Astronomie populaire , t. IV, p
2. Die Tageszeiten der Meteoritenfalle verglichen; dans Slitzungsberichte der Kaiserlichen Akademie der Wissenchal'tcn zu Wien, >. LV, p. 131 et 135, 1867. — Quételtet a publié aussi un opuscule intéressant intitnié : Sur l'heure des chutes d'aérolithes.
Voici les nombres publiés par Haidinger :
De minuit à 1 heure
de d" à 2 .
.de à O .
de 5*‘ à 4 . . . . .
de 4*" à 0 .
de b» à 6 .
de C" à 7 .
de 8" à 9 ... .
de 9“ à dO. . . .
de d0‘ à 11 . . .
de 11 à midi. . .
De midi à 1 heure de 1» à 2 ... .
de 2» à 5 ... .
de 3" à 4 ... .
de 4» à 5 ... .
de 5*' à 0 ... .
de 6“ à 7 ... .
de 7‘' à 8 . . . .
de 8» à 9 ... .
de 9 à 10 ... .
de 10 à 11. . . .
de 11 à minuit. .
zéro
) de minuit à midi : 53.
de midi à minuit : 73.
lie’
Les météorites paraissent donc être beaucoup plus fréquentes pendant le jour que pendant la nuit.
Ce même fait avait déjà fixé l’attention de quelques observateurs et en particulier celle de M. Alexandre Herschel, qui en 1868 écrivait dans un travail sur les étoiles, filantes : « Il semble que sur 72 météorites dont la chute nous est entièrement connue, le plus grand nombre (58) sont tombées aprèsmidi, de midi à 9 heures du soir »*. On voit toutefois que le fait n’a plus lieu dans les mêmes limites pour la table ci-dessus, qui donnerait 66 météorites de midi à 9 heures, c’est-à-dire à peine la moitié du nombre total, 126, de chutes observées.
Dès qu’on entre dans l’étude des météorites, la question des rapports qu’elles présentent avec les étoiles filantes s’offre comme d’elle-même à l’esprit ; et il y a en effet lieu de se demander si ces deux ordres de phénomènes n’ont pas une origine commune.
Les étoiles filantes sont reliées aux météorites par les bolides muets et par les bolides bruyants.
t. Sur les étoiles filantes de Vannée 1865-66 et la probablilé d'une origine cosmique de leur existence, résumé d’iine conférence faite à Royal Institution le 25 mai 1866. — Les Mondes, 2' série, t. XII, p. 200.
•ino ENCYCLOPÉÜIK CHIMIQUE.
Dans beaucoup de circonstances en effet on voit arriver dans l’atmosphère des globes de feu tout pareils à ceux qui précèdent la chute des météorites, mais qui s’éteignent sans explosion ou bien dont l’explosion bruyante n’est suivie d’aucune chute de matière solide. De même, certaines étoiles filantes se séparent en éclats avant de s’éteindre, mais toujours sans bruit. Enfin, dans les grandes pluies d’étoiles filantes on voit toujours beaucoup de bolides sillonner le ciel.
On a clierché à plusieurs reprises à rendre compte des relations existant entre les deux phénomènes. Par exemple, on a mis en avant l’hypothèse suivante :
La matière cosmique qui, par hypothèse, donne naissance à la fois aux étoiles filantes, avec bolides non bruyants et aux météorites, est répartie autour du Soleil, de façon que chaque couche concentrique offre partout la même densité. Les couches les plus voisines de l’astre central sont formées de masses pesantes, les couches les plus éloignées résultent de la réunion de bulles presque impondérables. Les premières constituent les météorites ; les autres sont les étoiles filantes. 11 se trouve que l’orbite de la Terre est à peu près sur la jonction de la sphère des météorites et de la sphère des étoiles filantes, de façon qu’elle reçoit les unes d’un côté de sa surface et les autres du côté opposé. De plus, on voit que le maximum des météorites doit avoir lieu pendant le jour et le maximum des étoiles filantes pendant la nuit, ce qui est assez conforme à l’observation.
Cette hypothèse est assez ingénieuse, mais elle est absolument gratuite, et entraîne un certain nombre de difficultés’.
Bien plus récomment^ M. AVilliam Huggins a de nouveau développé des considérations tirées des résultats de l’analyse spectrale, en faveur de la communauté d’origine et de constitution des étoiles filantes et des météorites. Mais son mémoire se borne à confirmer une fois déplus le grand principe de l’unité chimique de tout le système solaire, et nous n’avons pas à nous y arrêter davantage.
Ce qui paraît bien certain, c’est qu’il existe de très grandes différences dans les lois suivies par les deux phénomènes qui nous occupent. Il semble démontré que les pluies d’étoiles filantes sont soumises à une certaine périodicité, tandis qu’on ne voit rien d’analogue pour les météorites. Relativement à celles-ci, on a cru reconnaître plusieurs maxima annuels, mais ces maxima, d’ailleurs peu sensibles, ne correspondent pas du tout aux maxima des étoiles filantes.
Quoi qu’il en soit, un certain nombre de savants sont portés à rapprocher les deux phénomènes surtout au point de vue de l’origine, et c’est à ce titre que nous devons dire ici quelques mots d’une très belle hypothèse indiquée par Chladni dès 1819", précisée par M. Schiaparelli* et développée par Le Verrier®.
La périodicité des grandes pluies d’étoiles filantes a conduit à admettre que celles-ci constituent des sortes d’anneaux que l’orbite de la Terre coupe en certains points déterminés ; l’étude du phénomène a montré que si les choses sont réellement conformes à cette hypothèse, la matière cosmique rendue visible par les
1. L’hypothèse dont il s'agit est développée d,nns le volume que M. le docteur l’hipson a publié sur les bolides, les étoiles filantes, etc.
2. Annales de chimie et de physique, 5' série, t. XXVII, p. 408 ; 1882.