‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 213 sur 280 · Comptes rendus, t. LXXIV, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, t. LXXIV, p

fondément par la structure. La première, en effet, est grenue, l’autre entièrement oolithique. Or, la chute observée le 8 mars 1829 à Forsyth, en Géorgie (États- Unis ‘ a fourni des échantillons qui pourraient presque également être placés dans l’un ou dans l’autre type : c’est de la lucéite contenant quelques globules inégalement répartis. L’irrégulière distribution des globules produit même ce résultat que les petits échantillons peuvent différer entre eux au point d’appartenir à des types distincts.

Nous avons vu que la mesminite et la canellite sont des brèches ayant pour élément commun la lymerickite qui en forme la base. La première est formée en outre de fragments de lucéite et la seconde de fragments de montréjite. Or, la pierre trouvée à Assam, dans l’Inde, en 1846-, renferme des fragments rigoureusement identiques à la roche de Forsyth qui vient d’être citée. Cette roche étant, comme nous venons de le voir, un intermédiaire entre la lucéite et la montréjite, la pierre d’Assam constitue par cela même une transition entre la mesminite et la canellite.

Déjà, la communauté d’origine de la montréjite et de la limerickite a été prouvée par ce fait qu’elles sont associées entre elles dans la canellite. 11 n’en est pas moins intéressant de signaler les caractères ambigus entre ceux qui leur sont respectivement propres, que présente la météorite tombée, le 10 octobre 1857, à Ohaba, dans le Siebenbourg. La montréjite et la limerickite se ressemblent par la structure qui, chez toutes les deux, est oolithique ; mais elles diffèrent par la dureté, qui est beaucoup plus grande chez la dernière, et surtout par la nuance, qui est foncée et bleuâtre dans la limerickite et blanche dans la montréjite.

La butsurite constitue un terme de passage entre la montréjite et la stawropolite. Cette roche contient, comme la stawropolite, des globules noirs, mais, comme dans la montréjite, le ciment qui lui sert de base est blanc.

Enfin les nombreuses météorites appartenant au type dit chantonnite, et caractérisées par leurs marbrures noires, font le passage entre l’aumalite et la tadjérite. [Cours de géologie comparée.)

Quoique d’une manière tout à fait secondaire, nous mentionnerons, toujours dans le but de démontrer la communauté de gisement originel des météorites, la coexistence de types lithologiques distincts dans la même chute de météorites °.

Le 17 novembre 1773, on vit tomber à Sigena, en Espagne, des météorites dont les unes sont constituées par la sigénite et les autres par de la parnallite. 11 en résulte évidemment que ces deux roches proviennent du même gisement. Le fait, malgré sa complication, s’est reproduit identiquement le même. En efi'et, le 12 novembre 1856, à ïrenzano, en Italie, eut lieu la chute simultanée de météorites appartenant les unes au type bustite et les autres au type parnallite. Il convient de remarquer combien cette reproduction est instructive, en ce qu’elle suppose la superposition de causes très rarement réalisées.

En effet, il est très rare qu’une même chute fournisse deux types distincts; en second lieu, la sigénite est une roche extrêmement rare, et troisièmement la par-

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