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Comptes rendus, t. XC. p

498 ENCYCLOPÉDIE CIIIMIQDE.

exactement de nord-nord-est à sud-sud-ouest, à la distance de 150 mètres environ. Quand la masse tomba à terre, il se produisit, dit-on, sur le sol, par suite de la transmission du choc, un mouvement sussultoire, comme celui d’un tremblement de terre, et qui fut ressenti dans les endroits environnants ; on vit osciller les fils télégraphiques et les carreaux des fenêtres. Un témoin tomba évanoui sur le sol par le double effet de la secousse et de l’épouvante.

Avant que la météorite heurtât le sol, on aperçut comme une commotion dans les nuages légers dont le ciel était couvert, et l’on entendit, aussitôt après, un bruit prolongé, comparable à celui d’un train de chemin de fer marchant rapidement sur les rails.

On ne vit aucune lumière ; mais le bolide a dû être accompagné, comme d’habitude, d’une légère vapeur, produite par la volatilisation de la substance fondue à la surface ; car quelques-uns de ceux qui le virent tomber le comparèrent à une cheminée se précipitant du haut du ciel surmontée de son panache de fumée. La météorite tomba à 500 mètres environ au sud-ouest d’Alfianello, dans un champ de la propriété dite Farsera, appartenant aux frères Bonetta. Elle pénétra dans le sol obliquement, à peu près dans la même direction qu’on l’avait vue s’avancer dans l’air, de l’orient à l’occident, et s’y enfoncer à environ 1™,50. Au-dessus de la météorite s’ouvrait un trou d’environ i mètre de profondeur.

Le laboureur cité plus haut et deux autres paysans qui survinrent furent les premiers à toucher la pierre qui venait de tomber, et la trouvèrent encore un peu chaude.

11 convient de remarquer que les faits qui accompagnèrent la chute de la météorite d’Alfianello ont une grande analogie avec ceux qui se produisirent lors de la chute de la météorite tombée en 1856 à Trenzano, dans cette même province de Brescia.

La météorite tomba entière, mais elle fut presque aussitôt réduite en menus morceaux par le fermier de la propriété, et ces morceaux furent dispersés parmi la foule qui s’était pressée sur le lieu de l’événement.

Terminons par l’indication des circonstances dans lesquelles furent faites quelques découvertes de météorites dont ta chute n’a pas eu de témoin.

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