‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 10 sur 280 · Proceedinrj of the limja! Society, t. NV, p · texte numérisé non relu

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à celle qui vient d’être décrite pour le fer météorique. La quantité de gaz fournie par 238'', 5 (3“,01) de métal fut ;

En 1 50 minutes . ■ .

En 120 — . 2 ,58

En 4^,50“ . 7 ,98

Le métal avait donc fourni 2,66 fois son volume de gaz. La première portion du gaz recueilli a paru contenir les proportions suivantes des divers gaz : hydrogène, 55 pour 100 ; oxyde de carbone, 50,3 pour 100 ; acide carbonique, 7,7 pour 100 ; azote, 7 pour 100. La dernière portion recueillie donna plus d’oxyde de carbone (58 pour 100) avec moins d’hydrogène (21 pour 100) et point d’acide carbonique, le reste étant de l’azote L

On a fait relativement aux gaz occlus un certain nombre d’expériences à l’aide d'un mode opératoire particulier.

Un fragment de fer météorique dont on a préalablement mesuré avec le plus grand soin le poids et la densité et dont on connaît par conséquent le volume, est soutenu à une certaine bauteur dans une petite éprouvette remplie d’eau distil-

Fig. 1. — Appareil destiné à extraire par voie humide les gaz occlus dans les fers météoriques; moitié de grandeur naturelle.

lée (fig. 1). Celle-ci plonge par le bas dans un verre contenant lui- même de leuu distillée que l’on remplace peu à peu, quand l’appareil est installé, par une

Note de M. Graham. Comptes rendus, 27 mai 1867.

j/, ENCYCLOPEDIE CHIMIQUE.

dissolution saturée de biclilorure de mercure. Cette dissolution dont le volume doit être considérable est soustraite au contact de l’air par une disposition quelconque et, par exemple, à l’aide d’une' couche d’huile.

Le tout est abandonné dans un endroit chaud et on a soin de faire tomber autant que possible par de légers chocs souvent répétés les dépôts qui recouvrent constamment le fragment métallique.

Les gaz s’accumulent dans le haut de la cloche ; le biclilorure n’en pouvant pas donner, on doit les regarder comme dégagés du fer.

L’expérience est extrêmement longue. J’en ai suivi une pendant trois mois (du 19 mai 1868 au 14 août suivant), sans arriver à la dissolution complète d’un peu plus d’un centimètre cube de fer de Charcas qui se trouvait dans le tube.

Dans d’autres essais j’ai abrégé beaucoup le temps de la dissolution par la disposition représentée sur la figure et qui permet de déterminer dans le liquide de l’éprouvette des courants en sens divers qui permettent d’avoir toujours nette la surface du fer et de renouveler souvent le liquide qui se trouve en contact avec le métal.

L’éprouvette un peu étranglée à une certaine hauteur, de façon à limiter une sorte de chambre destinée à contenir le gaz dégagé, porte au-dessous de l’étranglement un tube fin qui descend parallèlement à l’éprouvette et s’ouvre sous la surface du liquide contenu dans un verre distinct de celui dans lequel plonge l’éprouvette. On comprend qu’en modifiant le niveau de l’un ou de l’autre des deux verres on détermine un courant d’ailleurs fort lent de liquide dans un sens ou dans l’autre; les gaz ne peuvent jamais être entraînés, grâce à leur situation dans la chambre supérieure.

Une fois recueillis, les gaz sont analysés par les méthodes ordinaires. Traité de cette façon, un petit échantillon du fer d’Atacama a fourni le quart environ de son volume de gaz. Ce gaz a donné par le gallate de potasse la coloration caractéristique de l’oxygène en même temps qu’il a beaucoup diminué de volume. L’ensemble de ses réactions conduit à penser qu’il consiste en air atmosphérique interposé et très solidement retenu entre le fer et les cristaux de péridot.

En soumettant des fers météoriques aux manipulations qui permettent d’en retirer les gaz occlus, on reconnaît que plusieurs d’entre eux contiennent de l’oxydo de carbone. Le fer dePallas a donné un résultat du même genre, et un fragment du fer de Charcas, pourvu d’un peu de croûte, a donné une très petite quantité de bulles gazeuses oxygénées.

