‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 15 sur 280 · SOUFRE · texte numérisé non relu

SOUFRE

Le soufre Ifère existe-t-il dans les météorites? M. Lawrence Smith a publié sur Cette question, qui n’est pas résolue, un certain nombre d’expériences intéressantes.

M. L. Smith* a donné une description détaillée d’un hydrocarbure suKuré extrait par lui des rognons graphitiques des fers météoriques soumis simplement à l’action dissolvante de l’éther. Cette substance cristallise en aiguilles incolores, solubles dans l’éther et dans le sulfure de carbone. M. L. Smith a rencontré le même corps cristallin, avec les composés carbonifères cités plus haut dans les météorites charbonneuses.

Le même chimiste mentionne également l’existence d’un corps, qui ne peut être qu’un sulfhydrocarbure, dans le résidu laissé par la dissolution des fers météoriques par les hydracides.

Quand ce résidu est entièrement sec, il est Inodore ; mais si on le mouille et si on le dissout dans une petite quantité d’eau, il se développe une odeur forte à’assa fœtida; desséché de nouveau au bain-marie, il ne répand plus aucune odeur ; l’addition d’un peu d’eau développe l’odeur. Cette expérience peut se répéter douze fois sur la même matière; on n’est même jamais arrivé au point où l’odeur devient imperceptible. Ces composés sulfurés sont en trop petite quantité pour qu’on puisse établir leur véritable nature, mais on peut présumer qu’ils appartiennent à des matières telles que l’hydrate sulfuré d’éthyle (C*H®S‘) et le quintisulfure d’éthyle (C*H'S®).

Avant de ranger définitivement ces substances parmi les minéraux météoritiques il importera de s’assurer que les réactifs employés pour leur isolement n’ont pas collaboré à leur production.

Page 1