‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 220 sur 280 · Le Soleil, par Secchi, p · texte numérisé non relu

Le Soleil, par Secchi, p

sodium, et dans le vert des raies plus faibles qui appartiennent au magnésium et au fer. La particularité la plus frappante de ce type, c’est la largeur de certaines raies, largeur qui tendrait à prouver que la couche absorbante possède une grande épaisseur, et qu’elle est soumise à une pression considérable.

Le deuxième type est celui des étoiles jaunes, qui l’eprésentent à peu près un tiers du nombre total des astres visibles, et dont nous avons des exemples dans la Chèvre, Pallas, Arcturus, Aldébaran, a de la grande Ourse, Procyon, etc. Le spectre de ces étoiles est parfaitement semblable à celui de notre Soleil, c’est-à-dire qu’il est formé de lignes noires très fines et très serrées, occupant la même position que celles du spectre solaire. Ainsi, Secchi a trouvé dans le spectre d’Arcturus trente raies qui coïncident avec trente raies de Frauenhofer, c’est-à-dire que les étoiles jaunes ont la même composition que notre astre central et sont dans le même état physique que lui.

Le spectre du troisième type est assez extraordinaire. Il est composé d’un double système de bandes nébuleuses et de raies noires, a. d’IIercule, p de Pégase, O de la Baleine, « d’Orion^ Antarès, etc., en fournissent des exemples. En réalité, les raies noires fondamentales sont les mêmes que dans le deuxième type, mais en outre on trouve ici un grand nombre de bandes nébuleuses qui divisent tout le spectre et en font une espèce de colonnade. Ces bandes, dont la largeur et l’intensité sont très variables, établissent entre les étoiles de cette catégorie des différences assez sensibles. Chose curieuse, toutes ces étoiles, dont on connaît trente environ, sont variables, et Secchi pense que les zones spectrales qui viennent d’être citées dépendent des variations des étoiles, variations dues elles-mêmes à l’action plus ou moins absorbante des atmosphères. « L’analyse spectrale des différentes parties du Soleil nous a appris, dit l’astronome romain®, qu'au fond des taches ou obtient un spectre plus profondément rayé et traversé par des bandes noires, analogues à celles qu’on voit dans a d’Orion. » Nous pouvons conclure de cette remarque que les étoiles dont nous parlons (celles du troisième type) doivent leur spectre à une absorption analogue à celle qui se produit dans les taches du Soleil. Si donc notre Soleil se trouvait dépouillé de sa brillante photosphère et des feuilles ou grains lumineux qui recouvrent sa surface, il nous présenterait le même aspect que a d’Orion et les autres étoiles de la même catégorie. On peut penser que ces étoiles diffèrent de celles du deuxième type par l’épaisseur de leurs atmosphères et par le défaut de continuité de leurs photosphères ; elles auraient des taches variables comm.e celles du Soleil, mais dont les dimensions seraient incomparablement plus considérables. .

Enfin le quatrième type, encore plus remarquable, se rapporte à de petites étoiles de couleur rouge de sang qui sont assez peu nombreuses. Leur spectre contient trois zones fondamentales, rouge, verte, bleue, qui ne peuvent pas se réduire h celles du type précédent par la suppression alternative d’une bande nébuleuse, car, quoique plusieurs lignes noires coïncident assez bien, la distribution de la lumière est tout à fait différente. Dans le troisième type, la lumière est plus vive dans les colonnes du côté rouge, tandis qu’elle est plus vive ici du côté opposé, c’est-à-dire

t. Voy. à propos d’« d’Orion le mémoire de Secclii, dans les Comptes rendus, etc., t. LXII, p. 591 .

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