Le Soleil, 1" édition, p
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du côté violet. Quelques-unes des raies noires les plus importantes coïncident à peu près avec celles du troisième type, et cependant le spectre dans sou ensemble se présente comme un spectre direct appartenant à un corps gazeux. On y a reconnu les raies des composés du carbone, telles qu’on les obtient en produisant une série d’étincelles électriques dans un mélange de vapeur de benzine et d’air atmosphérique. Les étoiles de ce type sont très peu nombreuses et on en cite à peine une trentaine.
Plusieurs observateurs ont étudié le spectre de [diverses planètes* : Jupiter*, Saturne’, Mars, Vénus, Neptune* et Uranus’ ont été successivement examinés. Le résultat général a été la découverte, dans ces astres, de corps existant sur la Terre, sauf pour Jupiter, dont l’atmosphère a décelé la présence de substances inconnues dans la notre.
L’examen spectroscopique des anneaux de Saturne, qu’on peut regarder comme des satellites d’une forme spéciale, a donné des résultats analogues à ceux que la planète elle-même avait fournis.
Cependant les raies y sont moins fortement indiquées, et montrent que le pouvoir absorbant de l'atmosphère de ces anneaux est plus faible que celui de l’atmosphère qui entoure le globe de la planète®.
On n’a pas soumis la lumière zodiacale à une étude spectrale approfondie. L’opinion la plus générale est qu’elle eonsi.ste en une matière météoritique ou en une matière cométaire qui se dirige lentement vers le Soleil.
L’analyse prismatique des comètes prouve que leur substance est identique à celle des nébuleuses gazeuses. Dès 1864, M. Donati trouva que le spectre d’uue comète apparue cette année-là était formé do trois raies brillantes, verte, jaune et rouge, séparées par des lacunes. Depuis, M. Huggins ’ observa dans une autre comète l’existence simultanée de deux spectres, dont l’un, très faible et continu, fourni par la chevelure, montra que celle-ci devait sa visibilité à la lueur réfléchie du Soleil,' et dont l’autre, dû au noyau, lumineux par lui-même, consistait en une raie brillante. De nombreuses observations faites par divers savants sur les comètes de Tenq^el®, de Brorsen®, de Winnecke*®, etc., ont donné lieu à des découvertes analogues. Le dernier de ces astres a présenté à Secchi des raies qui coïncidaient avec celles qui caractérisent le carbone.
On a commencé l’étude spectrale des étoiles filantes, et naturellement on s’est d’abord préoccupé des bolides que leur gros volume rend plus commodes a observer. M. Alexandre llerschel a fait connaître le spectre de plusieurs de ces météores, et il y a signalé divers faits intéressants.
Le plus remarquable est la présence du sodium en vapeurs dans la traînée de divers bolides.