‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 13 sur 280 · Stanislas Meunier, Cosmos de · texte numérisé non relu

Stanislas Meunier, Cosmos de

MÉTÉOKITES. H

tout le graphite : il contient seulement un peu de carbone dans le cas où le fer contenait de la campbelline (carbure de fer).

2“ On peut séparer le graphite par lévigation, et ce procédé a l’avantage de fournir d’un seul coup tout le graphite et le fer nickelé. Mais la séparation n’est jamais complète et ne donne presque rien quand le graphite est très peu abondant.

3" Enfin on peut recourir à l’aimant, mais seulement si le graphite se trouve dans le mélange en grande quantité ; autrement il est entièrement enlevé entre les grains de limaille.

Dans tous les cas le graphite doit être lavé à l’acide chlorhydrique, qui le débarrasse du résidu provenant de l’attaque de la troïlite et de la schreibersite.

Si l’on voulait obtenir avec exactitude le poids du graphite contenu dans un fer météorique, il serait bien préférable d’opérer de la manière suivante : Le résidu de l’attaque de la limaille par la potasse fondue est, après lavage, traitée par le bichlorure de mercure. Tout le fer est dissous et il reste, en mélange avec le graphite, les oxydes provenant de l’attaque du sulfure et du phosphure, du mercure métallique peu abondant et beaucoup de protochlorure de mercure. Ce dernier est enlevé par l’eau de chlore, le mercure par lévigation et les autres matières étrangères par l’acide chlorhydrique faible.

On peut aussi, après avoir, au moyen d’un acide, débarrassé le mélange des oxydes qu’il contient, chasser le mercure et le calomel en chauffant le tout dans un courant d’hydrogène. C’est la méthode à laquelle M. Boussingault s’est arrêté de son côté pour le dosage du carbone des fontes et des aciers

Le bichlorure de mercure a de plus-, vu son mode tranquille d’action, l’avantage de permettre d’obtenir le graphite avec la forme qu’il affecte dans les masses météoritiques, au lieu de le désagréger comme le fait d’ordinaire, quand on emploie les acides, l’agitation produite dans le liquide par le dégagement des bulles gazeuses.

Ainsi le fer météorique de Caille qui, par l’acide chlorhydrique, donne le graphite à l’état de poudre fine, le laisse sous forme d’écailles quelquefois assez grandes quand on le traite en morceaux par une solution saturée de bichlorure de mercure.

Le graphite du fer météorique de Caille m’a donné, après les purifications qui ont été indiquées, une densité égale à 1.715.

Pour l’analyser, j’en ai incinéré un poids connu dans un creuset de platine et j’ai déterminé la composition du résidu. Celui-ci consistait en sesquioxyde de fer que j’ai cru devoir considérer comme dû à l’oxydation^du fer métallique combiné au cai’bone.

En opérant ainsi, j’ai obtenu, pour le graphite au fer de Caille ;

Carbone . 97,5

Nickel . traces

Le graphite du fer de Charcas pèse 1 ,309 et m’a donné à l’analyse ;

Carbone . 98,0

Fer . 0,9

1 Compter rendus de l'Académie des sciences, 1808.

Je ferai remarquer que les analyses de graphites météoritiques sont jusqu’iei fort peu nombreuses. M. Troost (de Mobile) a trouvé dans le graphite du fer de Gosby’s Creek (Tennessee), 96,5 de carbone et 3 de fer.

On ne saurait dès à présent assigner de formule à ce principe immédiat des fers météoriques. Il est surtout remarquable par son extrême résistance à l’action des réactifs. L’acide chlorhydrique, les alcalis, les sels métalliques sont sur lui sans action. L’acide azotique, surtout lorsqu’ilestfumant, l’attaque, mais très lentement.

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