‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 187 sur 280 · Id., t. LXVI · texte numérisé non relu

Id., t. LXVI

318 E.NCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

Amherst, dans le Massachusetts, à la suite d’un météore lumineux, le 15 août 1819*. Les météorites charbonneuses paraissent aussi donner jusqu’à un certain point l’explication des météorites pâteuses. Une fois mouillées par une proportion d’eau trop faible pour les désagréger, elles acquièrent une plasticité remarquable qu’elles pourraient évidemment contracter avant leur chute dans l’atmosphère dans des conditions favorables.

Liquides méte'oritiques. — On n’a pas jusqu’ici constaté d’une manière positive la chute des liquides suivant l’explosion d’un bolide ; il n’en faudrait pourtant pas conclure qu’il n’existe pas de liquides météoriques. Tout porte à admettre, au contraire, la réalité de ces substances.

On conçoit que leur arrivée ne peut être que très difficilement constatée, car, à moins qu’elles ne soient en quantité énorme, elles se divisent en tombant et s’évaporent de façon à échapper à nos sens.

Toutefois, on peut voir dans diverses circonstances de véritables liquides météoritiques, et nous avons déjà indiqué plusieurs météorites renfermant de l’eau.

Gaz méléoritiques. — Les mêmes considérations permettent d’affirmer qu’il nous arrive de temps à autre des gaz météoritiques, et c’est un point sur lequel on a précédemment insisté.

On a vu comment un savant géologue anglais, M. Sorby^, a décelé des gaz dans les météorites pierreuses elles-mêmes. Ainsi le péridot des météorites d’Ausson (Montréjeau) et de Parnallec contient de petites cavités pleines de gaz.

Pour les observer distinctement, il faut préparer une lame très mince de la météorite à l’étude, et l’observer à un grossissement de plusieurs centaines de diamètres.

Météorites gazeuses. — A moins d’admettre que les étoiles filantes ne sont que des riens visililes, suivant une définition attribuée aux comètes par un de nos plus spirituels savants, il paraît nécessaire d’y voir les grosses bulles gazeuses en combustion.

De même, les bolides quelquefois fort brillants, dont l'explosion n’est suivie d’aucune chute de matière solide, pourraient être considérés comme gazeux.

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