en masse solide, mais on n’a observé aucun phénomène de véritable cristallisation. La craie, la silice, l’alumine, la magnésie notamment, sont restées terreuses.

On a vu seulement se produire une structure schisteuse jouant la cristallisation; le plan de schistosité est, comme dans les expériences de MM. Sorby, Tyndall et Daubrée, perpendiculaire à la pression exercée. Le procédé si ingénieux de M. Jaunettàz pour l’étude de la propagation de la chaleur, a permis de s’assurer que l’ellipsoïde thermique est généralement aplati et a son petit axe perpendiculaire à la schistosité qui s’est développée.

Il y a peu de chose à dire relativement à la reproduction des roches sédimentaires considérée au point de vue chimique ; les espèces cristallisées, qui entrent dans leur composition, sont principalement le calcaire, la dolomie, l'anhydrite, le gypse; elles s’obtiennent à l’état cristallin par divers procédés, mais les produits que l’on recueille sont toujours moins cohérents, moins agrégés que lés roches naturelles. Nous ne parlons pas, bien entendu, du cas où les roches sédimentaires sont constituées par des débris de roches plus anciennes.

Il y a lieu de rappeler aussi l’impuissance singulière où se sont trouvés jusqu’à présent tous les expérimentateurs en ce qui concerne l’imitation des dépôts siliceux de tout ordre (formation des ciments siliceux des grès, des silex de la craie, silicification des fossiles, phénomènes geysériens, etc.). Les conditions naturelles qui président et ont présidé à la dissolution et au dépôt de la silice, sous ses divers états, sont loin d’être élucidées.

Parmi les roches sédimentaires, il en est une catégorie dont nous dirons quelques mots au point de vue qui nous occupe. Nous voulons parler de la houille, dont le mode de formation constitue également un important problème géogénique.

Tous les géologues s'accordent aujourd’hui pour affirmer que la houille provient entièrement de débris végétaux ; on sait même, d’après des travaux récents, particulièrement d’après ceux de M. Grand’Eury 2 3 et de M. Fayol 5 , que les dépôts houillers se sont constitués surtout par voie de transport et d’entassement, loin du point où la végétation avait lieu, bien plutôt que par accumulation sur place, comme on l’admettait auparavant.

Il reste à savoir comment la substance organisée, formée des débris des végétaux

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