Il faut remarquer que ces bulles peuvent être considérées à la rigueur comme ne provenant pas du fer, puisque, d’après des expériences récentes, l’eau distillée elle-même ne serait jamais absolument privée d’air.

Ayant d’ailleurs répété l’expérience avec des fragments bien nets et non crevassés des fers météoriques de Caille, de Charcas et de Toluca, j’ai pu réaliser leur dissolution complète sans en dégager la moindre bulle gazeuse.

M. J. W. Mallet, professeur de chimie à l’Université de l’État de Virginie, a étudié les gaz occlus dans le fer d’Augusta (Virginie). Il a fait deux essais préliminaires : le premier avec quelques copeaux provenant du fer débité par une machine à raboter; le second avec un morceau de métal bien raboté et poli sur toutes ses faces, et exempt de croûte et de gerçures. Les copeaux furent soumis aux puri-

fications pratiquées par Graham, telles que lavage avec une solution chaude de potasse caustique, suivi d’un autre lavage à l’eau distillée et d’une dessiccation parfaite. Le fragment compact de fer ne fut pas traité ainsi, car on avait pris soin de ne pas faire usage d’huile dans l’emploi de l’outil qui le façonna. Les deux échantillons ont dégagé des gaz aussitôt qu’ils ont été chauffés dans le vide par Sprengel ; la quantité dans chaque cas fut supérieure, pour un poids donné de métal, à celle obtenue, par Graham ; et à l’analyse on reconnut la présence des gaz trouvés par lui, avec addition d’acide carbonique eu faible proportion.

L’essai définitif fut fait comme suit, avec beaucoup de soin, et en prenant toutes les précautions de nature à écarter les erreurs.

Un parallélépipède de fer fut détaché, à l’aide d’une machine à raboter, de la plus grosse des trois masses trouvées à Augusta, l’opération étant menée avec le plus grand soin, en vue d’éviter toute trace de corps gras provenant de la machine.

Non seulement l’outil coupant fut remis à la forge, trempé dans de l’eau pure, recuit et aiguisé sans contact avec aucun corps gras; mais de plus, toutes les pièces de la machine (support, vis de rappel, etc.) qu’on pouvait suspecter, furent nettoyées et on couvrit entièrement de papier le bloc de fer, excepté la partie soumise au travail de l’outil. Le fragment de fer avait environ 75“"“ de longueur, 16““ de largeur et 12““ d’épaisseur. Il fut détaché de la partie de la masse la plus saine que l’on put découvrir, et il était très brillant sur toutes ses faces et exempt de croûte, bien qu’on pût apercevoir à l’une de ses extrémités la trace d’une fissure très minime. Ce morceau pesait 124s'',89; et comme on avait trouvé 7,853 pour la pesanteur spécifique de ce fer, son volume était de 15,87 cent, cubes. On s’est servi d’un tube de porcelaine neuf parfaitement propre, et à glaçure sans défaut, chauffé dans un fourneau droit en terre, à bon tirage. Le combustible employé était du charbon de bois en morceaux gros comme des noix. La pompe de Sprengel avait un tube de raccord long de 1“,54 ; sa jonction fut établie avec grand soin, en la fortifiant par des bandes en caoutchouc et par de la glycérine introduite dans les interstices annulaires des tubes. Une plaque de verre flottant sur le mercure dans l’entonnoir au sommet empêchait l’air d’être entraîné, à mesure que le métal sortait lentement d’un autre entonnoir plus petit à ouverture très étroite.

Un bon vide ayant été obtenu à froid, on plaça du charbon allumé dans le fourneau, et bientôt après le gaz commença à se dégager.

Il fut décidé qu’on analyserait séparément les gaz recueillis au commencement, au milieu et à la fin des essais, afin de savoir si les différents gaz constituants se dégageraient en plus ou moins grande abondance, du commencement à la fin. La quantité totale a été tle 36,53 cent, cubes, réduits à 0" G, sous un mètre de pression. Elle était divisée en trois parties ;

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