‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 219 sur 280 · Comptes rendus, etc., t. LXIX, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, etc., t. LXIX, p

M. Rayet a soumise à une étude spéciale, mais sans la rapporter a une substance déterminée.

Nous n'avons pas à nous arrêter à la couche à spectre continu dont l’existence n’est pas démontrée;

Vient la photosphère, c’est-à-dire la couche même d’où émanent la chaleur et la lumière que le Soleil répand à grands flots dans l’espace. C’est cette photosphère qui donne le spectre solaire proprement dit. Les innombrables raies obscures qui le sillonnent indiquent dans la source lumineuse l'existence d’un très grand nombre de corps qui, tous, résultat de la plus haute portée, existent sur la terre. Les plus nettement caractérisés sont le sodium, le fer, le magnésium, le cuivre, le zinc, le baryum, etc.

Le noyau interne étant obscur, ne peut fournir aucun résultat, mais, chos remarquable, l’étude spectroscopique des taches a donné* des faits différents de ceux que procure l’étude des régions voisines. Toutefois la différence réside, non pas dans la production de raies nouvelles, mais dans un renforcement très considérable de raies déjà connues : peut-être ces raies sont-elles simplement rendues plus visibles par la plus grande profondeur, des régions solaires qui les fournissent. 11 faut pourtant ajouter qu’en beaucoup d’occasions on a constatédans le voisinage des taches le renversement des raies, c’est-à-dire la substitution de lignes brillantes aux lignes obscures.

L’analyse spectrale des étoiles autres que le Soleil a fourni à divers observateurs des résultats dont l’importance contraste avec l’absence de données tirées de l'emploi des télescopes. Tandis que dans ces appareils, même les plus puissants, les étoiles restent sans disque, à l’état de simples points brillants, elles manifestent dans le spectroscope des caractères d’où Ton peut conclure la notion de leur nature intime.

A première vue, les spectres des étoiles présentent les analogies les plus étroites avec le spectre solaire. Ils montrent, comme celui-ci pour le Soleil, que la lumière qui les produit émane d’une matière solide ou liquide chauffée au blanc intense, et qu’elle traverse une atmosphère de vapeurs absorbantes. De plus, on y retrouve les raies caractéristiques de corps simples connus sur la Terre, au moins pour la plupart. Cependant les différentes étoiles, observées jusqu'à présent, sont loin d’être identiques entre elles, au point de vue spectroscopique. Secchi, qui a fait de la spectroscopie stellaire une étude toute spéciale, a reconnu que les étoiles se rapportent pour la plupart à quatre types parfaitement tranchés Cependant quelques spectres, peu nombreux, au lieu de se ranger nettement dans ces categories, semblent servir d’intermédiaires entre elles.

Les étoiles blanches, qui comprennent environ la moitié de celles qui brillent dans notre firmament, et entre autres Sirius, Véga, Altaïr, Regulus, Rigel, celles de la grande Ourse, à l’exception d’a, celles du serpentaire, etc., forment le premier type. Leur spectre est formé de l’ensemble ordinaire de sept couleurs interrompu par quatre grandes lignes noires, Tune dans le rouge, la seconde dans le vert-bleu, et les deux dernières dans le violet. Ces quatre raies appartiennent a l’hydrogène. Outre ces lignes fondamentales et très larges, on voit dans les étoiles les plus brillantes, comme Sirius, une raie noire très fine coïncider avec celle du

1. Comptes rendus, etc., l. LXVIII, p. 1082, et t. LXIX, p. 163, 579 et 652.

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